‹ Histoire de Fontaine-FrançaiseChapitre 64 sur 74 · DÉCÉDÉE LE 29 SEPT. 1725. DIEU AYT SON AME · texte numérisé non relu

DÉCÉDÉE LE 29 SEPT. 1725. DIEU AYT SON AME

Malheureusement, la plupart des tombes des xyt et XVII® siècles ont été brisées ou déplacées lors des réparations faites à Téglise dans le siècle dernier, et les débris de ces tombes, épars dans le pavage de la grande nef, ne peuvent nous fournir que des renseignements très incomplets.

On enterrait dans Féglise en plusieurs endroits désignés : au chœur (les seigneurs et la plupart des prêtres), sous le portail, sous le chapiteau, auprès de la grande porte, dans la chapelle des Gevrey, devant la chapelle de la sainte Vierge, vers les fonts baptismaux, devant la chapelle Saint-Georges qui pouvait bien se trouver où est aujourd'hui Tautel Saint-Eloi, etc.

Voici la nomenclature des prêtres inhumés dans réglise depuis le commencement du xvif siècle. Je n'ai rien trouvé précédant cette époque.

En 1605, M"^ Nicolas Labotte, curé-prieur de Fontaine ;

1671, Prudent Brouhot, prêtre familier de la chapelle des Gevrey;

1686, M'° Prudent Labotte, curé-prieur;

1714, Bénigne Courvoisier, ancien curé de Dampierre-sur- Vingeanne ;

1718, Didier Bonneviot, chapelain de la chapelle des Gevrey;

1733, Charles Morelet, prieur-curé de Fontaine, et Simond Minard, ancien curé de Fontaine;

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1740, M'' Arduin, prêtre familier de Fontaine;

1759, M'* Michel, chanoine de la Sainte-Chapelle de Dijon ;

1760, M'" Prodon, ci-devant curé de Fontaine; 1767, RebilUer, prêtre familier;

1779, J.-B. Ancemot, ancien chanoine de Semuren-Brionnais, né à Fontaine;

1784, Eloi-FéUx Ardouhin, ancien curé de Fontaine et Fontenelle, prêtre familier de la paroisse.

Je rappellerai ici que Fontaine-Française est une des premières paroisses de France où on ait tenu des registres de Fétat civil. Ils commencent en 1556.

Suivant ces registres, 98 inhumations ont été faites dans l'église, de 1669 à 1784.

Il me paraît intéressant de citer, comme personnages marquants, les noms qui suivent, en dehors des prêtres dont la liste a été donnée plus haut, et des tombes détruites qui se trouvent dans la chapelle des Gevrey.

1674, d'Omano, Jean-Gaston, comte de Bobigny, capitaine au régiment de la Feuillie ;

1678,Buvée, François, notaire royal, procureur d'office;

1688, Tournois, Anne, épouse de noble Jean-Jacques de Foulon, seigneur de Mirande, née à Fontaine;

1691, d'Arnault, Anne-Catherine, épouse de M. Jacques de Mazel, seigneur de Fontaine ;

1694, de Chabut, Chariotte, fille de M. de Chahut, seigneur de Percey-le-Grand;

1700, d'Audresson, Anne et François, jumeaux, âgés de sept jours, nés de Nicolas d'Audresson, capitaine de cavalerie, seigneur de Saint Martin et de dame Béatrix de Fontenet;

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1702, De Gigolez, Denise, veuve de Jacques de Fontenet de la Motte, lieuteuant-colonel de cavalerie ;

1703, de Lurens, Françoise, épouse de noble Alexandre de Fontenet, capitaine d'infanterie et propriétaire de la rente ou fief de la Craye ;

1710, dame de Chaillon de Frémont, épouse de François Miche du Fays (le Fahy), major au régiment de Montboisier ;

1714, Noble de Fontenet, Alexandre, ci-devant capitaine au régiment de Vaugrenant, propriétaire de la rente ou fief de la Craye ;

1720, de Fontenet, Joseph-Hubert» capitaine au régiment de Bauffremont;

1725, Dame Ardouhin, Jeanne, femme de noble François Quirot ;

1725, Dame Buvée, Jeanne, femme de noble Jean- Michel, seigneur d'Attricourt, conseiller du roi ;

