CHAPITRE XV
DEPUIS LA DESTRUCTION DU PARTI HUGUENOT JPSQU’a LA DÉCLARATION DE LA Clf.RRE A L’ESrAGNE (162!) à 1C3Ô).
Commencement de la lutte de Marie de Médicis contre Richelieu. — Résolution du cardinal d'agir en Italie : il est déclaré principal ministre d’Etat, et Louis XIII lui confère le titre de son lieutenant général avec pleins pouvoirs pour la guerre et pour la paix. — Secours prêtés par l’empereur aux Espagnols en Italie : négociations de Richelieu avec le roi de Suède, Gustave-Adolphe, pour rappeler Ferdinand II a la défense de l’Allemagne. — Le cardinal entre en Piémont à la tète de l’armée française : prise de Pignerol : conquête de la Savoie. Victoire d’Avigliaua : le marquisat de Saluces retourne & la France. — Mort de Charles-Emmanuel, suivie de celle de Spinota. — Les Français et les Espagnols, près d’en venir aux mains sous les murs de Casai, sont arrêtés par Mazarin, qui apporte le traité de paix signé A Ratisbonr.e. — L’Empereur a été contraint par le cri de l’Allemagne opprimée & destituer Walilslein de son commandement et à licencier ses troupes. Sincère elTort qu’il fait pour pacifier 1 Italie, où il ne peut plus accorder ses secours à l'Espagne. Règlement amiable de la succession de Mantoue. Les plénipotentiaires Irançais auprès de la diète de Ratiskonne souscrivent A cet arrangement, sur le bruit de la maladie de Louis XIII et de la chute prochaine de Richelieu. — Rétablissement du roi et son retour à Paris. Effort de la reine-mère pour lui arracher la destitution du cardinal : elle se croit triomphante. — Journet des dupes : Maria de Médicis v, i ne ne devient irréconciliable avec Richelieu. — Arrestation du maréchal de Marillac : le garde des sceaux , son frère, est remplacé par Châteauneuf. — Voyage de Compiègne : le roi y laisse sa mère, qui refuse d’obéir à l’i rdre de se rendre à Moulins, et franchit, pour ne la plus lepasser, la frontière des Pays-Bas. — Nouveaux honneurs dont le roi comble le cardinal. — Entrée de Gustave-Adolphe en Allemagne : victoire décisive qu’il remporte k Leipsig - ses rapides conquêtes le portent jusque sur la frontière dé la Lorraine.— LouisXIII, malgré la déloyauté du duc Charles IV , protège la Lorraine contre les Suédois, en s'établissant fortement dans le duché. — Monsieur, marié secrètement à Marguerite de Lorraine, travaille d'sccord avec Charles IV à appeler les Espagnols dans le royaume. — Barbare et inique exécution du maréchal de Marillac destinée à frapper les grands d'épouvante; nouvelles contraintes pour enchaîner la mauvaise foi du duc de Lorraine.— Monsieur entre à main armée en Bourgogne, et traverse le royaume pour rejoindre en Languedoc au duc de Montmorency, qu’il a entraîné dans sa rébellion. — Combat de Castelnaudary et défaite des rebelles. — Gaston sacrifie lâchement son complice. — La sympathie
TABLE DES MATIÈRES
universelle qu’excite le sort ilu duc de Montmorency n'empêche pas .«on supplice. — Monsieur île nouveau hors de France. — Maladie du cardinal et espérantes qu'elle donne à ses ennemis : destitution et emprisonnement de Châleannenf. — Evénements d'Allemagne : Waldsiein. rappelé A la tète des armées impériales, est opposé à Gustave Adolphe ; bataille de Lutzen; mon et victoire du héros suédois. — Richelieu, tout en prévoyant pour la France l’inévitalle nécessité d'entrer désormais dans la guerre de Trente ans, fait tout pour en retarder le moment. — Châtiment infligé au duc rte Lorraine; entrée du roi à Nancy; ahd cation tle Charles IV : son frère et son successeur le cardinal François se retire en fugitif à Florence. — Punition humiliante du vieux duc d'Epernon. — Traité odieux conclu par Gaston avec le marquis d’Aytone, gouverneur des Pays-Bas : Richelieu n’en travaille pas moins avec succès à obtenir la rentrée de ce prince en France. — La défaite essuyee par le duc Bernard de Saxe Wevmar è Nordlingen ohlige Iti-
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veaus traités conclus avec la Suède, les princes protestants d’ Allemagne et les Provinces-Unies. — La prise de Trêves et l'enlèvement de l'archevêque électeur de celte ville, allié de la France, fournissent au cardinal un motif pour déclarer la guerre à l'Espagne. Solennité de cette déclaration. — Fondation de l’Académie française 115