CHAPITRE XIV
depuis l’ avènement au pouvoir no CARDINAL DK richelieu jusqu’à LA DESTRUCTION DU PARTI HUOUENOT (1624 à 1629).
Plans de Richelieu développés devant Louis XIII, dès son avènement au ministère : difficultés qu'il trouve à les accomplir.— Renvoi de la Vieuviile. — Les deux branches de la maison d’Autriche sont redevenues menaçantes pour la France avec l'habileté de Ferdinand I! et la remuante activité d'Olivarès : système de guerre indirecte adopté par Richelieu pour combattre un ennemi trop puissant pour l’attaquer de front. — Expédition contre les forteresses de la Valleline. — Mariage de
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Henriette-Marie de France avec Charles 1", roi d’Angleterre. — Les huguenots, maigri les gages que leur donne la politique de Richelieu , profitent de ses embarras pour reprendre les armes. — Singulière situation du cardinal, forcé de guerroyer à la fois contre les protestants et contre le pape dont il a chassé les troupes de la Valleline. — Richelieu met plus d'habileté que de loyauté à sortir de cette situation. — Leurre qu'il présente à Buckingham pour qu’il engage les huguenots à poser les armes. En même temps que la pais est conclue avec eus, l’afTaire de la Vaheline est réglée par un arrangement provisoire, mais pacifique. Mécontentement des alliés de Richelieu contre ce jeu double de sa politique. — Les complots de cour commencent contre lui : conspiration de Chalais. — Monsieur, qui y est entré, est contraint d’épouser Mlle de Montpensicr et reçoit le duché d’Orléans en apanage. — Exécution de Chalais : exil de la duchesse de Chevreusc. — Toutes les pensées du cardinal se tournent vers l’aneantissement de la puissance politique du parti huguenot. — Assemblée des notables au palais des Tuileries; édit pour la démolition des foitcresses inutiles à la défense du royaume: paroles royales destinées à rassurer les consciences de ses sujets huguenots contre les coups que leur organisation politique va recevoir. — Buckinsjham décide Charles I" à déclarer la guerre & la France. — Avertissement donné aux grands du royaume par l'exécution du comte de Boulteville. — Debarquement des Anglais dans l’ile de Re : intrépide défense de Toiras. — La maladie du roi retarde l’arrivée des secours; ango sses de Richelieu. — Rétablissement de Louis XIII : les Anglais sont chassés, et Buckingham abandonne la Rochelle aux coups du cardinal. — Ressources des R xhellois dans la lutte en apparence si inégale qu’ils ont à soutenir contre toutes les forces du royaume. La majeure partie de la noblesse leur est tacitement favorable par haine contre Richelieu : Buckingham leur a promis en se retirant les secours de l'Angle erre. — Infatigable activité du cardinal : ordre et discipline qu’il établit dans le camp royal : son ctat-iuajor ecclésiastique. — Travaux par terre et par mer ; construction de la fameuse digue. — Louis XIII ennuyé quille le camp et laisse Richelmu devant la ville assiégée avec le litre de son lieutenant général en son armée. — Embarras suscités au cardinal par l’affaire de la succession de Gonzague : il presse et obtient le retour du roi. — Résolution prive de ne secourir qu'indirectemcnl Casai et Mantoue, et de poursuivre le siège de la Rochelle. — Jean Guiton est nommé maire de cette ville : son indomptable énergie. — Arrivée de la flotte anglaise sous le comte de Denbigh : elle se relire sans avoir pu rien tenter. — Détresse des Rochellois : leurs supplications au roi d Angleterre. Buckingham est assassiné A Portsmoutli, au moment de s'embarquer pour les secourir. — La flotte part sous le commandement de lord Lindsay : sa démonstration impuissante contre la digue : effort également inutile de l'amiral anglais pour négocier en faveur de la Rochelle. Soumission de la ville : elle perd ses franchises républicaines, mais garde le libre exercice du culte réformé. — L’adatre de la succession de Gonzague ne permet pas de poursuivre immédiatement la ruine du parti huguenot. Richelieu décide le roi à passer les Alpes; combat du Pas de Suzc : tiaité imposé au duc de Savoie. Paix avec l'Angleterre. — Le roi et le cardinal entrent en Languedoc pour y porter les derniers coups à l'insurrection protestante. Prise de Privas suivie de rigoureuses exécutions. — Rohan sans espoir
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se résigre à solliciter le pardon royal pour lo corps des églises : traité de Nîmes. Retraite de Rohan à Venise. — Entrée du cardinal à Montauban, la dernière des villes protestantes & se roumettre. Toutes ces villes voient leurs fortifications démolies. — Le jugement de l’histoire ne peut être que favorable à cet acte du gouvernement de Richelieu.. 73