‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 36 sur 37 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

DEPUIS LA MORT DE ! A P OCELLE JURQU'a LA FIN DU RÉGNE DE CHARLES VU

Cri universel pour réclamer la paix entre le roi et le duc de Bourgogne : trêve de deus ans. — Bedford fait sacrer le jeune roi Henri VI à Paris; cotte cérémonie produit un effet contraire & celui qu il en attendait. — la mort d'Anne de Bourgogne, duchesse de Bedford, sépare davantage Philippe le Bon du régent anglais. — Le roi est délivré de la Trémoille.

— Intluence de la reine de Sicile et d’Agnès Sorel dans ses conseils; Guillaume Juvénal des L'rsins, Jacques Coeur et les frères Bureau y prennent un rôle chaque jour plus important. — Efforts du pape Eugène IV, en même temps que (les évêques assemblés en concile à Bâle, pour rétablir la paix entre la France et l’Angleterre. — Congrès d’Arras: Bedford se résigne à y envoyer des ambassadeurs. — 11 repousse les offres de la France. — Sa mort lève le dernier obstacle qui empêchait la réconciliation du duc de Bourgogue avec le roi. — Conditions onéreuses du traité d'Arras; mais il sauve la monarchie. — Mort d’Isalieau de Bavière.

— Leduc de Bourgogne est entraîné de la neutralité dans l’alliance française : il fait une vaine tentative pour reprendre Calais. — Le connétable de Richemont fait rentrer Paris sous l’autorité royale. — Lasurprise de Pontoise par les Anglais et les dévastations des r'corcheurs arrêtent un moment les progrès de la cause du roi. — Richemont, dégoûté, est près de se retirer. — Il assiège et prend Meaux ; reconnaissance tardive du roi pour cet éclatant service. — Etats généraux de 1439 convoqués à Orléans : ordonnance sur la taille des gendarmes, qui établit les deux principes fondamentaux de l'ordre monarchique , la permanence de i’impôt et celle de l’armée. — Mécontentement des seigneurs habitués à vivre du désordre : la l’raguerie. Rôle qu’y joue le dauphin qui doit être Louis XL — Cette nouvelle ligue féodale est promptement dissipée par le roi : partout le peuple des villes se déclare en faveur de la royauté.

— Le duc d'Orléans, prisonnier depuis la bataille d’Azincourt, est rendu â la liberté. — Prise de Pontoise ; le roi y paye vaillamment de sa personne. — Nouveau complot des princes et des premiers seigneurs du royaume pour chasser les conseillers du roi : habileté de Charles VII à dissoudre cette autre ligue. — Trêve avec l’Angleterre; mariage de Marguerite d’Anjou, fille du roi René, avec Henri VI. — Bienfaits de la trêve pour les populations : soulagements apportés i la détresse publique par l'administration financière de Jacques Cœur. — Efforts pour

TABLE DES MATIÈRES

purger le royaume des compagnies, qui sont toujours le principal obstacle il l'ordre et à la sécurité. — Le dauphin en conduit une partie au secours de Zurich : bataille de Saint-Jacques, près Je Bâle. — Charles Vil va guerroyer en Alsace et en Lorraine avec le reste îles compagnies. — Ces Jeux guerres le» opt assez réduites pour permettre au roi de travailler à la nouvelle organisation militaire. — Compagnies d'ordonnance : francs archers. — Les évêques, réunis en petit nombre à Bâle, se donnent le nom de concile oecuménique. — Le pape Eugène IV leur refuse d'abord ce caractère, et finit par envoyer quatre légats à Bâle. — Guerre ouverte des pères de Bâle contre le pontife dont ils prononcent la déposition. — Concile national de Bourges : Pragmatique- Sanclion de Charles Vil : la papauté est dépouillée des droits abusifs qui lui appartenaient en France : liberté mensongère accordée aux élections ecclésiastique-g — l.a Pragmatique est confiée & la garde du Parlement. — Habile intervention de Charles Vil pour obtenir la démission de l'antipape Félix V et rétablir la pais dans l'Eglise. — Contraste de l’ordre et la pain qui régnent en France avec les agitations qui commencent à troubler l'Angleterre. — La ville de Fougères enlevée au doc de Bretagne par un capitaine anglais fournit à Charles VU l’occasion de renouveler les hostilités. — Conquête rapide de presque toute la Normandie : entrée de Charles Vil à Rouen, — Efforts de Marguerite d'Anjou pour sauver ce qui reste â l'Angleterre de cette province : la bataille de Fonnigny consomme leur expulsion. — Dunois va atlaquerla Guyenne et la réduit en une seule campagne. — Prompte révolte des Gascon» : le vieux Talbot vient l’appuyer avec une armée anglaise. — La bataille de CastiUon, gagnée par Charles Vil, remet définitivement la Guyenne sous son obéissance. — Prise de Constantinople par Mahomet II. — l'oru du Faisan à la cour de Philippe le Bon : projet de croisade contre les Turcs. — Révision du procès de Jeanne d'Arc, et réhabilitation de sa mémoire. — Ingratitude de Charles Vil envers Jacques Cœur : il sacrifie ce fidèle serviteur aui courtisans qui convoitent ses dépouilles. Mort de Jacques Cœur eu Orient. — Prospérité de U France dans les dernières années du règne de Charles VU, Le roi en jouit peu : inquiétudes que lui donnent la jalousie du duc de Bourgogne et surtout les menées du dauphin. — Efforts répétés et inutiles du roi pour rappeler auprès de lui ce jeune prince. — Procès et condamnalion du duc d’Alençon. — Charles VU, au milieu des craintes que lui inspire son fils, se laisse mourir de faim. — Regrets causés par sa mort 452

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