LES LBTTHES AU DIX-UU1TIÊHE SIÈCLE
Influence des gens de lettres sur la société du dix-huitième siècle. — Ce qui distingue les mœurs de celte société de celles de la Régence. — Causes diverses du déclin des croyances religieuses. — Développement excessif de la sociabilité. Relâchement du lien de la famille : le mariage dans les hautes classes. — Les salons de Paris ; leur influence européenne.
— Les gens de lettres y dominent. — Double courant du dix-huitième siècle, celui qui mène aux réformes sociales et politiques devenues nécessaires, celui qui n’aboutit qu'aux crimes. — Rôle dominant de Voltaire : il règne sur la France plus que Louis XV. — Son voyage en Angleterre : idées qu’il en rapporte ; les lettres anglaises commencent ses attaques contre le christianisme. — Son théâtre : Zaïre, Hérope, Mahomet et Alsire , ses chefs-d'œuvre : ce qui le laisse à graiuledistance de Corneille et de Racine. — Ses autres œuvres poétiques : son triomphe dans la poésie légère. — La Pucelle, honte immortelle pour Voltaire. — Qualités éminentes de sa prose. — Voltaire historien : le Siècle de /.oui* 17 P et l’fuat sur les mœurs. — Contes et romans : leur caractère. Voltaire se révèle surtout dans sa correspondance. — Vdtaire à la cour de Frédéric : son établissement à Ferney : il y tient sa cour et y exerce sa royauté. — Il dirige de là pendant vingt ans le parti philosophique.
— Montesquieu ; scs voyages ; son séjour en Angleterre. L'étude des gouvernements est son étude favorite. — Les Considérations sur ta cause de la grandeur et de la décadence des Romains, œuvre inattendue de l'auteur des Lettres persanes. — Succès immense de l'Esprit des lois : caractère général de cet ouvrage. — Modération et sagesse de Montesquieu : son respect pour le christianisme; sa mort en est le témoignage.
— Apparition de J. -J. Rousseau lorsque Montesquieu disparaît. — Enfance et jeunesse vagabondes de Rousseau; son arrivée et son séjour longtemps obscur à Paris. — Son Discours sur la corruption des mœurs par les lettres et les arts est, pour le public et pour lui-même, la révélation de son talent d’écrivain. — Ce talent se manifeste avec plus d'éclat dans le Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes. — Séjour de Rousseau à l'Ermitage : sa Lettre sur les spectacles commence sa rupture avec Voltaire et les encyclopédistes. — Sa retraite à Montlouis : publication de la .Vou telle Héloïse : prodigieux succès de ce roman parmi les femmes.
— L'Émile; la Profession de foi du ficaire savoyard séparent profondément Rousseau des philosophes de l'époque, tout en le rangeant avec eux parmi les ennemis du christianisme. — Le Contrat social : influence posthume de cet ouvrage. — Rousseau est poursuivi pour l'Émile : sa fuite. — Il lance successivement dans le public la Lettre à l’archevêque
TABLE DES MATIÈRES
de Paris et les Lettres de la Montagne. — S» courte amitié et sa ru] avec Hume. — Son retour à Paris. — Ses Confessions , rnonu: d'égoïsme et d’orgueil. — BufTon : ses études le rendent étrangei croisade philosophique du dix-huitième siècle, quoiqu'il en parti l’esprit. — Ses Époques de la nature, roman de la science. Histoire des animaux a pris place parmi les chefs-d’œuvre de la la française. Magnificence du style. — BufTon a consigné sa théorie de d'écrire dans son Discours de réception il l’Académie française. — l eyclopédie : Diderot et d'Alemliert. architectes principaux de cette B
Helvétius, d'Holbach, Boulanger, etc., philosophes à la suite. -
christianisme est plus faiblement défendu qu’attaqué : exceptioi faveur de l'ahbé Guénée et de Bergier, tous deux remarquables a gistes. — Coup d’œil sur la littérature de second ordre. — Con( emprunte à Locke la doctrine de la sensation transformée, mais déduit pas les conséquences matérialistes. — Mably, son frère, c réservé, fausse l'histoire au profit île ses doctrines démocratique Vauvenargues : ce qui donne à ce moraliste une physionomie par lière et si intéressante parmi les écrivains de l’époque. — Duclos, montai, Chamfort, Thomis, La Harpe, indiqués par une simple in ration. — Travaux d’érudition des bénédictins et de quelques a savants étrangers à l'esprit du dix-huitième siècle. — Le théâtre : liassiouné de la société d'alors pour les représentations dramatique Médiocrité de la tragédie : ce qui procure un succès passager au f tacus do Saurin et au Siège de Cathis de de Boiloy. Ducis, faible i leur de Shaksprare. — l.a Métromanie, de Piron, et le Méchant Gressct, comédies encore lues et goûtées. — Marivaux et le mur dage. — La comédie larmoyante de La Chaussée en vers, et ce! Diderot en prose, également tombées dans l’oubli — Peu de succè poë'es qui, non sans courage et non sans talent, font uppositiori à IV philosophique, Palissot, Le Franc de Pompignan, Gilbert. — Inflt de l'esprit français au dehors, pendant le dix-huitième siérle. — dèric avec son académie de Berlin, Joseph II à Vienne, Catherin Russie. Gustave 111 en Suède, le grand-duc Léopold en Toscane, Ai à Madrid, Pombal à Lisbonne sont, à divers degrés et sous des fo diverses, des adeptes de la philosophie française. — L'histoire doit une part équitable au bien et au mal de cette époque