‹ Histoire de Fontaine-FrançaiseChapitre 30 sur 74 · PONTALNE-PR ANC AISE SOUS AITTOINE D*ARNAULD · texte numérisé non relu

PONTALNE-PR ANC AISE SOUS AITTOINE D*ARNAULD

pour qu'il puisse en faire la desserte qu'il dit être d'une messe le samedi de chaque semaine (1).

Antoine d'Arnault a dû céder aussitôt, quoique l'instance se fût terminée au profit du seigneur, car peu après on trouve que cette chapelle a été desservie ainsi que le voulait le chapelain, mais par un autre titulaire, Alexandre de Grignoncourt.

Les revenus de la chapelle du château consistaient dans le produit de trente-trois journaux et demi trois quarts de terre, outre la Charme Robert et quatre faulx deux tiers et demi de pré, appelé alors le pré des Minimes, aujourd'hui des Mineurs (2).

Le protestantisme, qui avait malheureusement fait trop d'adeptes dans nos pays, finit par disparaître. Non seulement les seigneurs font abjuration, mais les simples particuliers rentrent en foule tous les jours, sous l'obéissance de l'église catholique.

Je copie un acte d'abjuration, que je prends dans le registre des baptêmes, mariages et décès de 4666.

« Nous soubsigné, curé de Fontaine-Françoise et autres témoinz certifions qu'en suitte de pouvoir à nous donné par monseigneur Pouthier, vicaire général de monseigneur l'illustrissime et grandissime évêque duc de Lengres, pair de France et grand aumônier de la reine, a la datte du quinzième may 1666, avons fait faire abjuration de l'hérésie à Simon Barbier et Eve Pérard, sa femme, cejourduy troisième de juin 4666, avec promesse de fidélité et de garder inviolablement la religion que professe la sainte Eglise catholique, apostolique et romaine.

(4,2) Archives da château.

302 HISTOIRE DE FONTÀINB-FRANCAISB

« Signé : Buvée, prêtre. Barbier, Pérard et vingt-cinq témoins. »

Beaucoup d'autres actes, à peu près semblables, sont consignés dans le môme registre.

 cette époque, où les guerres cessaient à peine et où la religion occupait beaucoup d*esprits, on ne songeait guère aux communes ; cependant, par arrêt du 7 août 1665, il est ordonné, dans tout le royaume, de faire la recherche (1) des communes, communaux, villes, bourgs, paroisses, etc.

En 1666, Bouchu, intendant de Boui^ogne, rend ainsi compte de la situation de Fontaine.

Seigneurie de Fontaine-Françoise.

Demandes. — Nomdela paroisse, — des fiefs, — hameaux,

— métairies qui en dépendent.

Réponses. — La paroisse se nomme Fontaine-Françoise. — La baronniede Bourbelin, de laquelle dépend la grande fores t de Volours, relève dud. Fontaine. — Ressort de Champagne. — La métairie de la Baude qui appartient aud. seigneur de Fontaine, avec le fief de Fontenelle situé au comté de Bourgogne qui en relève.

— Le four banal et le fief de Bertaut.

(i) La recherche, la cerche, eai la constatation de Tétat d'one commune et du détail de tout ce qu'elle est, de ce qu'elle a, de ce qu'elle produit, etc.. Les questions étaient toutes posées d^avance, les intendants n'ont eu qu'à y répondre : c'est une sorte de statistique. Malheureusement celle de Fontaine est bien incomplète. Si toutes les aatrès sont ainsi faites il faut avouer que le roi était bien mal renseigné.

FONTAINE-PRANÇÂISB SOUS ANTOINE o'aRNAULT 303

D. — Lequel Evesché; — de qiAelBaillidge; — dequelgre" nier à sel ; — de quelle recepte.

R. — De l'evesché de Langres ; — du bailliage de Dijon ; — Ils ont droit d'user du sel de Salins pour lequel ils payent annuellement 50 livres au récepteur des domaines de S. M. ; — de la recepte de Dijon. .

§in.

D. — Qui en sont les seigneurs; — leurs noms; — qualités; — facultés ; — mœurs ; — employs,

R. — Le sieur Arnault en estseigneur ; — Il n*a aucune qualité ;— cy devant secrétaire du roy ; — réputé riche ; — n'a aucun employ.

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