‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 47 sur 51 · DEPUIS LE COMMENCEMENT JUSQU’A LA FIN DR LA FRONDE · texte numérisé non relu

DEPUIS LE COMMENCEMENT JUSQU’A LA FIN DR LA FRONDE

Caractère véritable de la Fronde , et ses tristes résultats. — Opposition violente du Parlement à Vedil du tarif, la meilleure des conceptions financières d’Emerv. L’édit du rachat trouve les esprits encore plus irrités: arrêt d’union eutre les quatre cours souveraines. — Le conseil du roi casse cet arrêt: le Parlement ti’en ordonne pas moins la réunion des députés des quatre cours dans la chambre de Saint-Louis. Articles votés dans cette chambre. — Lit de justice dans lequel la régente ac-

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corde une partie dos garanties réclamées par les articles et refuse le reste. — Le Parlement amende la déclaration royale. Irritation d’Anne d’Autriche: la victoire de Lens lui inspire la pensée et lui fournit l’cccasion de frapper un coup d'État contre les.qualre compagnies. — L’arrestation du conseiller Broussel devient & Paris le signal d’une émeute formidable. — Projets de vengeance du coadjuteur de Retz contre la régente qui a méconnu ses services : nouvelle journée des barricades. La régente est forcée de capituler avec la sédition et do rendre la liberté à Broussol. — Arrivée du prince de Condé à Paris; il ne prête pas à la cour l'appui qu'elle attendait de lui, et s’unit au duc d’Orléans, pour faire accepter d'Anne d'Autriche et de Mazarin toutes les décisions de la chambre de Saint-Louis — Joie causée dans Paris par ce triomphe : le traité de Westphalio qui vient d’ètre signé pass inaperçu au milieu, de l'enivrement de la victoire populaire. — Progrès de la haine et du mépris public contre Mazarin. Longue hésitation de M. le Pri nce entre le ministre et le coadjuteur. 11 huit par se ranger du côté de la cour, en se faisant payer son dévouement. — Anne d'Autriche quitte Paris pour aller s’établir au cbSteau de Saint-Germain, et appelle les troupes de l’armée de Flandre que l'hiver rend inactives. — Le parlement met Taris en état de défense et ne recule point devant la guerre civile. — Princes et grands seigneurs chefs de l'armée parisienne: la duchesse de Longueville et la duchesse de Bouillon à l’hôtel de ville. — Escarmouches sous les murs de Paris: guerre de plume; les mazarinades. — Les chefs de la Fronde négocient avec l’Espagne; moine espagnol introduit dans le Parlement. — Le premier président Mathieu Mole et le président de Mesmes sont députés à Saint-Germain : héroïque courage de Molé à son retour devant la multitude furieuse. — Conférences de Ruel: Mathieu Molé et de Mesmes, au risque de leur vie, en brusquent l'issue. P rix de Ruel. — Funeste influence de Mme de Longueville sur l’esprit de son frère: M, le Prince s'agite dans l'intrigue à Paris, au lieu d'aller reprendre le commandement de son armée. — Echec du comte d’Harcourt devant Cambrai. —Rentrée de la régente et du jeune r.d à Paris. Condé humilie Mazarin et irrite Anne d’Autriche par les insolentes conditions qu'il met à son alliance. — Mazarin le met aux prises avec les chefs de la Fronde. — Condé, en guerre ouverte avec eux. n’en ménage pas davantage Anne d’Autriche. — Entrevue et réconciliation de la régente et du coadjuteur. — Arrestation des princes de Condé et de Conti et du duc de Longueville. — Les dépouilles de la maison de Condé sont partagées entre les frondeurs. — Seconde époque de la Fronde ; rôle qu'y jouent les femmes. — Fuite aventureuse de la duchesse de Longueville : elle entraîne Turenne dans l'alliance espagnole.— Prise d'armes des ducs de Bouillon, de la Rochefoucauld et de la Trémoille en Limousin, en Angoumois et en Poitou. — La princesse de Condé s’échappe de Chantilly, avec son jeune fils, et est conduite par Lenet dans la forteresse de Montrond en Berry. — Lenet négocie pour elle avec le parlement de Bordeaux: elle est reçue dans cette villo, et les seigmurs qui ont levé pour elle leur bannière s'y introduisent. malgré le parlement. — Guerre civile sous les murs de Bordeaux : Mazai in y mène la reine-mère et le jeune roi.— Paix conclue par l'entremise du duc d’Orléans, sous l’influence du coadjuteur. — Jeu périlleux de Mazarin qui refuse de rendre la liberté aux princes et de se réconcilier avec eux, en même temps qu’il se joue des chefs de la

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Fronde — Pacte du coadjuteur ave: Anne de Goiza jue pour ur.ir l'ancienne et la nouvelle Fronde, et amener la liberté des princes prisonnier*. — Requête prérentée au Parlement par la princesse >'e Comté. —La Champagne est sauvée de l'invasion de Turentte par la victoite de Relbel, que remporte Du Plessis Pnaslin . assisté de Mazarin. — Retour du cardinal & Paris; il refuse une dernière fois l'alliance des princes.

