‹ Histoire de Fénelon, archevêque de CambraiChapitre 100 sur 101 · Scène plaisante, décrite par le duc de fiourgagne · texte numérisé non relu

Scène plaisante, décrite par le duc de fiourgagne

Personnages : Le duc de Boubgogvx. — FBiis:bO]r, Précepteur, — > L'abbé de Lakgerok , Lucteur, — de Saumbby , Sous* gouverneur, — de L'Échelle, Gentilhomme de la manche, — MoREAu, premier Valet de chftmbre; tons attachés à Véducation ou au senùce du jeune prince,

L&ir. L'archevêque d'Upsal écrivit aux évéques de Lincopinc, d'Orléans et de Ncesi , de dire à M. de L'Échelle qui mangeroit le lendemain des gaufres.

L'ECU. Âh! ah!

BouBG. Chut, chut, paix !

Lav. L'archevêque d'Upsal écrivit...

Fbit. Ah! ah!ah!ah!

Lak. L'archevêque d'Upsal écrivit aux...

BouBG. Il recommence toujours le même endroit.

MoR. II va tomber, tant il dort.

Lav. m. de L'Échelle, prenez le livre.

BouBO. Bonsoir, monsieur.

L'ÉcH. Le voilà sous la table.

Lav. Non , non; me voici relevé ; je ne dormirai plus. L'archevêque d'Upsal...

MoB. Encore!

L'ÉcH. Monsieur, donnez-moi le livre.

Lan. Tenez donc.

L'ÉcH. L'archevêque d'Upsal écrivit donc; et saint Augustin , dans la conversation qu'il eut avec Fortuné.

So6 PlkCSS TUSTÎFrCATTVSS

La«. Me voici réveillé. M. de L'Échelle, donnez* moi le livre. L'archevêque de Rouen écrivit donc à celui du Mexique de lui envoyer deux charretées de foin , pour donner à manger à ses moineaux.

Boumo. n va encore redormir; écoutons.

La.m . II écrivit donc aux évéques de Lincopinc et de Stockholm que Gustave s'étoit sauvé d'entre les mains de Christiem.

Bourg. Le voilà encore endormi.

Lav. Non , je ne le suis pas. Car deux faisans et trois lions avec quatre autruches, et un coffre plein de millet.

BouBG. Celui-ci est excellent Allons , monsieur, il dort tout à fait.

L*ÉcH. Bon , il laisse aller le livre : je m'en rais le ramasser. Et qu'il étoit recherché partout des Danois j mais qu'Othon VIII, empereur, avoit gagné deux perdrix sur Artaxerxès.

BoiTBG. Ah ! ah !

MoR. Voyons où tout ceci aboutira.

Fis. Nous n'avons qu'un demi -quart d'heure. M. de L'Échelle, continuez*

L'ÉcH. Et qu'il étoit recherché par les Arabes et les Gafres.

FÉir. En voici encore : mais voilà qu'on entre. Jusqu'à demain.

Sau. Je vois bien que vous êtes contents.

FÉK. Sans lire Molière, nous avons eu la comédie donnée par M. deLangeron et M. de L'Échelle.

Sau. Monsieur, voici M. le duc d'Anjou qui vient. Venez vous mettre à table.

Bourg. Allons souper, petit prince.

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Sur r Abrégé des Vies des anciens Philosophes, attribué à Fénelon (i).

Dès le moment où cet ouvrage parut pour la première fois, en 1726, il s'éleva, au sujet de son authenticité, une discussion

(1) DtDS lei précédentes éditions de VHUt, de Fénelon, cet article étoit placé dans les Pièces justifie* du titre y lU , n. 1. ,

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qui laissa d'abord le public dans rincertitade. Le chevalier

de Ramsay, plus à portée que personne d'être instruit de tout ce qui avoit rapport à Fénelon , par le bonheur qu'il avoit eu de vivre dans la société intime de ce prélat, les six dernières années de sa viCf par la connoissance qu'il avoit de tous ses manuscrits, et par ses relations de confiance et d'amitié avec tes parents les plus proches et les plus chers de l'archevêque de Cambrai, s'éleva contre l'authenticité de cet ouvrage ; et il fit insérer, à ce sujet, une lettre dans le Journal des Savants, du mois de juin

D'un autre côté, le libraire Estienne, qui avoit imprimé l'ouvrage, produisit dans le même Journal des Savanis^ du mois d'octobre 1726, une lettre d'un abbé Baudoin , chanoine de Laval, qui avoit passé quelques années à l'hôtel de Beauvilliers. Cette lettre montroit tant d'assurance sur l'authenticité de l'ouvrage, qu'on parut revenir à Tidée, que Féneloo en étoit véritablement l'auteur. La lettre de l'abbé Baudoin fut aussi insérée dans la Bibliothèque française , t. IX, p. 34; et dans la Bibliothèque des livres nouveaux, p. i5o.

Le chevalier de Ramsay crut devoir répliquer, par une lettre adressée à M. l'abbé Bignon , qu'on retrouve dans le Journal des Savants, du mois de février 1727 ; et les raisons qu'il produisit en faveur de son opinion, paroissent avoir ûxé toutes les incertitudes.

^ Le résultat de toutes ces discussions, est que Fénelon , quoiqu'il ne soit pas proprement l'auteur de l'ouvrage dont il 8*agit, en a dirigé et approuvé la composition , pour l'usage des jeunes princes dont l'éducation lui étoit confiée. (Voyez, à ce sujet, VHîst, litt. de Fénelon, p. 117.)

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