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gerbes ensemble dont la valeur a été de

Les frais ont été ainsi calculés:

Huit dlmiers qui ont reçu la dtme 243i J

Transport aux granges 77 > 686i 7>

BalUge, etc 366 7i i

Il restait net 2.008 6

En 1762 le produit brut a été de 3.052

Et les frais de • . 461 16

Le net a donc été de 2.590 4

La dîme étant, en 1761 et 1762, de 24 gerbes deux, il résulte des données ci-dessus que le produit du finage a été de 128.916 gerbes des quatre espèces de céréales dont la valeur était de 42.230 livres.

Pour comparer larécolte de 1761 avec celle de 1881, par exemple, je me sers des notes prises sur les statistiques que j'établis avec soin depuis 40 ans, et j'arrive aux chillres suivants : produit en gerbes de toutes espèces, 340.000 fr.; valeur, 290.000 fr., soit 211.084

(1) Archiyes du château. La mesure à blé de Fontaine était de 47 litre» 377 millilitres.

gerbes et 247.770 livres ou francs en plus qu'en 1761,

Il est vrai que» dans les calculs du rendement en ITOi, je n'ai pas compris les dîmes du curé et de la chapelle du château, mais c'est là une quantité négligeable et qui n'influe pas d'une manière bien sensible sur les résultats comparatifs que j'ai établis.

Pendant longtemps (les anciens en ont conservé la tradition) on buvait au château, comme vin d'extra, celui qui était fourni par une vigne sise à Courchamp, qu'on appelait et qu'on appelle encore la Marquise. Mais pour ouvrir sa grande route de chasse, M. de Saint- JuIIieD s'est trouvé dans l'obligation d'obtenir de M. Maillot, seigneur de Courchamp (le dernier seigneur de ce village), la cession d'un coin de boiSj estimé 500 livres, touchant la grande forêt de Fontaine, probablement au nord des coupes n°* 11 et 12. Le seigneur de Courchamp fit des difficultés et obtint enfin, par acte du 16 février 1764, dressé Claudon Chrétien, notaire royal à Fontaine, en échange de ce coin de bois, « la vigne de la Marquise toute emplantée de pineaux et ce pour continuer la grande route que M. de Sdinl-Jullien fait fabriquer dans ses bois (1). »

Bien que les privilèges de Fontaine eussent une origine plusieurs fois séculaire, ils furent attaqués au xviir siècle et les habitants durent se défendre.

Ainsi en 1766 il y a procès par les dits habitants contre Messire Jean-Jacques Prévost, adjudicataire des Fermes unies de France, qui leur conteste Vexemptien du droit des Traites foraines et domaniales, c'està-dire la liberté et franchise de commercer, soit en

(1) Archives du châteaa.

. f IPIPII l.p I llll.

FOXTAIXE-FRJLNÇAISE SOUS M. DB SAIKT-JULLIEN 385

exportant leurs produits, soit en important ceux qui leur sont nécessaires pour leur consommation (1).

Le siège des traites foraines de Dijon, par sentence du 20 juin 1766, a reconnu les droits des habitants, déjà confirmés pour la deuxième fois par Louis XV^ en 1716.

Ces droits accordés en 1458, par lettres patentes, comme charge d^état, de Philippe le Bon, troisième duc de la seconde race, contenaient les motifs de la libéralité du prince, à savoir les services rendus au duché par les habitants de Fontaine, et elles portaient, comme le lecteur le sait déjà : c le privilège de n'être sujets à aucunes gabelles, ni impositions sur leurs denrées ; la faculté d'user du sel blanc et monnaies étrangères ; celle de négocier partout, sans payer aucuns subsides ; et l'exemption de tous droits de confiscation, à Texception de celle encourue pour crime capital. 9

Cependant en 17591e fermier des gabelles, se prévalant de redit de 1717 qui supprime les francs-salés y mais qui ne concernait pas le bourg de Fontaine-Françoise, parce que cet édit n'avait l'intention de retrancher que les grâces provenant de la libéralité du roi Louis XIII, le fermier des gabelles^ dis-je, n'en fait pas moins défense à son receveur de livrer le sel de franchise aux habitants. Sa lettre leur fut communiquée le 30 septembre 1759, mais leurs droits prévalurent, et, le 8 octobre suivant, le receveur eut de nouveaux ordres. Il écrivit alors à la communauté qu'elle pouvait envoyer prendre son sel de franchise ^

(I) PrifOéges de 4458, août 4643, 4746, mai 4756.

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«attenda», leur dit-il, c que ce sel n'est point compris dans la suppression des franc-salés. »

Le procès de 1766 et la sentence du 20 juin mirent fin à toutes les prétentions du fermier général.

Ces privilèges cessèrent de droit à la révolution de 1789. On sait qu'ils avaient été confirmés et /brii/îA en dernier lieu par lettres de surannationj obtenues le 12 mai 1755, enregistrées au Parlement de Dijon le 10 juin suivant.