— Remontrances du parlement pour réclamer leur liberté, suivies d’un arrêt par lequel la régente est suppliée d'éloigner Mazarin de ses conseils. — Anne d’Autriche veut se rendre au Havre où les princes prisonniers ont été transportés: son projet est trahi parle garde des sceaux Chéteauneuf. et elle est retenue prisonnière par l'cmeute qui envahit le Palais- Royal. — Mazarin va-au Havre délivrer les princes; mais les ofTres qu'il leur fait sont repoussées et il est obligé de quitter le royaume. — Retour triomphal des princes à Paris: toute-puissance momentanée de Condé. — Conditions exorbitantes auxquelles il met sa réconciliation avec la régente et le rappel de Mazarin. — Anne, habilement conseillée par Mazarin, le brouille avec les frondeurs. — M. le Prince, accusé de correspondance avec l’Espagne, en appelle au Parlement: le coadjuteur lui dispute audacieusement le pavé, et la guerre civile semble près de commencer au palais de justice. — Majorité de Louis XIV: déclaration lue devant le parlement en faveur de l’innocence de Condé. — Dernières propositions qui lui sont faites par la cour; se3 hésitations ; il cède au fatal ascendant de la duchesse de Longueville, et part pour Bordeaux, résolu à commencer la guerre civile. — Troisième période de la Fronde : la cour, les princes et le Parlement forment trois partis séparés. — Misères horribles déchaînées sur le royaume par la guerre civile, jointe à la guerre étrangère. — Turenne rallié A la cause rojale. — Premiers coups frappés par Condé en Guyenne. Le comte d'Harcourt, A la tète des forces royales, l’arrêie deyanl Cognac. — Mazarin rentre en France avec une armée et va rejoindre A Poiiiers le roi et la reine-mère. — Nouvel arrêt du Parlement contre lui plus violent que les précédents. — Le comte d’Harcourt est laissé en face de M. le Prince, tandis que Turenne reprend avec le roi la route de Paris. — Mademoiselle de Montpensier fait déclarer Orléans en faveur des princes. — Leur armée barre le chemin à celle du roi: arrivée soudaine de Condé, qui tombe sur les quartiers du maréchal d'Hocqincourt. — Combat de Bleneau : le sang-froid et la fermeté de Turenne sauvent l’armée rojale. — Faute de M. le Prince en se rendant à Paris. oU son rôle n’est plus que celui d'un factieux. — Son alliance avec le duc d’Orléans ne lui donne ni le Parlement, ni la bourgeoisie ; et le laisse sans autre appui que la populace. — Violente invasion de la grand’chambre : le Parlement suspend ses séances. — Combat du faubourg Saint- Autoine; héroïsme de M. le Prince : Mademoiselle ouvre A son armée, près d èlre aélruite, les portes de Paris.

— M. le Prince veut A tout prix engager plus avant Paris dans sa cause; journée néfaste du A juillet 165Î: massacre de l'hôtel de ville. — Condé se croit un moment maitre de la capitale; mais la seule annonce de la retraite de Mazarin suffît à ramener Paris sous l'obéissance du roi. — Inutile cflurt de négociation tenté par le cardinal de Retz en faveur du duc d'Orléans: ce prince est exilé A Blois — Condé, plutôt que de se soumettre, se donne aux ennemis de la France.— Rentrée de Louis XIV à Paris. — Perte de Dunkerque et autres revers militaires de l'année

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1652, triste., fruits de la guerre civile. — Cette guerre continue encore à Bordeaux, où domine la faction démocratique de l’Ormée. — Turenne est envoyé contre M, le Prince , qui est entré en Champagne avec la patente de généralissime des armées de Philippe IV.— Arrestation du cardinal de Retz. — Retour de Mazarin. — Pacification de la Guyenne; fin de la Fronde 301

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