MADAME DE SAINT-JULLIEN, NEE LA TOUR-DU-PIN
impossible de lire: maison y trouve encore cette date:
En 4792 M""' de Saint- JuUien a été comprise dans la liste des émigrés de la Côte-d'Or. Elle n'avait cependant pas quitté la France, peut-être même pas le château de Fontaine, ce qu'on pourrait conclure de plusieurs actes signés par elle chez le notaire de la localité. Elle réclama contre cette inscription^ et le Comité de législation, par acte du 14 frimaire an III, la raya définitivement.
Elle n'en a pas moins, lors d'un voyage à Paris, été détenue dans la prison de Picpus, et le Comité de la sûreté générale, par décision du 2 vendémiaire an III de la République Une et Indivisibley arrête : « que la citoyenne veuve BoUioud Sain t-JuUien, détenue âPicpus, sera sur-le-champ mise en liberté et les scellés apposés sur ses effets seront levés au vu du présent (1). o
Les scellés avaient aussi été apposés au château en 1792, mais ils furent bientôt levés.
Le procès-verbal de l'inventaire fait par Jean-François Herbert, de Fontaine, commissaire délégué du directoire d'Is-sur-Tille, est du 22 pluviôse an II de la République. Il est clos le 16 ventôse suivant et il contient^ en 568 articles, Vinventaireet restimation de tous les meubles, du linge, des ustensiles, etc., qui se trouvaient alors dans la maison de la veuve BoUioud.
Les citoyens Morel et Rozat, officiers municipaux, et le concitoyen Jacques Estienne, ce dernier nommé gardien des scellés, accompagnaient le commissaire Herbert.
(4) Ârchiyes du château.
404 HlSTOmS DE FONTAINE-PRANÇAISB
Cette pièce est très curieuse par le détail qu'elle donne de tout le mobilier et de la place que chaque chose occupait.
Il y a des appréciations très bizarres eu égard à la valeur réelle ou conventionnelle des meubles inventoriés : ainsi le grand lit de la chambre rouge (chambre royale, Tancienne à hautes tapisseries) est estimé 600 Uvres, les cinq panneaux de tapisserie actuellement suspendus dans la grande salle des gardes sont estimés 60 Uvres et le reste à Tavenant.
L'estimation totale du mobilier monte à 24,654 livres.
La levée des scellés a été faite le !•' ventôse an 111, par André Dumay, juge au tribunal du directoire d'Issur-Tille, commis par arrêt de ce même directoire du 12 nivôse de la même année, assisté des citoyens Claude Poncet et Aubin Bureau, officiers municipaux, le gardien Estienne et Félix Claudon, notaire, ce dernier fondé de pouvoir de la citoyenne BoUioud (1).
Pendant plusieurs années, tous ses biens étant sous séquestre, M*"* de Saint-JuUien ne touchait pas de revenus. Elle adressa réclamation sur réclamation portant à 158,064 livres 3 sols 4 deniers et demi le montant des arrérages qui lui étaient dus, savoir :
Sur Fontaine 122,428' 6-1 M/2
Sur Fontenelle 22,505 7 9 1/2
Et sur Chaume 13,132 9 5 1/2 (2)
Par jugement du 27 juillet 1792 (an III), le district d*Is-sur-Tille ordonna une enquête. Les choses traînèrent en longueur et une transaction, dont les bases
(I et 2) Archives du château.