1727, Dame Claude de Mazel, veuve de Louis de la Tour-du-Pin, dame de Fontaine-Française ;

1730, Jehan Michel, conseiller du roi, greffier en chef du bureau des finances, maire perpétuel de Fontaine-Française ;

1746, Haut et puissant Seigneur, Jacques de la Tourdu-Pin, chevalier, marquis de la Charce, seigneur de Fontaine, Fouvent, laFerté, etc., souverain de Chaume;

1754, d'Attricourt, François-Armand, fils de Hugues- Jacques d'Attricourt, écuyer, capitaine au régiment de Rouergue (1) ;

1774, Michel, Michelle, veuve de Bénigne Guillardet,

(4) n y avait au commencement da zviii* siècle beaucoup de soldats à Fontaine, c*est ce qui explique les inhumations, dans Téglise, de plusieurs officiers, de leurs femmes et môme de leurs enfants.

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seigneur d'Avot, avocat général à la Chambre des comptes de Dijon.

Je terminerai ce chapitre par la nomenclature des curés de Fontaine, suivant les notes que j'ai pu recueillir, assez incomplètes d'ailleurs, depuis 1556, époque vers laquelle le curé de Fontaine a commencé de tenir le registre des baptêmes, mariages et enterrements.

Mais on trouve déjà, en 1445, Robert Duchet, curé de Fontaine et aussi chapelain du château.

En 1464, Messire Nicolas de Saigne y.

Dom Miguel-le-Brun, prieur, prend le titre de Curé primitif de l'église de Saint-Sulpice de Fontaine. Il vivait encore vers 1556.

Messire (1) Nicolas Labotte est curé et prieur de Fontaine pendant quarante-huit ans, de 1557 à 1605. C'est lui qui a écrit les relations du combat du 5 juin 1595 sur le registre des baptêmes.

Son neveu, Messire Prudent Labotte, aussi prieur, lui succède. Il a été curé pendant cinquante-deux ans, de 1605 à 1657.

Je trouve dans les archives du château la note suivante : « le 21 août 1657, honorable et discrète personne Messire Prudent Labotte a résigné sa cure de Fontaine-Françoise en faveur de M. Buvée, docteur en Sainte-Théologie, qui en a pris possession le lundi 10 novembre 1657. *

M. Buvée signe les registres, pour la dernière fois, le 5 janvier 1669 ; il a été curé pendant 12 ans.

(1) Je me sers de ce titre de Messire parce que je l'ai trouvé sur les actes authentiques de Tépoque, sachant bien qu*uQ prieur doit être nommé Dom et non Messire.

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Les actes sont ensuite signés Meschine, curé, jusqu^aa 7 juin. Et dès le 24 novembre 1669, jusqu'au 26 janvier 1670, M. de la Loge, curé, signe alternativement avec M. Senelle, prêtre régulier.

M. Fanuol ou Fanuel» prêtre, signe du 11 février 1670au9juUlet 1671-

Il a pour successeur M. Minard, prêtre curé, du 11 juillet 1671 au 2 avril 1672; et de là au 24 février 1601 il signe les registresalternalivementavecM.Bonneviot, prêtre familier de la chapelle des Gevrey, Montvoisin, curé de Dampierre, Morelet, prêtre et Théophane de Saint-Aignan, supérieur des capucins dls-sur-Tdle, en l'absence du curé Minard, qui a pour successeur M. Morelet Charles, prieur, prêtre et curé, du 2 mars 1691 au mois de mars 1733^ soit 42 ans.

Il a pour successeur M. Billard, qui signe avec le prêtre Arduin de 1733 au 16 décembre 1741.

A cette date M. Prodhon ou Prodon est curé, et il exerce son ministère avec M. Fourcault, prêtre (parent du célèbre empailleur d'oiseaux) jusqu'en 1759.

Le 11 mai 1759, M. Arduin, qui était déjà prêtre familier de la chapelle des Gevrey, devint curé de Fontaine et signe les actes jusqu'au 30 janvier 1781, 22 ans, avec Rebeller, devenu prêtre famiUer et Pelletier, desservants.

