‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 45 sur 46 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

DEPUIS LA PAIX D'AIX-LA-CHAPELLE JUSQU’A LA GUERRE DE HOLLANDE (1668 A 1672).

Part qui revient & Louis XIV dans les grandes choses dont sont remplies ces années les plus belles de son règne. — Il s'associe à Colbert dans la rénovation de l'ordre administratif en France, -r Travaux financiers de Colbert; il a constamment en vue d'alléger les soufTrar.ces du peuple. — Reproches faits par la science moderne A ses mesures relatives au commerce des grains et à l’industrie manufacturière. — Protection accordée A la marine marchande dans l'intèrét de la marine militaire.

— Institution du régime des classes. — Grands travaux faits dans les ports, à Brest, A Rochefort, au Havre et A Dunkerque. — Etablissements coloniaux. Accroissement prodigieux du nombre des navires et des matelots. — Essais pour établir l'unité de tarif dans les douanes.

— Canal des deux mers. — Colbert est la personnification de la classe moyenne dans les conseils de Louis XIV. Il prèle au roi une assistance énergique et dévouée contre les privilèges de la magistrature. Ordonnance civile, ou Code Louis : ordonnance criminelle. — Organisation de la police; la Reynie premier lieutenant général de la police A Paris. — Colbert entre dans les vues de Louis XIV pour l'encouragement des lettres et des arts. La condition des beaux esprits et des artistes est relevée en France par la protection royale. —Le roi protecteur de l'Académie française. — Création successive de l'Académie des inscriptions et belles lettres et de l'Académie des sciences. — L'Académie d’architecture est jointe à celles de peinture et de sculpture fondées par Mazarin. — Splendeur littéraire de celte époque à laquelle appartiennent tous les chefs-d’œuvre de Molière, et une partie de ceux de Racine, de Boileau et de la Fontaine. — Mme de Sévigné et le duc de la Rochefoucauld. — Bossuet : ses sermons et ses premières oraisons funèbres. — Bourdaloue. — La gloire des arts est moindre que celle des lettres. — Lebrun est, dans le domaine de l’art, l'agent principal de la pensée de Louis XIV. — Jules Hardouin Mansart, architecte de Versailles. — Le Nôtre en ordonne les jardins. — Fête donnée en 1664 A Versailles A Mlle de la Vallière. — Construction des Invalides.

— Renouvellement de la querelle du jansénisme : quatre évêques donnent l’exemple de refuser leur signature au formulaire. — Mort de la mère Angélique Arnauld : elle laisse son esprit aux religieuses de Port-Royal, qui s'obstinent à ne point désavouer la doctrine condamnée par l'Eglise. — Rigueurs contre le monastère de Port-Royal de Paris; les solitaires sont dispersés. — Protection et refuge que leur accorde la duchesse de Longueville. — Avenement du pape Clément IX : il envoie en France le nonce Bargellini; conférences de Fontainebleau : la duchesse de Longueville et la princesse de Conti parviennent à amener la transaction éphémère, dite alors paix de religion. — Zèle du roi pour la conversion de ses sujets de la religion prétendue réformée ; conversion de Turenne. — Rôle de Bossuet dans celte importante affaire. — Bossuet précepteur du grand Dauphin; ouvrages composés

TABLE DES MATIÈRES

pour l'éducation de ce prince. — Motif réel qui détermine Louis XIV à la guerre contre la Hollande : jusqu’à quel point cette guerre fut l’abandon de la politique nationale de Richelieu et de Mazarin. — Préparatifs faits par Louvois pendant quatre ans. — Habiles négociations de Lionne pour isoler la Hollande en Europe. — Ses succès en Allemagne et en Suède. — Marché conclu entre les rois de France et d'Angleterre pour re partager la dépouille des Provinces-Unies : Charles II vend les libertés et la religion, mais non la grandeur de son peuple par cette convention. — Madame Henriette, duches>e d’Orléans : son voyage en Angleterre pour arrêter les bases du traité entre les deux monarques : son retour triomphal en France, sa mort soudaine. — Efforts du g' and pensionnaire Jean de Witt pour conjurer l’orage qui menace les Provinces-Unies. — Leibnitz est envoyé en France pour tâcher de détourner vers la conquête de l’Égypte l'ambition de Louis XIV : infructueuse tentative. — Mort de Lionne funeste au royaume dans celte grave circonstance. — Les soumissions des États généraux sont également repoussées à Saint-Germain et à Whitehall : déclaration de guerre des deux rois aux Provinces-Unies 465

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