‹ Histoire de FlorenceChapitre 54 sur 102 · BULLE PONTIFICALE · texte numérisé non relu

BULLE PONTIFICALE

29 mai 1349, une bulle de Clément VI accordait à Florence ce privilège avec tous les autres. Elle exigeait que les candidats à la laurea doctorale fussent examinés par l'évêque de Florence ou son délégué avec le collège des docteurs, gratuitement et librement, sans dol ni fraude, sur la science, la faconde, la manière de lire et autres objets de l'enseignement \

La même bulle recommandait, non sans raison, d'engager, dans le principe, comme lecteurs et maitras, des docteurs de Bologne ou de Paris. Rien ne prouvait, en effet, que Florence en eût dans son sein, ou qu'elle ne préférât pas aux plus capables ceux que désignaient à la seigneurie, aux officiers chargés de l'organisation, les liens du sang ou l'amitié. On la vit tour à tour observer et violer cette prescription prudente*. De fait, plus d'un Florentin monta dans ces chaires : Tommaso Corsini, jadis ambassadeur en Hongrie, jurisconsulte renommé, lut les lois civiles, ainsi que Giovanni Ricci et Donato Barbadori; Fra Benedetto Cavalcanti, mineur, et Fra Marco, carmélite, lurent le droit canon'. La commune était fière d'elle-même, quand elle pouvait faire de ses citoyens les éducateurs de ses enfants.

C'est en 1351 que l'ambition lui vint de voir refleurir dans ses murs les lettres antiques. Le passager séjour de Pétrarque en fut Toccasion. On racheta ses biens, en vue de les lui rendre et de le fixer*. Une lettre flatteuse lui

* Capitoli, XVI, 54 V. Prezzinera publié cette bulle, I, 227, doc. 3.

' Le 24 septembre 1361 un décret excluait des chaires de jurisprudence et de médecine pratique les docteurs originaires de Florence ou de son district. On y déroge encore en 1367 et 1388, on y revient en 1391. Voy. Ordinamenta studii florentini, Prezziner, I, 17, 18.

' Provisions de 1348, 1349. Prezziner, 1, 6.

^ Yoy. plus haut, p. 400. — « Tibi.... ruris aviti pascua concedimus ac

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