‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 12 sur 17 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

i.j3i jugement injustement prononcé contre Jeanne. Ces misérables, vendant aux Anglais leur honneur et leur conscience, ne les avaient pas contentés , mais ils se proposaient de les contente# bientôt.

Jeanne demandait d’être enfermée dans les prisons de l’archevêché , où elle espérait d’éprouver des traitemens moins rigoureux. On la ramena dans le même cachot. Ses gardiens, prenant le temps de son sommeil, enlèvent ses robes de femmes et leur substituent ses habits d’hommes j apercevant cet habit à son re'veil, elle demandait celui de son sexe: personne ne l’écoutail. La crainte de violer sa parole la retint au lit jusqu’à midi ; pressée par un besoin naturel, elle se couvrit du seul habit dont elle pouvait disposer.

A l’instant plusieurs témoins viennent constater sa prétendue transgression. Les juges accourent à la prison. On dresse un procèsverbal. Un des juges, nommé André Marguerie, voulait légaliser leur opération en interrogeant la prisonnière. Cette proposition tendait à manifester la vérité ; elle fut sur le point de coûter la vie à celui qui l'avait hasardée. D’autres juges, honteux d’avoir prêté leur ministère à cette infamie , se retirèrent. Couchon, transporté de joie, rencontrant le comte de Varwick en sortant de la prison ,

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lui cria de loin : Nous tenons Jeanne, vous serez satisfait de son supplice.

Les juges se rassemblèrent le lendemain , Jeanne d’Arc lut condamnée comme relapse , excommuuiée et livrée à la justice séculière. L’inquisition employait cette formule en dévouant ses victimes au supplice du feu.

La plupart des écrivains, sacrifiant la vérité aux embellisscmensde l’histoire , assurent que Jeanne d’Arc reçut son arrêt de mort avec intrépidité ; mais , comme le témoignent les Chroniques contemporaines, et comme l’avoue Viilaret, elle se livra aux cris et aux larmes : faiblesse très-compatible avec l’audace montrée dans les combats; il est bien différent d’affronter dans les champs de bataille une mort glorieuse et incertaine , ou de périr inévitablement condamné au plus affreux supplice.

On la pressa de nouveau d’avouer la fourberie dont elle s’était servie pour tromper le roi Charles. Dans ces tristes inslans elle u’a- , vait aucun intérêt à cacher la vérité. Jeanne, " lui dit l’évêque de Beauvais , vos voix, nous avez-vous dit souvent, vous promettaient votre liberté, elles vous ont déçue; dites-nous la vérité. Je me suis vainement flattée de ma délivrance, répondit Jeanne, mais sans trahir ma conscience, je ne saurais élever des doutes

Jeanne, descendant de l’échafaud, dit à haute voix à l’évêque de Beauvais : llo, mine faux et cruel, quel mal vous ai-je donc fait, ne sentez-vous aucun remords d’avoir promis à une femme de la réconcilier avec l’église, et de la livrer au supplice le plus horrible. Jeanne se jeta à genoux, implora l'Etre-Suprême, recommanda ses derniers instans à la commisération de ceux dont elle e'tait entourée. Elle eut la généreuse assurance de faire des vœux en faveur de son roi, et se résigna à sa destinée. Le bailli de Rouen , mandé pour repre'senter la justice séculière, ne prononça que ces mots : Menez-la.

En face du bûcher on lisait cette inscription sur un tableau : Jeanne menleresse, pernicieuse, abuseresse des peuples, devineresse, superstitieuse, blasphèmeresse de Dieu, malcroyante de la foi , idolâtre , cruelle, dissolue, apostate, schismatique et hérétique. Le bourreau tremblant s’avançait et la reçut des mains des archers. Elle demanda un crucifix, l’approcha de sa bouche et monta sur le bûcher.

Les Anglais, ne voulant laisser aucun doute de sa mort, avaient donné au bûcher une élévation extraordinaire. Ses cendres rassemblées par ordre du cardinal de Winchester , furent jetées dans la Seine.

Ainsi périt une fille de dix-huit ans, assez

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heureuse pour avoir rendu à sa pallie les plus importans services. On lui eût élevé des aulcls dans les temps héroïques oï les hommes plaçaient dans le ciel leurs libérateurs. Sa mort couvrira le duc de Bedfort d’une infamie éternelle j mais quel nom faut-il donner à la conduite du roi Charles? Ne devait-il pas réclamer hautement cette héroïne , exiger sa liberté ; d’après les lois de la guerre , en payant sa rançon. Quel nom faut-il donner au général français qui lit baisser la herse de la porte de Compïègne , et mit ainsi une guerrière généreuse entre les mains de ses ennemis acharnés? Quel nom faut-il donner à ceux qui l’avaient abandonnée durant plusieurs heures sous les murs de Paris ? Tout prouve que, dans le conseil de Charles , exista le complot de perdre une guerrière au-dessus des récompenses ; et dont la présence pouvait être importune à ceux dont les artifices avaient abusé de sa crédulité , et qui redoutaient la découverte de leur secret.

