MADAME DE SAINT-JULUBN, HÈE LA TOUR-DU-PIN
précises me sont inconnues, termina cette affaire.
Malgré tous ses efforts, le gouvernement se vit contraint en Pan IV d'établir un emprunt forcé.
Le rôle de cet emprunt porte, pour le canton de Fontaine-Française, 24,631 livres 15 sols.
On peut, d'après le rôle de cette imposition, établir la valeur du papier-monnaie en l'an IV.
Aangnato. . . . 1.755.426M5* Talaat en argent i7.554i M441/2
Mandats 8.675 — 2.057 8 9
Espèces 1.381 13 5' — 1.381 13 5
EBéUnoadnaaz. 3.138 7 6 — 3 138 7 6
ToUnz . • . 1.763.691 15 11 — 24.181 15
Il y a pour décharge 500
Montant réel du rôle 24.631 15 (1).
Suivant une note du collecteur Epry, la communauté de Fontaine a été imposée pour l'emprunt forcé, en 1793 et 1794, à la somme de 17415 livres 4 sols 1 denier, compris un supplément de 84 livres 5 sols 10 deniers.
Cette somme a été payée, en sept fois, les ans III et IV de la république.
i.a perception de l'impôt se mettait annuellement en adjudication et c'était celui qui demandait le moins par livre qui était percepteur ou collecteur.
Ainsi, en l'an IV, la perception est adjugée à Biot moyennant 12 deniers ou 1 sol par livre.
En Tan VIII, à Varney Nicolas, limonadier, moyennant un centime par franc.
En Fan IX, 22 prairial, à Meurice François, moyennant aussi un centime par franc*
(4) Archives da département, 6. Il, n* I.
406 HISTOIRE DE PO NTAINB-FRANÇÂISB
En Tan XI, 21 messidor, à Varney Nicolas, moyennant deux centimes par franc (1).
Plus tard, l'impôt a été perçu comme il Test encore aujourd'hui, directement par le receveur et les percepteurs.
Le cours de Targent était coté à la Bourse de Paris et suivait naturellement les événements.
Le 49 pluviôse an IV (1793), le prix moyen du loois d'or était de 6450 francs et celui du franc métallique de 268 livres, le tout en assignats.
Avec le temps, les esprits finirent par se calmer. Fontaine n'eut pas beaucoup à souffrir de tous les événements de la fin du xviir siècle : l'esprit bon et tranquille, comme toujours, les mœurs douces des habitants empêchèrent tout désordre et la population pat, sans trop de misère, supporter cette période et attaidre patiemment des jours meilleurs.
Les fêtes nationales ordonnées dans toute la France par le ministre de l'intérieur se célébrèrent ici comme partout ailleurs. Le port de la cocarde tricolore fut imposé, suivant arrêté du 5 nivôse an VI, par Tadministration municipale, M. Louis Rosat étant maire. Cet arrêté portait « invitation du port de la cocarde aux citoyens qui doivent se réunir pour les affafres de la communauté ou pour aller dans n'importe quelle séance, quelle assemblée (2). »
La taxe du blé et du pain avait été discutée et elle était devenue obligatoire.
En Tan IV, la livre de bled était taxée 3 fr.50 en mon- 1
(4) Archives du département, G. 4 1, no 3. (2) Ibid., I, 00- 4 et 3.