VICTOIRE REMPORTÉE PAR HENRI IV
Un médaillon en bronze, représentant la face de Henri FV souriant à la France, ornait ce fronton. Il a été volé en 1852.
Ce petit monument, mal entretenu, abandonné, était en ruines. Déjà agenl-voyer à Fontaine-Française, je dressai en 1857 un projet de reconstruction, en donnant à rédifice de plus grandes dimensions et proposant de l'entourer d'une grille en fer. Le Préfet de la Côte-d'Oi*, baron Jeanin, vint sur place, promit de faire tout ce qu'il pourrait pour que le ministre des Beaux-Ârts accordât une forte subvention pour venir en aide à la commune. Malheureusement le Ministre, un enfant de Dijon cependant, le maréchal Vaillant, rejeta cette demande et la commune fut réduite à reconstruire purement et simplement le petit monument dans ses anciennes dimensions et avec le plus d'économie possible. Le médaillon n'a pas encore été remplacé; mais j'en ai modelé un, je le ferai couler en fonte, et le fronton, aujourd'hui privé de tout ornement, sera alors remis dans son état primitif et respecté, je l'espère, par les voleurs que ne tentera plus la valeur du bronze.
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Pour mieux perpétuer le souvenir de cette mémorable journée du 5 juin 4596, M"* de Saint-JuUien, née la Tour-du-Pin, très connue, dit Courtépée, par sa correspondance avec Voltaire, fit construire, à quelques pas du portique communal, un monument aujourd'hui disparu.
La première pierre fut solennellement posée, au nom de Monsieur, frère du roi, le 18 octobre 1818, par le comte Charles de Damas, gouverneur de la 48* division militaire à Dijon.
Il y eut une fête splendide ; tous les habitants y participèrent. La garde nationale et un escadron de chevau légers firent escorte au comte de Damas (1).
C'est un nommé François Prenelle, maçon, descendant d'une des plus anciennes familles de Fontaine, qui a scellé la première pierre et la boîte en plomb, renfermant les monnaies du temps et le procès-verbal de l'inauçruration. M"*' de Saint-Jullien, armée d'une superbe truelle d'or, présida la cérémonie (2).
Le monument consistait en un socle allongé en pierre de taille, élevé de quatre mètres au-dessus du sol, sur lequel devaient être placés un trophée d'armes et de chaque côté, les bustes, de grandeur colossale, de Henri IV et de Louis XVIII, exécutés par les meilleurs artistes de Paris.
Sur les deux faces des dés on lisait, sous l'emplacement que devait occuper le buste d'Henri IV : Il fut de ses sujets le vainqueur et le père et sous le buste
(4) Une'sortede fontaine de Tin fut établie sur la place publique et coula, dit-on, pendant toute la durée de la (été.
(2) On se demande, encore aujourd'hui, ce qu'est doTonue la boite en plomb qui avait été scellée dans l'angle sud- ouest des fondations da monument.
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