ÉPOQUE BDRGONDE (1) ET ORIGINE DU PAYS DES ATTUARIENS
C'est vers Taû 273 qu'eut lieu sans succès la première irruption des Bourguignons dans les Gaules, ils passèrent le Rhin et se rendirent maîtres de soixante villes ou châteaux, mais au bout de deux ans Probus les défit et les obligea à se retirer.
Ils revinrent en 287, mais sans plus de résultat que lors de leur première invasion.
La troisième et dernière irruption eut lieu en 407 ; ils s'établirent alors solidement dans leur conquête et formèrent, comme on le verra plus loin, le royaume de Bourgogne qui eut cinq rois dans l'espace de 120 ans.
(4) Bwrgundia, burgonde, du verbe allemand Btirgen, s'associer, se réanir, parce qu*à l'origine, les burgondes étaient un peuple de guerriers confédérés, unis ensemble pour se protéger et «e défendre mutuellement. Deuxième yersion. On lit dans TAnastase de Langres que Bourgogne, Bourg, Ogne signifiait Bourg des Dieux. Tel est Ogne près de Lux, ville détruite vers 270, lors de la fondation de Divio^ Dijon,
Les auteurs ne sont pas d'accord sur l'époque à laquelle les Bourguignons embrassèrent le christianisme. Dom Plancher dit en 317, d'autres vers 330, d'autres encore en 401. Quoi qu'il en soit, ils étaient chrétiens quand ils se furent définitivement fixés dans la Gaule.
Les Bourguignons étaient d'origine germaine et vandale. Leur première patrie est sur les bords de la Vistule en Poméranie.
Quand, en 413 ou 414, sous leur premier roi Gondicaire, ils prirent définitivement possession d'une partie de la Gaule, ils occupèrent le pays compris entre la Saône et le Jura. Ce fut le cinquième peuple envahisseur de la Gaule au v^ siècle.
Les Bourguignons étaient de très grande taille, on dit qu'ils avaient sept pieds. Pasteurs, chasseurs et guerriers, ils ont longtemps erré du Rhin à la Baltique. Ils se nourrissaient de fruits, d'oignons, de légumes, de lait et de gibier. Leurs armes principales étaient : la framéCy sorte de lance et hallebarde en même temps, Yépieu ferré et la hache. Pour symboliser leur indépendance, ils employaient la figure d'un chat.
Leurs chefs portaient le nom de hondins ou hendins. Mais chaque famille avait à sa tète un herman, guerrier dont la renommée était en proportion avec le nombre de leudes ouMèles qui s'attachaient à lui. Leur Pontife, appelé Sinioty était perpétuel.
Quand ils eurent passé le Rhin, en 407, sous la conduite de Gondicaire, et qu'ils furent maîtres du pays de la Saône au Rhin, Constance, général d'Honorius, fit avec eux un traité solennel qui leur assurait, à titre d^hôles ou confédérés^ la plus grande partie du pays qu'ils occupaient. Ceux qui étaient passés les premiers dans la Gaule et y avaient été pourvus de terres à titre