SUITE ET FIN DU REGNE DE HENRI IV
Nouvel ordre de faits dans le règne de Henri IV. Grande tâche de restauration qu’il accomplit dans son royaume ; qualités qu’il y apporte; part d'honneur qui revient à Sully dans celle œuvre. — État des finances; merveilleui résultats obtenus par Sully en dis années d’administration.
— Encouragements prodigués à l'agriculture. Olivier de Serres. — Magnaneries. — Henri plus favorable à l’industrie et au commerce que son ministre; colonie du Canada. — Voies nouvelles ouvertes au trafic par terre et par eau: grand système de canalisation resté en projet : le canal de Briare seul eiécuté. — Routes et levées: 1er itornir. — Même œuvre de restauration dans l’ordre moral : Henri IV un des bienfaiteurs de l’église de France. Son ingérence, semblable à celle de Charlemagne, dans le gouvernement ecclésiastique. Eloges qui lui sont décernés par saint François de Sales. — Il favorise la réforme des ordres religieux : rappel des Jésuites qu’il avait laissé bannir : estime qu'il fait de cette compagnie. — Appui sûr et loyal qu'il prête en même temps aux réformés : fidèle exécution de l’édit de Nantes. — Son vœu pour l’unité de religion : joie qu’il témoigne de la victoire théologique de du Perron sur Duplessis Mornay dans le célèbre conférence de Fontainebleau. — Réforme de l’université de Paris : importance attachée par le roi au progrès des études. — Coup d’œil sur le mouvement intellectuel en France dans la seconde moitié du seizième siècle. — Joachim du Bellay et son illustration de la langue française. — Ronsard : admiration universelle dont il est l'objet chez ses contemporains; le jugement de Boileau est demeuré sur lui celui de la postérité. — Ni Desportes et Bertaut, membres de la Pléiade, ni D’Aubigné et Régnier, tous deux satiriques, ne donnent à la poésie la langue qu’elle doit parler. — Malherbe : sa haute et salutaire influence; c'est lui qui fixe la langue poétique. — Amyot, traducteur de Plutarque; il est un des créateurs de la prose française. — Montaigne; son originalité et son charme; caractère de son scepticisme. — Charron. — La satire Ménippée; l'Astrée d’Honoré d’Urfé. — Les lettres de Henri IV envisagées sous le rapport littéraire et sous le rapport politique. — Le Grand dessein : comment il est exposé dans les OEconomies royales de Sully : n’est-ce qu’une utopie?
— Le fond de la pensée de Henri IV est l'établissement de l’équilibre européen. — La prépondérance autrichienne partout combattue avec succès, et A Rome même. — Clément VIII annule le mariage de Henri avec Marguerite de France. — Mort subite de Gabrietle d’Estrées, au moment où elle se flatte de devenir reine. — Nouvelle passion du roi pour Henriette d'Eutragues. — Guerre de Savoie : prompt succès des armes françaises : Charles-Emmanuel garde le marquisat de Saluces en cédant à la France le Bugcy et la Bresse. — Célébration à Lyon du mariage de Henri IV avec Marie de Médicis; la reine donne un héritier & la couronne. — Trames du maréchal de Biron contre l’autorité royale : longanimité du roi envers le coupable. — 11 recommence ses pratiques, et y fait entrer le comte d’Auvergne, avec plusieurs des premiers seigneurs du royaume. — Biron appelé par le roi A la cour : il s'obstine A