FONTAINE-FRANÇAISE SOUS ANTOINE D*ARNAULT
ces eut lieu et ce ne fut» on le verra, que sous M. d*Arnault qu'il finit. Les sentences portent encore le nom de la Rochefoucault, qu'il faut lire par ayant droit de la RochefotAcault, puisqu'il avait vendu la terre de Fontaine en avril 1656 à Antoine d'Arnault.
c Le 25 mai 1660 une sentence des requêtes du palais à Paris adjuge et maintient dans la possession les dixmes de Fontaine au seigneur du dict lieu, et Tarrêt du 46 juillet 1661, du parlement de Paris, confirme cette sentence en faveur du duc de la Rochefoucault, contre Dom Mayeul le Brun, religieux de l'abbaye de Saint-Pierre de Flavigny, prieur du prieuré de Saint- Sulpice de Fontaine, et curé primitif du dit lieu^ diocèse de Langres (1). »
L'acte d'opposition est du 15 décembre 1653.
Le curé prétendait toujours prélever les dixmes de tout le finage de Fontaine que le partage de 1464 donnait au seigneur. Il appuyait sa revendication sur une bulle de 1211, accordée par le pape Innocent III aux religieux de Flavigny, par laquelle o il les prend sous sa protection avec toutes les églises qui dépendent de leur maison^ entre autre celle de Fontaine et les dixmes nommément comprises (2). »
Le curé débouté de sa demande a supporté tous les frais du procès.
Le protestantisme diminuait à Fontaine, les habitants rentraient dans le giron de l'Eglise. Mais Antoine d'Âmault et plusieurs de ses successeurs, seigneurs de la terre de Fontaine, firent plus longtemps profession de la religion réformée, ainsi qu'on va le voir.
(1) Archives départementales et du château.
(2) Ihid.
En premier lieu je copie, sur le registre de 1660 de l'état civil, Tacte qui suit :
« Cejourd'huy trente-et-unième d'octobre mil six cent soixante a esté batizée sur les fonds baptismaux de réglise Saint-Suplice de Fontaine-Françoise, Marie fille de Nicolas Sbure, maistre boulangez à Fontaine, du corps de Jeanne Ormancey,sa femme, ladite Marie née le vingt-quatrième dudit mois d'octobre, lesquels ayant invité monsieur d'Arnault, conseiller secrétaire du roy, maison et couronne de France, soigneur du dit Fontaine, à estre parrain de ladite Marie Sbure fille et le dit seigneur se seroit excusé attendu la relifrion prétendue réformée qu'il professe et* auroit invité en son lieu et place noble Daniel Duvivier, chirurgien et valet du roy, fesant profession de la foi catholique, apostolique et romaine pour presterla main à la dite Marie en qualité de parrain avec dame Marie Arviset, Terame et compagne de monsieur Nicolas Valou, conseiller du roy au parlement de Dijon en Bourgogne qui se sont soubsignés avec moi après lecture dudit batesme suivant les saints conciles et ordres. Signé : Marie ArviseL Duvivier. Buvée prêtre. »
La chapelle du château, primitivement sous le vocable de Notre-Dame et ensuite sous celui de Saint-Sébastien, fut replacée, probablement par François de la Rochefoucault, sous le vocable de Notre-Dame.
M. d'Arnault, protestant, ferme nécessairement cette chapelle ; mais il avait compté sans le chapelain qui tenait à user de ses droits. Dans les archives du château je trouve en effet que, le 22 juin 4661, Jean Bichot, chapelain de la chapelle Notre-Dame du château, somme Antoine d'Arnault, seigneur de Fontaine-Française, de lui laisser libre l'entrée de ladite chapelle.