‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 34 sur 37 · SUITE ET FIN DU RÈGNE DE CHARLES VI · texte numérisé non relu

SUITE ET FIN DU RÈGNE DE CHARLES VI

La guerre se rallume avec l’Angleterre : Jean sans Peur, comme son pire, élève la voix contre les nouvelles taxes établies par le duc d’Orléans. — Le roi, dans un de ses retours h la raison, s’attache à réconcilier les deux princes. — Paris semble être à la veille de devenir le théâtre d’un conflit entre eux : nouveaux efTorts pour apaiser leurs ressentiments : assassinat du duc d’Orléans ordonné par le duc de Bourgogne. — Jean sans Peur n’en est pas moins populaire dans Paris : apologie de son crime prononcée par le cordelier Jean Petit. — Inutiles efforts de la duchesse d'Orléans, Valentine Viseonti, pour obtenir justice du meurtre de son mari. — Scène de réconciliation mensongère entre Jean sans Peur et les fils du prince assassiné. — Le jeune duc d’Orléans épouse la fille du comte d’Armagnac. qui devient le chef du parti opposé à celui du duc de Bourgogne. — Commencement de la lutte entre les Armagnacs et les Bourguignons. — La faction des bouchers, autrement dite des Caboehient, alliée du duc de Bourgogne dans Paris : fureurs démagogiques de cette faction. — Les princes eunemis de Jean sans Peur s’allient à l’Angleterre : le cri public les oblige encore une fois à une apparente réconciliation. — Le dauphin, qui est à la tète du gouvernement, se trouve à Paris sous la domination des bouchers. — Le carme Eustache de Pavilly : ses audacieuses remontrances au jeune prince. — Jean sans Peur se rend , par son inaction, complice de ces désordres. — 11 est obligéde quitter Paris, où l’opinion s'est tournée contre lui. — Paris est livré aux princes ennemis du duc de Bourgogne : la domination violente du duc d’Armagnac y remplace celte des bouchers. — Avènement de Henri V au Irène d’Angleterre : son projet de revendiquer par les armes l’héritage de la couronne de France. — Son débarquement en Normandie. — Refus du duc de Bourgogne de concourir A la défense du royaume. — Prise de Harfleur par Henri V. — 11 se met en marche sur Calais avec son armée affaiblie. Les Français le poursuivent et le rencontrent à Azincourt. — La bats Ile d'Azincourt plus funeste que celles de Crécy et de Poitiers. Le duc d’Orléans parmi les prisonniers. — Jean sans Peur essaye inutilement d'entrer dans Paris, où le comte d'Armagnac maintient son pouvoir par la terreur. — Guerre civile à outrance entre les Armagnacs et les Bourguignons. — Paris est ouvert à ceux-ci; T&nneguy du Cbâtel leur dérobe le jeune Charles, duc de Touraine, devenu dauphin par la mort successive de ses deux frères. — Les excès des Cahochlens font oublier à Paris ceux des Armagnacs : massacre dans les prisons : le duc de Bourgogne et le bourreau Capeluche. — Les fureurs de la populace ne se calmentque sous le coup d'une effroyable épidémie. — Nouveau débarquement de Henri V : il conquiert la Normandie, et y organise régulièrement sa domination. — 11 refuse la paix aux sollicitations de la reine Labeau et de Jean sans Peur. — La voix publique crie au dauphin et au duc de Bourgogne de se réconcilier. - Leur première entrevue à Pouilly-le-Fort, suivie de celle du pont de Montereau. — Assassinat du duc de Bourgogne ; désastreuses conséquences de ce crime. — Son successeur, Philippe le Bon, reconnaît Henri V comme roi de France. — Traité de Troyes. — Mariage de Henri V avec Cathe-

TABLE DES MATIÈRES

rine de France; son entrée à Paris avçc le titre de régent du royaume.

— Dureté de sa domination. — Bataille de Baugé , gagnée sur le duc de Clarence par le maréchal de la Fayette. — Siège de Meaux, où Henri est arrêté six mois. — Il meurt lorsqu’il se préparait à poursuivre le dauphin au delà de la Loire. — Mort de Charles VI quelques semaines après. — Henri VI proclamé roi de France à Paris, en môme temps que Charles VII à Mehun-sur-Yèvre. — Legrand schisme a été terminé avant la mort de Charles VI. — Concile de Piae, qui n’a d’autre résultat que d'ajouter un troisième pape aux deux qui se partagent l’Eglise. — L'intervention de l’empereur Sigismond amène la réunion du concile de Constance : Grégoire XII se démet du pontificat, Benoit XIII et Jean XXIII sont déposés : Martin V est élu et reconnu par toute la catholicité.

— Fécondité de l’Eglise au milieu des scandales du grand schisme : la

publication de l'Imitation de Jésus-Christ. — Sainte Catherine de Sienne. — Saint Vincent Ferrier 358

Page 1