‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 35 sur 37 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

HÊGSE UE CUAEU.CS VU JUSQU'A LA MORT DE JEAN. VP. d’ARC (1422-1431).

Le règne de Charles VII est uneère de réparation pour la France: grande part d'honneur qui revient à Jeanne d’Arc dans l’affranchissement national. — Le caractère du roi semble promettre une prompte ruine à sa cause : habileté du duc de Bedford pour faire triompher celle de Henri VI. — Défaite des Français au combat de Crèvent. — La bataille de Verneuil laisse Charles VII sans armée. — La Danse Macabre à Paris. — La querelle élevée entre le duc de Bourgogne ot le duc de Gloucester, frère de Bedford, laisse au roi le temps de respirer. — Arthur de Bretagne, comte de Richemont, reçoit l’épée de connétable. — La fats le iulluence du favori, George de la Trémoille, le fait chasser de la cour. — Bedford se décide à assiéger Orléans, avant de poursuivre Charles VII au delà do la Loire. — Préparatifs do défense de cette ville : patriotisme des habitants. — Leur courageuse résistance pendant six mois : impuissance de Charles VU à les secourir. — La prise de la ville est inévitable, lorsque parait Jeanne d’Arc. — Prophéties annonçant que ia France serait sauvée par une femme. — Humble origine de Jeanne d’Arc et sa pieuse enfance : ses révélations. — Elle demande et obtient d'être conduite à Charles VU. — Sa première entrevue avec le roi. — Difficultés de tout genre qui lui sont opposées, et dont elle triomphe par son ascendant surnaturel. — On lui donne l’état d’un chef de guerre, et elle marche vers Orléans. — Elle entre dans la ville et y introduit un secours. — Levée du siège par les Anglais neuf jours après l’arrivéo de la Pucelle. — Effet prodigieux produit en France par cet événement : le roi , malgré lui, et malgré ses conseillers, est entraîné à l'aventureuse résolution de marcher sur Reims. — Prise de Jargeau : bataille do Palai, glorieuse revanche de Crévant et de Verneuil. — Entrée et sacre de Charles Vil à Reims : Jeanne d’Arc y paraît auprès du roi. — Enthousiasme du peuple pour elle ; jalousie de plusieurs des capitaines dont elle a éclipsé les exploits. — Attaque contre Paris manquée par l’hésitation du roi à la suivre. — Inaction dans laquelle le conseil du roi la retient : ses voix lui annoncent sa fin prochaine. — Elle s’enferme dans Compiègne pour dé-

TABLE DES MATIÈRES

rendre la ville, et est prise par les Bourguignons. — Le duo de Bourgogne la laisse vendre au duc de Bedford. Elle est transportée â Rouen, et mise en jugement, comme hérétique et sorcière. — Elle confond ses juges par ses réponses. — Premier arrêt qui la condamne seulement à la prison. — Frémissement de rage des Anglais : piège infâme qui lui est tendu pour trouver le préteste de la déclarer relapse et la condamner au feu. — Emotion profonde produite par le spectacle de sa mort. La haine nationale n’en est que plus violemment allumée contre les Auglais 412

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