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(1) Pasquier, liv. i 3 , lett. 6. De Thou , liv. 9 3 . (2,) Mém. de la ligue, tom. 3 .
se présenta , le 26 janvier , aux portes de Paris , pour interdire le parlement et les autres cours souveraines, on le mit en prison j il fut menacé de la corde et renvoyé sans réponse. Le roi avait transféré le parlement, la chambre des comptes , et la cour des aides , à 1 ours et à Chàlons. Plusieurs présidens et un assez grand nombre de conseillers , étant sortis clandestinement de Paris, tinrent leurs séances dans ces deux villes jusqu’à la réduction de Paris en i5q 4 j le plus grand nombre continua ses fonctions dans la capitale (1).
Henri recevait chaque jour la nouvelle de quelque révolte. La perle d’Orléans lui fut extrêmement sensible à cause de sa proximité de Blois, Un fort tenait oucore pour lqi) il y avait envoyé le maréchal d’Aumont immédiatement après le meurtre des Guise , avec une partie du régiment des gardes. Claude de Lorraine , chevalier d’Aumale , vint au secours des ligueurs d’Orléans avec des troupes sorties de Paris. 11 attaqua ce poste avec tant de vigueur que le maréchal d’Aumont , désespérant de le défendre , en sortit avec quatre cents hommes ,
( 1 ) Voici ce qu’on trouve à ce sujet dans un manuscrit de BluDcbard : Auguste de Thou présida avec Nicolas Poitier à la chambre du parlement qui fut établie à Châlons, lorsque le parlement fut transféré à Tours par un édit du mois de février l58q.
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y laissant une seule compagnie d’infanterie qui se rendit par composition.
Mais le roi paraissait surtout très-embarrassé sur la manière d’apaiser le pape (i). Il avait envoyé des instructions très-amples à Jean de Vivonne, son ambassadeur à Rome. Sixte- Quint , à la première nouvelle de la mort du cardinal de Guise, n’en parut pas fort ému 3 le cardinal de Joyeuse lui portant des plaintes amères, il lui répondit que ce sort était ordinaire à ceux qui , ayant cabalé contre leur souverain, ne prenaient pas assez de précautions èdntre les effets de leur vengeance. Mais , ayant appris quelques jours après l’emprisonnement du cardinal de Bourbon et de l’archevêque de Lyon , ce pontife , d’un caractère impétueux, fit éclater les transports de son indignation. En vain l’ambassadeur de France insistait sur le crime de lèse-majesté commis par le cardinal de Guise , et dont le cardinal de Bourbon et l’archevêque de Lyon, frère du cardinal de Guise , étaient complices. Le pape inflexible , exigeait que ces prélats fussent remis en liberté.
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( 1 ) Davila, Gnerr. civ. de France, üv. 3o.