M. Bellon succède à M. Arduin et signe les actes du 4 février 178 1 au 26 novembre 1792, l'an II de la République. Je crois qu'il a dû exercer pendant la Révolution, mais d'une manière très irrégulière et certainement secrète. Enl803 il est nommé curé d'Orain.

M. Poupas est nommé curé de Fontaine en 1799. En 1802, révêque le change et nomme M. Claude-Bénigne Lompré ; mais il est probable qu'il ne fut pas installé,

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car le 28 pluviôse an XI (1802) les habitants et le con seil réclament le maintien de M. Poupas, aimé et estimé de toute la commune. L'évéque fit droit.

11 meurt le 16 août 1806, à Tàge de 45 ans et est remplacé par M. Barnaveaud, le 2 novembre de la même année.

Il a pour successeur, en 1818, M. Vincent Maillard, qui meurt le 7 décembre 1827, à Tâge de 60 ans.

M. Oudot, qui lui succède pendant huit ans, a été ensuite curé de Notre-Dame de Dijon, et est mort à Chalindrey, son pays natal.

La nomination de M. Oudot à Notre-Dame de Dijon laissa, pendant deux ans environ, veuve de tout titulaire réglise de Fontaine, par suite de difficultés suscitées à l'administration diocésaine de W Rey, alors évêque de Dijon. C'est ce qui explique la nomination à cette époque d'un pro-cur^de Fontaine. Ce fut l'abbé Drouelle, actuellement curé de Beaumont-sur-Vingeanne, qui fut délégué sous ce titre au sortir de son ordination et prit soin de cette paroisse du 10 juin 1834 au 12 octobre 1835.

M, Lévêque, Jean, qui succéda réellement à M. Oudot, en 1836, meurt à Fontaine le 17 février 1838, âgé de 60 ans.

M. Rose, nommé en 1838, occupe la cure de Fontaine jusqu'au mois d'août 1855. Il se retire pendant quelques années dans la petite paroisse deCourchamp et meurt à Dijon, en 1876. On a ramené son corps à Fontaine où il est inhumé.

M. Dard, pendant si longtemps notre digne et bon curé, est arrivé à Fontaine le 29 août 1855 et a été installé le 3 septembre, jour de la fête patronale.

Après 31 ans de sacerdoce à Fontaine-Française,

M. Tabbé Dard, aimé, vénéré et respecté de tons s» paroissiens, sans exception, a été atteint d'une terrible maladie qui Fa cloué pendant des années sur son lit de douleur.

Obligé de démissionner, il meurt à Fontaine le 15 février 1891, a été inhumé au cimetière de cette paroisse et remplacé par M. Tabbé Contausset, curé de Trouhans, âgé de 63 ans.

Sur la proposition de Msr^ Lecot, évéque de Dijon, M. Contausset a été agréé par décret présidentiel da 20 novembre 1886.

Sa nomination par Monseigneur est du 6 décembre suivant. Il est arrivé à Fontaine le 15 et a été installé le dimanche 19 par M. Fabbé Bourgeois, curé-doyen de Mirebeau, au milieu d'un grand concours de fidèles.

Des pensions ont été accordées aux ci-devant ecclésiastiques du canton de Fontaine-Française, à la chaîne du Trésor National, par la loi du 2** jour complémentaire ou des sans-culotides de l'an II, savoir :

A Bellon Pierre, ex-curé de Fontaine, 800 livres, 44 ans.

Cimeret, Nicolas, ex-bénédictin, de Fontaine, ISDO livres, 72 ans.

Morelet, Antoine, ex-bernardin, de Fontaine, 1000 livres, 67 ans.

Simonin, Pierre, ex-religieux à Saint-Seine, 800 livres, 46 ans.

Deléry, Julien, ex-curé deSacquenay et Courchamp, 1200 livres, 72 ans.

Le François, Nicolas, ex-bernardin, de Sacquenay, 1000 livres, 68 ans.

Il est bon d'expliquer que Sacquenay était alors da

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doyenné et du canton de Fontaine. Montigny-sur-Vingeanne était le chef-lieu d'un autre canton, comprenant toutes les communes sur la Vingeanne depuis Pouilly jusqu'à Courchamp.

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