Depuis ce détestable assassinat, les juges se voyaient exposés à la haine des habitans de Rouen , chacun les fuyait comme des objets d’exécration. On publia, au nom du roi d'Angleterre, un écrit contenant un sommaire de la prise , du procès et du supplice de Jeanne, il lut adressé à l’empereur, au pape et aux

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principales puissances de l’Europe ; le ministère anglais rendait compte de cette procédure comme un événement mémorable. Un Dominicain , inquisiteur de la foi , prononça dans Paris, une virulente déclamation contre Jeanne. Son apologie ne fut publiée que vingt ans après, par Pierre Cibole, chancelier de l’université.

Les choses changeaient alors. Charles commandait dans Paris. CalixtellI, à la sollicitation de ce prince, avait autorisé l’archevêque de Rheims , et les évêques de Paris et de Coutances , à revoir le procès de la libératrice de la France. Les informations furent dirigées à la requête de Jean et de Pierre d’Arc, frères de l’illustre guerrière ; on conserve les dépositions de cent douze témoins, tous rendent justice à cette héroïne. Par une sentence du 7 juillet 1 456 , le jugement prononcé contre elle fut déclaré nul, abusif et manifestement vexatoire. Une croix fut érigée sur le lieu où Jeanne avait terminé sa vie. J’y ai vu la statue de cette fille célèbre.

Malgré la perfidie et l’iniquité de cette procédure , on n’osa pas poursuivre les juges par les formes criminelles , il ne fut pas question de les pynir avant le règne de Louis XI. La plupart d’entre eux étaient morts presque tous misérablement. Deux seuls restaient, ils pc-

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rirent par le supplice dans lequel Jeanne d’Arc avait terminé sa vie.

22 . Il était aisé au duc de Bedfod de livrer aux flammes une fille infortunée. Cette atrocité n’augmentait pas ses forces en France. La guerrière dont le seul aspect mettait les Anglais en fuite, n’existait plus. Mais l’impulsion donnée par son héroïque courage subsistait. L’esprit de Jeanne d’Arc planait sur les armées françaises. Les Anglais avaient été forcés d abandonner le siège de Compiègne, après six semaines d’attaques infructueuses. Toutes leurs autres expéditions n’éprouvaient pas uu meilleur succès. Charles se présentant dans une ville occupée par les Anglais, la garnison seule combattait contre lui. Les bourgeois au contraire disputaient , aux gens de guerre , l’honneur de défendre les villes françaises attaquées par les Anglais. Cette différence prouve combien il est difficile de se rendre maître d’un grand royaume contre le gré de ses habitans. Les Français rendaient vains tous les efforts des troupes anglaises; 'dans un temps où le roi Charles obsédé par ses favoris et par ses maîtresses, languissait dans une inconcevable indolence.

Jamais monarque affermi sur le trône , dans l’ivresse d’une longue prospérité, n’avait montré plus d’insouciance. 11 passait sa vie dans

les plaisirs et dans les fêtes, laissant à ses gé- »43i néraux l’honneur et les dangers des combats et de la victoire; à cette inaction doit être attribuée la lenteur de ses succès , toutes les circonstances tendaient à les rendre plus rapides.

Artus, comte de Richemont, venant à la cour prendre le commandement des armées en qualité de connétable de France, la trouva eu proie aux cabales, aux intrigues; la comtesse de Joyeuse partageait avec la belle Agnès Sorel l'affection du prince, les barons se divisaient entre ces deux favorites. Cette division excitait d’extrêmes désordres dans l’intérieur du palais , où Charles ne savait pas faire respecter son autorité. Le dauphin d’Auvergne fut tué en plein conseil en présence du roi , par Tanegui Duchâtel. Les registres du parlement attestant ce crinle, ne font mem tion d’aucune poursuite juridique.

Richemont avait levé à ses dépens une armée nombreuse , les favoris du roi , retenant les sommes destinées à sa nourriture , l’exposaient à une désertion prochaine. Le connétable, au désespoir , fait arrêter Giac, ministre des finances, le livre à une commission militaire, et lui fait trancher la tête. La fin tragique de ce favori devait intimider les autres ; cependant son successeur abusa de

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i43i sa place encore plus impudemment que n’avait fait Giac. Les généraux, les princes memes , indignés de l’arrogance de ce nouveau venu, priaient le connétable d'en faire prompte justice. 11 fut assassiné près du château de Poitiers ; Richemont se contenta . de dire au roi, que le bien de l’état avait exigé ce meurtre.

