FONTAINE-FRANÇAISE SOUS M. DE SAINT-JULLIEN
€ Réunir les habitants pour assister à l'érection ou construction du signe patibulaire, soit aux actes de punition des criminels par mutilation de membres et autres actes à peine de l'amende contre les défaillants.
« Les habitants étant gens de poeste (soumis à un pouvoir» une qualité) ne peuveût s'assembler sans le pouvoir, Tautorité et puissance du seigneur.
€ Droit d'égandillage ;
€ Four banal, proche la chapelle, entouré de rues de toutes parts. Une livre de pâte pour 20 ;
« Trois corvées de chevaux à la Saint-Etienne ;
« 31 poules et 30 petits pains appelés les servis ;
€ Dixmes de 15 gerbes une et un panier de beaux raisins sur 45 (1). »
Vers 1778 la terre de Fontaine avait atteint toute sa splendeur, des changements importants s'étaient opérés de tous côtés en embellissements et en assainissement. Les grands travaux de M. de Saint-Jullien occupèrent une foule d'individus etle bien-être commença à se faire sentir.
Cependant les salaires n'étaient guère élevés, mais il faut dire aussi qu'à cette époque l'argent valait quatre fois ce qu'il vaut aujourd'hui et que les goûts de la ville n'avaient pas encore pénétré dans les campagnes^ y apportant le luxe^ l'intempérance et les plus mauvaises habitudes.
Le recteur d'écoUy le maître d'école d'alors, Mongin, recevait pour gage de la communauté 76 livres, savoir : 40 pour gage de l'année et 36 pour remontage de l'horloge (quittance du 2 décembre 1770 (2).
(1) Archives du département, finances, G. 2742.
(2) Archiyes du château.
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Le gage da recteur d'école augmenta vite. En 1784 François Monget, qui occupait ce poste, avait 300 livres par an, y compris 100 livres pour prendre soin du reloge (de l'horloge] et escrire les délibérations de la communaulté (1).
Il était payé par senfestre, ne payait ni contributions ni corvées, était logé à la maison rectorale et avait un fouage. En 4787, le gage du recteur est élevé à 324 livres.
Les journées d'hommes se payaient au plus 10 à 12 sols, celles de femmes, 6 à 7, la voiture à un cheval 2 livres, et 2 livres 10 sols pour aller au loin.
En 1770 il y avait encore à Fontaine, maire, échevins et syndic. Nicolas Magnieux était greffier, et un Claudon contrôleur. Les habitants, avec M. de Saint-Jullien, font foy et hommage, le 6 décembre 1770, au Roy Louis XVI, à l'occasion de son heureux avènement au trône et donnent leur dénombrement. Fontaine avait alors 245 feux (2). Un nouveau dénombrement est fait le 23 février 1774, il accuse 250 feux.
Les assemblées de la communauté étant souvent tamultueuses, comme par le passé d'ailleurs, les habitunts, en envoyant leur dénombrement, demandèrent de nouveau « à nommer douze des personnes les plus éclairées pour former une Chambre commune et administrer à cause du bruitj du tumulte et du désordre qui régnent sans cesse dans les assemblées générales. » En suite de Tautorisation accordée, ils nomment ces douze membres le 24 janvier 1776 (3).
(4) Archives da départ. Inteadaoce, C. 1250.
(2) Archives du château.
(3) Archives du départ. Intendance. G. 4250.
FONT AIXB-FR ANC AISE SOUS M, DE SAIXT-JULIJBN 39!
Les ponts à péage existaient un peu partout, teU kétaient l'ancien de Saint-Seine (1), celui de Lux et ce- Ijoi dont je vais parler.
^ Au pied de la forteresse de Beaumont-sur-Vingeanne, sur la rive gauche de la "rivière, où se trouve la houblonnière de M. l'avocat Perdrix, existait une église sous le vocable de Saint-Martin desservant Beaumont et Lœuilley. Pour arriver de Beaumont à cette église, on passait sur un pont dont on voit encore les fondations.
Les ponts étaient rares sur la Vingeanne et, pour aller de ce côté dans la Franche-Comté, les habitants de Fontaine et des communautés voisines devaient un péage. Ce droit était de 8 sols par livre, impôt exorbitant, au profit du comte de Saulx.
Sur les réclamations des habitants et les démarches de leur syndic Claudon, ce péage a été supprimé en 1772 (2).
Si, d'un côté, les charges communales de Fontaine diminuaient, de l'autre elles augmentaient ; telle était la conséquence des actes de la vente et du rachat des charges municipales.
Ainsi, d'après les tableaux des 11 décembre 1772 et 3 ifévrier 1774 (3) pour le recouvrement des sommes dues pour le rachat des charges par les Elus généraux du
(f ) n était aa bas de la forteresse de la Tour et a complètement disparu. En cet endroit il existait un gué qui desservait la prairie basse, mais sur les projets de l'auteur de cette histoire, deux ponts viennent d'être construits qui suppriment le gué témoin et cause de nombreux accidents arrivés en temps de crue des eaux.
(2) Archives du département G. 2339.
(3) Dressé suivant Tédit de rachat de décembre ^73. Archives du département et du ch&teau.
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duché de Bourgogne, on trouve pour Fontaine-Française :
Somme due à la province, 3000 livres.
Somme à payer par an, 760 livres pendant les années 1773, 1774, 4775 et 1776.
Le produit de l'imposition se trouvait être de 30i0 livres à répartir sur soixante-quinze imposables, dont il fut déduit cinq malheureux. Les soixante-dix autres ne pouvant payer^ les Elus ordonnèrent une imposi' tiofi' spéciale.
La propriété acquérait de la valeur, les terres mieux cultivées produisaient beaucoup plus, aussi le bail des droits et immeubles seigneuriaux qui, en 1732, était de 10,500 livres, s'éleva, suivant acte du 1" décembre 1776, consenti par M. de Saint-JuUien en faveur de Joseph Tornezy, avocat, François Rochet et leurs femmes, à 26,000 livres pour les six premières années et à 27,000 pour les trois dernières; en outre, 3000 gerbes de paille de froment^ 10 milliers de foiu et 350 livres de poisson à chaque pèche.
La communauté pouvant disposer de quelques ressources, grâce, dit la chronique, aux libéralités de H. de SaintJullien, on répara, en 1776, le beffroi et la coaverture du clocher, travaux qui coûtèrent 1076 livres, et en 1777, on reconstruisit la totaUté de la voûte de réglise à neuf et à grands frais. L'architecte ou expert est un nommé Montoy. Il est commissionné par rintendant de la province sur la demande de la communauté.
Ce môme Montoy fait encore, le 24 août 1780, un devis de composition de la charpente « qui a huit fermes à seize pieds de distance, les deux premières en tuiles et les six autres en laves, i^ Le devis montait à