‹ Histoire de Fénelon: archevêque de CambraiChapitre 44 sur 75 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

publiant des remarques sur la réponse de M, de Cambrai. Il employa deux mois à les composer, et quinze jours après, M. de Fénelon avait publié ^di réponse auûff remarquas de BossuiBt. Cet ouvrage acheva de fixer en sa faveur, sur la question des faits, Theureuse révolution que sa réponse à la relation avait déjà opérée.

Les adversaires de Tarchevêque de Cambrai forent frappés d'étonnement en voyant sa réponse succéder si rapidement aux remarques de l'évéque de Meaux*, et le cardinal de Bouillon, admirateur sincère de Fénelon , disait publiquement à Rome '( que c'était le plus grand effort de Tesprii humain. »

Le neveu de Bossuet éprouva une terrible impression de cette réponse. A peine pourrait-on croire qu'il osa se permettre , en parlant de Fénelon, les expressions suivantes : « Cest une béte « féroce qu'il faut poursuivre pour l'honneur de « l'épiscopat et de la vérité, jusqu'à ce qu'on l'ait <( terrassée et mise hors d'état de ne plus faire « aucun mal... Il faut délivrer l'Église du plus « grand ennemi qu'elle ait jamais eu. Je crois « qu'en conscience les évêques ni le roi ne peu- « vent laisser M. de Cambrai en repos. »

Bossuet dut sans doute regretter en ce moment d'avoir abandonné les points de doctrine où il avait un avantage réel, pour transporter la discussion sur des points de fait. Désormais il se

borna ù publier encore quelques écrits dogmatiques pour accélérer la décision du saint-siége. Mais ils produisirent peu d'effet et n'offrirent que peu d'intérêt dans une cause où la curiosité et l'attention publiques étaient épuisées. Aussi la controverse entre Fénelon et Bossuet put être regardée comme terminée.

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