PREMIÈRE PARTIE
<i croit qu'elle est mal disposée. M. de Chartres et « elle sont persuadés qu'il n'y a rien de fait si je « ne condamne la personne et les écrits^ c'est ce <t que Finquisition ne me demanderait pas : c'est « ce que je ne ferai Jamais que pour obéir à l'É- <( glise, quand elle jugera à propos de dresser un (1 formulaire connu contre les jansénistes... Tout « se réduit donc de ma part à ne vouloir point « parler contre ma conscience ^ ei à ne vouloir a point insulter inutilement à une personne que « fai révérée com/me une sainte, sur tout ce que u fen ai vu par moi-même. »
On voit par cette lettre et par une autre qu'il écrit à M"' de Maintenon, combien, dans un trè»- court espace de temps, il avait perdu dans le cœur et dans la confiance de celle--ci : nous ne pouvons plus espérer désormais de retrouver entre elle et Fénelon la plus faible trace du sentiment qui les avait unis si longtemps.
Cependant il était encore possible que ce choc de sentiments et d'opinions, concentré parmi un très-petit nombre de personnes, ne produisît au dehors ni éclat, ni scandale. Mais il survint un incident qui devint l'occasion ou plutôt la véritable cause de la controverse si vive et si animée qui divisa pour toujours Bossuet et Fénelon.
88 HISTOIRE DE FENELOH.