‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 43 sur 56 · N.» III, —PAGE · texte numérisé non relu

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Lettre de Fénélon à Louis XIF, 1 1 mai 1697.

Sire,

« M. de Beauvilliers m'a parlé de la part de Votre V Majesté (0 , sur mon livre. Je prends la liberté de lui » cohfirnier ce. que j'ai déjà eu l'honneur de lui dire ; » c'est que je veux de tout mon cœur recommencer » l'examen de mon livre avec M. l'archevêque de Pa- » ris, M. Tronson et M. Pirot, q)ai l'avoient d'abord » cfcaminé. C'est avec ' plaisir , Sire , que je profiterai » de leurs lumières ^our changer, ou pour expliquer » les choses que je reconnoitrai avec eux avoir besoin » de «Rangement ou d'explication. ^ Je crois , Sire^ en » voir déjà assez ; pour poifv^bir dire à Votre Majesté, » qu'on ne me fera que des di$cultés faciles à leveré ' » Pour le (aire,^ je n'autois qu'à -ajouter simplement à » mon livre diverses choses que j'avois déjà mises dans C») Manuscrit. *

348 PIBC&S JUSTIFICATIVES

» un ouvrage plus ample , et que j'ai retranchées dans » rimprimé pour abréger. L'expérience me persuade * qu'elles sont nécessaires pour contenter beaucoup de T» lecteurs , auxquels tout est nouveau en ces matières, ' » quoique le Pape soit mon seul juge^ et que M. Far- » chevéque de Paris ne puisse agir at'ec moi que par » persuasion y je crois voir de plus en plus^ Sire y et » avec une espèce de certitude , qu^ nous n'aurons » aucun embarras sur la doctrine ^ et que nous serons, ». au bout de quelques conférences ^ pleinement d'ac-

» cord y même sur les termes* Si j'ai écrit au Pape ,

i> Votre Majesté sait que je ne l'ai fait que par son » ordre 9 et même bien tard ^ quoique j'eusse dû le faire » dès le commencement; car un évéque ne peut voir » sa foi suspecte ; sans en rendre compte au plutôt au » saint Siège. J'avois même un intérêt pressant de ne » pas me laisser prévenir par des gens qui ont de 9 grandes liaisons à Rome.

» Cette affaire n'auroit pas tant duré ^ Sire y si cha* » cun avoit cherché y comme moi y k la finij;. H y a trois » mois et demi qu'on me fait attendre le^ remarques » de M. de Meaux; il m'avoitYaiU promettre qu'il ne » les moAtreroit qu'à moi , et tout au plus à MM. de » Paris et de Chartres. Cependant il les a communi- » quées à diverses autres personnes^ pour moi y je n'ai » pu jusqu'ici les obtenir. Voilà ce qui fait, Sire, que » l'examen que je dois laisser ftdre à M. l'archevêque » de Paris, M. Tronson et M. Pirot, n'est pas encore » commencé. II m'est revenu par plusieurs bohs en-

» droits diverses choses , , qui me persuadent que ces n remarques ne contiennent aucune difficulté qui doive » nous arrêter. Tout roule sur de pures équivoques ,

' » qu'il sera très-facile et très-naturel de lever par. des » explications tirées de mon livre même; de ma part, » je n'y perdrai pas un moment. Je suis bien honteux » et bien affligé ^ Sire , d'un si long retardement qui )» fait durer l'éclat. C'est un accablement diB voir qu'il

' » importune im maître, des bontés et des bien&its » duquel je suis comblé. Mais en vérité^ Sire, j'ose V dire que je suis à plaindre, et tiOQ pa« à blâmer dans 9 toutes les circonstances de ce mécompte, auquel je » n ai aucune part, et que j'espère de finir très-promp*

* » tement. Rien ne surpassera jamais le très -profond » respect; la soumission ef le zèle avec lequel «•....

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