LIVRE TROISlÈUKi 3ùl
v Ainsi, loin de termiaér par un seul eoup, en a pi-ononçant sur le livre et sur sa doctrine, comme a il a étë tant de fols promis, les disputes qui met- « tent le feu dans son royaume. Sa Majesté les « verroit croître sous ses yeux, sans que le Pape) a à t|ui il a eu recours avec une révérence et une u confiance filiale, daignât y apporter de remède.
« Ce qui étonne le plus > c'est qiion ait ce mé- « nagement pour tin livre reconnu mauvais, etpour « un auteur qui voudrait sefaiiv craindre^ encore K qu'il ait contre lui tous les eWques du myautne, a et la Sorbonne, dont deux cent cinquante docateursviennentencored'expltquer leurs sentiments.
a Sa Majesté ne peut croire, que, sous un ponti- « ficat comme celui-ci, on tombe dans un si fôcheux « afîbiblissement; et ton voit bien que Sa Majesté a ne pourra recevoirni autoriser dans son roj'atime « que ce qu'elle a deman/léj et ce qu'on lui a pmu mis ; savoir , un jugement net et précis sur un « livre qui met son royaume en combustion, et sur a une doctrine qui le divise ; toute autre décision o étant inutile pourjùiir une affaire de celte im- « partance, etquitient depuis si longtemps toute la « chrétienté en attente. Il est visible que ceux qui A proposent ce nouveau projet , à la fin d'une af- « faire tant examinée , ne songent pas à l'honneur «c du saint-siége , dont ils ne craignent point de « compromettre l'autorité dans un abîme de dilB-
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3a3 HISTOIRE 1>E FÉNELON.
« cult&, mais seulement à sauver an livre déjà re- K codhu digne de censure.
« Il seroit douloureux à Sa Majesté de voir naître « parmi ses sujets ua nouveau schisme , dans le « temps qu'elle s'applique de toutes ses forces à « éteindre celui de Calvin ; et si elle voit prolonger, a par des ménagements qtion ne comprend pas , a une affaire qui paroissoU être à sa fin^ elle saura « cequelleauraàjaire, et prendra des résoUttiom « convenables ; espérant toujours néanmoins y que a Sa Sainteté ne voudra pas la réduire à de si a fâcheuses extrémités, n
Si nos lecteurs se sont familiarisés avec le langage et le style de Bossuet dans cette controverse , ils auront pu le retrouver dans le Ménu>ire que nous venons de transcrire, et auquel LouisXlV ne fit que prêter son nom (i).
H Ce Mémoire est peut-être le monument te plus affligeant de cette controverse (a). On regrettera toujours que Bossuet se soit cru obligé de faire intervenir , sous une forme si impérieuse , le nom et
(i) Bossuet en 'convient lui-ménie, dans sa Letbv à son neveu, du lâ mars 169g. {pBuvres de Bosiaet, t. XUl, p. 3Aa.)
(3} Nous transcrivons ici quelques réflexions présentées sur ce Mémoire, par le cardinal de Bausset, dans VBist. de Bossuet, oft il relève beaucoup plus longuemnit la loa peu mesuré de c« écriï, (T. H{, )iv. X, ff- iM ifi-} (Énijt.)
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