De cette manière ce général se procurait les moyens de retenir les troupes sous le drapeau , mais il mécontentait les courtisans accoutumés à tourner à leur profit la fortune publique; obligé de quitter la cour pour combattre les Anglais, il redoutait les intrigues de ses ennemis auprès d’un prince sans caractère. Ce prince ne pouvait se passer de confident , Richemont le savait; il voulut lui en donner un de sa main. Celait la Trémouille, le roi dit au connétable, au rapport des contemporains : Beau cousin, vous me le baillés, mais vous vous en repentirés, car je le connais mieux que vous.

Le connétable vint en Bretagne où les Anglais faisaient les plus horribles ravages. La Trémouille se rendit maître de l'esprit du roi pendant ce voyage; décidé à mettre tout en œuvre pour perdre son protecteur, il parlait continuellement du connétable comme d’un ambitieux, dont le despotisme vendait ses services au roi , au prix du sang des

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hommes les plus attachés aux intérêts de la 145 1 couronne. La mésintelligence entre la Trémouille et le connétable divisa bientôt la cour. Ce général , de retour auprès du roi , après avoir chassé les Anglais de Bretagne , se voyait presque sans crédit, s'était retiré au château de Partenay , dans le temps où les Anglais commençaient le siège d’Orléans. Cet imprudent monarque, victime de sa prévention , subordonnait son honneur et sa destinée^ aux caprices de son favori. 11 connaissait la zèle et les talens du connétable ; mais, effrayé par son inflexible austérité, il se livrait entièrement à un courtisan souple , dont l’adroit manège couvrait de fleurs l’abîme creusé sous ses pieds.

Le connétable vint se ranger à côté de Jeanne d’ Arc, à la tète de douze cents hommes d armes , et contribua au succès de cette héroïne. Cependant il fut exclus de la cérémonie du sacre , sous le prétexte de veiller à la conservation des provinces au sud de la Loire.

Charles , aveuglé par son excessive nonchalance semblait avoir remis les rênes de l’Etat à la Trémouille. L'honneur du nom français pouvait seul obliger tant de braves guerriers à courber leur tète sous le joug de ce favori : le moment arrivait où les choses allaient changer.

LaTrémouille au comble de la faveur, dési-

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»4-‘ rail le mariage de son fils avec la fille unique du comte de T houars, parent et ami du connétable. 11 destinait cette riche héritière au fils du duc de Bretagne, et l’emporta aisément sur le favori du roi. Égaré par le désir de la vengeance, ayant invité le comte de Thouars à une partie de chasse , le fait arrêter. Après une pareille violence , Richemont, prenant sous sa protection la comtesse de Thouars et sa fille , ^es conduisit dans son château de Parthenay.

Les conditions du mariage de Françoise de Thouars avec Pierre , prince de Bretagne »

étaient arrêtées. La jeune princesse fut confiée à la garde du duc de Bretagne, jusqu’au temps ou son mariage pourrait être consommé.

- 1432 Le plus funeste résultat de cette querelle fut l’inconcevable apathie de la cour durant le procès de Jeanne d’Arc. Charles croyait peutêtre les Anglais incapables de se déshonorer par le supplice d’une prisonnière dont les lois de la guerre rendaient la personne sacrée. Le bruit de sa mort, retentissant dans la France entière , tira le prince de sa léthargie. Chacun détestait le lâche favori dont le perfide silence avait donné aux Anglais le temps de consommer le plus abominable des crimes. La faveur de la Trémouille diminua.

Dans l’ivresse d’une longue prospérité, l’imprudent favori bornait son attention à sa

grandeur présente , tandis que la jalousie et la vengeance méditaient sa chute. La plupart des courtisans étaient devenus ses ennemis; Richemont, instruit des dispositions du roi et de la cour , se détermine à faire arrêter la Trémouillc , dans le château même où résidait le roi. Triste exemple de la nature , incertaine des liaisons formées dans les cours. On conjurait la ruine delaTrémouille sous ses yeux, et, parmi cette foule d’adorateurs de sa fortune , aucun ne l’instruisit de son danger.