C'est vers cette époque quela route de Dijon à Gray, décrétée le 22 décembre 1756 par les élus de la Province, est construite, à partir de 1757 jusqu'à 1772, avec tous les ponts qui furent établis sur la Tille, la Bèze et la Vingeanne. C'est la date de l'établissement deceux de Pré Morot et de Saint-Seine (1).

Il est vraisemblable que M. de Saint-JuUien, profitant du décret du 22 décembre, exécuta, en même temps que la province, les travaux de la levée ou chaussée du moulin et de la belle avenue de Bourberain qui a encore 5000 mètres en ligne droite, et qui avait alors 18 mètres de largeur entre les fossés, avec double plantation d'arbres dont quelques-uns existent encore; l'avenue de Chaume, 7000 mètres en hgne droite, également avec plantation ; la route de Paris, la route de Cbazeuil, sont aussi ouvertes. Quant à celle de La- Villeneuve, 3500 mètres, elle a été construite en 1812,

(1) Le nouveau pont de Saint-Seme porte la date de MDGCLXXII sur le parapet aval. Avant cette époque le pont de Saint- Seine se trouvait à côté delà forteresse de Saint-Seine-la-Tour, dont les restes annoncent encore une grandeur et une force peu communes, surtout avant l'invention de la poudre. On sait qu'Henri IV, craignant une surprise, a refusé d'y coucher le soir du combat du 5 juin 1595.

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SOUS la direction de M. Jobard, ingénieur de la marine, ami de M"""" de Saint-Jullien.

M. de Saint-Jullien n'oublia pasTancienne route romaine. Le 24 octobre 1771, il demanda la permission, qu'il obtint aussitôt, de Tin tendant de Champagne, de la faire rétablir et restaurer à ses frais, sur 736 toises 7 pieds de longueur, de la nouvelle route jusqu'aux bois de Bourberain, pour la planter également à ses frais el occuper les pauvres Vhiver suivant.

Dans sa demande, M. de Saint-Jullien dit que la route a 30 pieds de largeur, bien marqués dans les endroits où elle n'a pas été dégradée, comme sur le côté nord où on a tiré des quantités considérables de sable (c'est en L'homme mort et en Chamot) (1).

Les beaux arbres, que la commune a vendus il y a 20 ans, étaient ceux que M. de Saint-Jullien avait fait planter dans l'hiver de 1771 à 1772. On a bien tort de ne pas remplacer cette plantation.

C'est dans ce même moment, le 15 mai 1767, que M. de Saint-Jullien fait sa reprise de fief de Berthault et du four banal, <c sis rue d'Aval, tenant de midi à Dominique Fourcaut, de septentrion à Ancemot, de couchant à la rue et de levant à Ancemot, dixmé de une livre de pâte sur vingt. Chauffage aux frais du seigneur dans le bois du Four de 100 arpents et quatre faulx de pré (2). » Le dit bois du Four ne servait pas à autre usage qu'au chauffage du four banal. Il rapportait alors 174 livres par an (3).

Ce four a été supprimé en 1784, par arrangement

(4) Archives du département, E. 292.

(2) Ibid., G. 2742.

(3) Archives da château.

388 HiSToms de FOirrAiNB-niAKCAisK

entre M. de Saint-Jullien et les habitants de Fontaine, moyennant 600 livres une fois payées par eux.

Cette même année 1767, M. de Saint-JulUen fit dessiner des promenades sur Bombled (BelonBeléen 1500), bordant Tétang dessus. Il eût agi sagement en faisant reconstruire le château sur cet emplacement, beaucoup mieux situé comme vue et à Tabri de toute indiscrétion des voisins.

Pour ce travail, suivant les pièces que j'ai lues aux archives du château, il a été employé 310 journées et demie d'hommes qui ont été payées à raison de 12 sols Tune ; 61 journée? et demie de voitures à 2 livres 10 sols Tune ; 296 journées de femmes et filles payées 7 à 8 sols ; en sus 82 livres pour le transport des arbres depuis Gray, « le tout pour chariage de la ierre^ régalage du terrain et placage d'arbres ».

La dépense totale est de 536 livres 17 sols, que M. Hochet, maître de forges, a été chargé de remettre à Jean Raclot, jardinier, qui en a donné quittance, le 3 mars 1768 (1).

Aux archives du département, j'ai trouvé et je reproduis le dénombrement de Fontenelle du 15 mars 1767, présenté par M. de Saint-JuUien.

« Droit de haute, moyenne et basse justice;

« Droit d'instituer officiers, juge,procureur, greffier, sergents et gardes;

« Droit d'instituer un maire pour percevoir les amendes;

a De faire ériger et construire un signe patibulaire dans le finage dudit Fontenelle sous l'autorité de Sa Majesté;

(I) Archives du chftteau.

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