‹ Histoire de FlorenceChapitre 55 sur 102 · REFUS DE PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

REFUS DE PÉTRARQUE

fut écrite dans ce beau langage qu'il aimait. Boccaco, son ami, reçut mission de le décider à continuer Gicéron et Virgile, a pour assurer la supériorité de Florence, dans ces études, sur les autres villes et universités * ». Toute liberté lui était laissée pour le choix du livre qu il voudrait lire, expliquer, commenter*. A cet appel chaleureux il n'opposa point un formel refus; mais ses habitudes prises, le vieux levain de ses rancunes le détournèrent invinciblement décéder'. Lasse d'attendre, la République s'aigrit à son tour : elle eut la petitesse de se venger, de confisquer à nouveau les biens qu'elle avait rendus *. C'est en vain qu'une seigneurie ultérieure, pour réparer celte faute, fit offrir à Pétrarque le premier canonicat qui viendrait à vaquer*^ : Clément YI détruisit

de publico quidem scrario a privatis civibus redempta. • (LeUre de la seigneurie k Pétrarque. Sade en a publié le texte, t. il, pièces justif., n*" 29. Mehus, Vila Ambro*ii Traversarii Camald., ch. i, p. 243. Flor., 1759 f*, et Tiraboscbi, t. V, p. 71, 1. 1, c. m, § 26, en ont donné des extraits.)

* « Quis te igiturprsBCO ingens al ioaspectu aul devotione seu roagis veneratione non rcspexerit, quam si Maronis spiritus aut Giceronis eloquentia mortales iteruin artus induerunt!.... Profeclo enim illud magnum, illud singulare arbitrabatur patria quod lu solus unicusque potes efficere quod etiam apud veleres larissimum ac semper cxcellentissimum fuit.,., ut te duce hoc cohaereat Studium, bac singularitate ceteris prsecellat. » (Ibid.)

' c Tu tecum librum ac legendi facultatem eligas, quam honori et otiis tuis censeas commodiorcm. » (Ibid,)

^ Sur les motifs de son refus, voy. Fracasselti, t. III, p. 8, éd. ital.; Baldelli, art. 10; Sade, II, 125; Tiraboscbi, Y, 65; Prczziner, I, 9. Plus tard, Pétrarque écrivait ce qui suit à Robert de Batlifolle : « Ad admirationem illam tuam, qu» saepe multorum fuit , quid ita palriam fugiam dcflcramque, uno brevi sed e medio cordis erumpente suspirio respondisse velim.... non ego illam, sed me illa deseruit, quem et aliquando complecti visa est. » (Senil., Il, 7, éd. deBàle, p. 871.)

^ Le fait est prouvé par une lettre de Boccace que Menegbelli a publiée en 1819.

'^ 30 mars 1365. Instructions à maestro Rinaldo de Roroena, prof, de théologie. Lellere délia $ign. filza 12, texte publié parGaye, I, 515. Même page, lettre au pape pour le même objet.

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