Deux barons, par ordre du connétable, instruisent le roi de cet événement. Charles parut d’abord en suspens s’il devait approuver ou condamner une action aussi hardie. Les généraux apaisent son premier ressentiment. La disgrâce de laTrémouille produisit à peine l’impression légère d’un orage passager. Le connétable , éloigné de la cour, y parut avec éclat j Charles, oubliant avec faiblesse ce qu’il devait à sa dignité , se donna au moins un illustre défenseur.

a3. Le duc de Bedfort chargé en France du poids des affaires politiques succombait sous ce fardeau. La plupart de ses anciens compagnons d’armes étaient morts ou prisonniers.

On obtenait avec peine à Londres des subsides parlementaires et des renforts devenus absolument nécessaires. Une fatale expérience instruisait Bedfort que la seule présence de la

1431-143* garnison anglaise, dans la plupart des villes , les empêchait de se déclarer en faveur du roi Charles. Le régent ne pouvait pas même* compter sur l’attachement de Paris.

Dans l’espoir incertain d’obtenir la confiance des habitans de cet te capitale , il en avait confié le gouvernement au duc Philippe-le- Bon. Ce prince, dont les Anglais s’étaient flattés d’employer les forces à la conquête de la France, profitait de sa situation pour augmenter, pour consolider sa puissance. Maître de la personne de Jacqueline de Hainaut, il avait forcé cette princesse de le constituer son héritier avec promesse de ne jamais se remarier. Son union avec le duc de Glocester avait été déclarée nulle par une sentence du pape. Jacqueline mourut peu d’années après. Le duc Philippe resta en possession des comtés de Hainaut , de Hollande , de Zélande et de Frise. Ces provinces réunies au duché de Brabant, au marquisat d’Anvers, aux comtés de Namur, de Limbourg , et de Luxembourg , dont il avait hérité du duc de Brabant , le rendaient un des plus puissans princes de l’Europe.

Sa cour surpassait par son éclat celles des rois Henri et Charles. Le commerce d’Anvers, de Gand et de Bruges , répandait l’abondarïce dans les provinces d’alentour. Cette prospérité formait des liaisons nécessaires entre les habitans des Pays-Bas et les Anglais,

et obligeait le duc à garder une neutralité appa- i43»-‘43* rente entre les deux conlendans au trône de France. Mais plusieurs négociations précédentes et la marche des affaires laissaient apercevoir au duc de Bedfort les véritables dispositions du duc de Bourgogne. Il voyait clairt ment que ce prince affermi dans ses vastes Etats, et ayant à redouter les Anglais seuls, ne tarderait pas à se réconcilier ouvertement avec le chef de la maison royale de France. Maître de Paris , la réduction de cette capitale pouvait devenir le sceau de cette réconciliation. Bedfort, voulant éteindre le titre de lieutenantgénéral de France et de gouvernenr de Paris , donné au duc Philippe, résolut d’amener Henri VI en France, et de le faire couronner solennellement à Paris.

Henri VI arriva à Rouen en i43l. La cérémonie de son couronnement fut différée pendant dix-huit mois. Le voyage de ce prince avait été plusieurs fois annoncé au parlement de Paris. Les magistrats , trompés par cette fausse assurance , se hâtaient de régler les préparatifs de sa réception sans cesse retardée par de nouveaux délais. Ces délais tenaient à l’excessif embarras des finances anglaises.

a/}. Henri VI sortit de Rouen à la fin de novembre 14^1 avec une escorte de trois mille hommes, et arriva le i er décembre à Saint- Denys. Le prévôt des marchands et les éche-

-*31-1432 vins lui présentèrent hors des murs de Paris , les hommages ordinaires en ces solennités. Le monarque entra dans la ville . accompagné des cardinaux de Winchester et d’York , des ducs d’York et de Bedfort, des comtes Warwick , d’Arondel , de Salisbéri, deSuffolk, des évêques de Terroanne, de Beauvais, de Paris , de Noyon et d’Evreux. Aucun pair français ne se trouva à cette cérémonie ni à celle du sacre.

Henri, sans s’arrêter au palais desTournelles préparé pour le recevoir, vint résider dans le château de Vinceunes jusqu’au jour destiné à son sacre. Il reçut dans la cathédrale de Paris l’onction royale des mains du cardinal de Winchester. Deux couronnes brillaient sur l’autel. Une fut placée sur sa tête, l’autre resta auprès de lui. Ce double diadème désignait les deux royaumes , réunis en sa personne.

Le nouveau roi tint un lit de justice au parlement. Les assistans prêtèrent serment de fidélité entre les mains du comte de Ligny , créé chancelier de France ; en reconnaissance d’avoir livré aux Anglais Jeanne d’Arc, le duc de Bedfort lui avait confié les sceaux de France. Henri VI fit peu de séjour à Paris.

Bedfort le conduisit à Rouen. Il repassa en Angleterre dans les premiers jours de 14^2.

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