LIVRE SEPTIÈME
tcum pounQvn de péifELOiv. — lettres et iiéxoiRBg sur la guerre
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Les nouveaux rapports sous lesquels nous allons considérer Fënelon^ n'avoient pu encore être présentés au public; de justes considérations avoient empêché les historiens de l'archevêque de Cambrai, de faire usage d'un grand nombre de pièces manuscrite qu'ils avoient à leur disposition (i). Ces considérations ne subsistent plus : il est même aujourd'hui d*autant plus nécessaire de faire con-
(i) Les pièces manuscrites , dont parle ici le cardinal de Bausset, ont été imprimées, depuis la publication de son Histoire y dans le recueil des Œiwres et de la Correspondance de Fénelan^ Ce sont les mêmes dont il a été question dans le Préambule de cette Histoire, (T. 1", p. 4.) (Émt.)
La politique
de Fénelon
mal jugée
d'après celle
du TfUmaqitf'
4 HISTOIRE DE FÉNBLON.
noître toute la sagesse des principes politiques de Fénelon , que ses admirateurs et ses censeurs paroissent s'être également mépris dans l'objet de leurs louanges, et dans les motifs de leur censure. Les uns et les autres ont jugé la politique de Fénelon, sur celle du Tclémaque. Ils n'ont pas vu, ou n'ont pas voulu voir, qu'un ouvrage, qui n'avoit pour but que d'ijaspirer à un jeune prince des sentiments vertueux et des principes de justice, n'étoit pas un code de lois politiques , ni un plan d'administration convenable à nos gouvernements modernes.
De cette méprise 'sont venus les éloges outrés qu'ont donnés à \dL philanthropie de Fénelon, quelques écrivains qui cherclioient à se parer de son nom, pour décrier toutes les institutions existantes , et les préventions peu fondées de ceux qui ont affecté de ne voir, dans le TéUmaque^ que les rêves d'une imagination brillante. Mais comment a-t-on pu supposer, que Fénelon ait eu l'idée d'offrir, pour modèle de gouvernement, les lois et les règlements de police de la petite colonie de Salente , au chef d'une nation de vingt millions d'hommes, au petit-fils de Louis Xiy, au successeur d'un prince qui avoit donné à l'autorité royale tant de force et d'éclat? Il savoit trop bien que les mœurs, les habitudes, les institutions antiques d'un grand empire auroient toujours résisté à des innovations puériles et dan-