‹ Histoire de Fénelon, archevêque de CambraiChapitre 8 sur 101 · PRÉFACE^ XXVI I · texte numérisé non relu

PRÉFACE^ XXVI I

modifier le eentiment du cardinal de Baussei. On verra one preuve sensible de notre réserve sur ce point j dans quelques endroits où l'illustre auteur parle des préventions de Louis XIV contre Féne* Ion; préventions beaucoup moins fortes, selon nous, qu'on ne le pense communément (1).

7^ Pour ce qui regarde la forme de l'ouvrage , si pleine de charme et d'intérêt, nous l'avons encore plus scrupuleusement respectée que le fond. Nous avons respecté même les défauts qu'on pourroit lui reprocher , et qu^on lui a effectivement reprochés avec quelque apparence de raison ; par exemple, certaines longueurs, des citations trop multipliées, une surabondance de détails et de réflexions, qui semblent nuire quelquefois à la rapidité de la narration. Quelque fondés que puissent parottre ces reproches , on nous eût bien plus justement repro^ ché de prétendre améliorer, à cet égard, l'ouvrage du cardinal de Bausset. Nous avons d^autant plus sévèi^ment rejeté cette prétention, que l'illustre auteur a été justifié, sur ce point, par de très*» bons juges, et qu'il semble d'ailleurs assez justifié par l'intérêt qu'il a su répandre sur les détails

(f) Voyez t. i^% p. 4»6; t. II, p. &2; t. HT, p. 18, etc.; t. IV, p. 410, etc., 444, etc.

XXVMI PRKFAGE.

mêmes, et les digressions qui allongent quelquefois son récit (1). Un seul endroit nous a paru excéder , par la longueur des citations j les bornes naturelles d^un ouvrage historique; c^est la partie du dernier livre, où l'auteur analyse la seconde Lettre de Fénelon au duc d! Orléans^ sur la Reli-s;ion. Celte analyse, qui remplit environ trente pages consécutives dans les éditions précédentes , nous a paru susceptible d'être fort abrégée ; et les fe*etranchements que nous y avons faits , nous ont paru avantageusement compensés, par le résumé de quelques Lettres de Fénelon sur r autorité de r Eglise , que le cardinal de Bausset avoit passées sous silence, et que la plupart des lecteurs nous sauront gré de leur avoir fait connoître.

8° Le respect toujours dû à un auteur aussi justement célèbre que le cardinal de Bausset, nous imposoit naturellement l'obligation de distinguer avec soin son véritable texte, d'avec celui de son éditeur. Une marque particulière (1), placée à la tête de certains alirwa^ indique les additions faites au texte de l'illustre auteur. Nous plaçons entre deux barres (Il . . . . || ) les passages qui ont

( 1 ) Voyez les Rapports et discussions, déjà cîtés, sur les prix décennaux; p. 171, etc.

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