‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 44 sur 56 · N.° IV. - PAGE · texte numérisé non relu

N.° IV. - PAGE

Bossuet reprocha à Fénélon à' diVoir Jafsifié un grand nombre de passages de saint François de Sal<^ L'accusation eût été sans doute de la nature la plus grave , si une simple explication u'avoit pas suffi pour justifier Féuélon , sans que l'on pàt reprocher à Bossuet de l'avoir calomnié. Fénélon n'étoit -j^ioX faussaire, ^l ne ipouvoit jamais l'être I mais il avoit été induit eo erreur par une ^ditiou peu correcte. ,

L'ouvrage de saint François de Sales intitulé : Entretiens et Colloques spirituels, fut d'abord imprimé à Lyon par Pierre Drohet en &628«

3Sq PIECES JVSTIFIGATIVI&S y

Aussitôt qu'ils parurent , madame de Chantai ^ et Jean- François de Sales y alors évêque de Genève, successeur et frère du saint évéque, eurent recours à Louis XIII, pour obtenir là suppression d'un ouvrage ou Ton avoit insère des maximes plus ou moins hardies. Louis XIII s'empressa de se rendre aux justes réclamations de madame de Chantai, et du nouvel évéque de Genève» Il supprima cet ouvrage par des lettres-patentes datées du camp de la Rochelle', le 20

juillet 1628.

Vincent de Coursittiny imprimeur de Lyon , donna dès 1629 une nouvelle édition de l'ouvrage de saint François de Sales , sous le titre de Frais Entretiens et Colloques spirituels.

Cette édition servit de modèle à celle de Toulouse, sous la date de 1637.

Mais en i65o, Jean Rudissin y imprimeur de Lyon, au Ueu de se conformer aux deux dernières éditions, qui étoient les seules correctes, réimprima celle de 1628, qui avôit été supprimée par les lettres -patentes de 1628.

Ce fut malheureusement cette édition que Fénélon crut la plus authentique, parce qu'elle étoit la plus récente, qui le trompa dans l'emploi qu'il fit , dans la défense de son livre des Maximes des Saints ^ aç plusieurs passages qui y étoient rapportés. •

Bossuet, en confrontant ces passages avec l'édition de 1687 , fut étonné avec raison des différences et des altérations sensibles qu'il y observa ; et il se crut en

DIT LIVEE T&aiSlÈME. 35l

droit de reprocher k Fënélon de les avoir falsifiés. Ces détails sont rapportés dans une lettre du marquis de Cambis- Vellaron , adressée aux au^tirs des Mémoires de Trés^oux : on les trouve également dans le Journal des Savons du mois de j.uillet J758; et M. Barbier les a rappelés dans sa Dissertation sur soixante traductions de tlmitation de JésUs-ChrisU

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