Dalsème, Histoire des conspirations, etc., p. 70 et
D'autres chefs de groupe se joiguirent à ces premiers. Mais uu des conjurés, Lasnier, chargé de faire confectionner des hrassards tricolores, comme signe de ralliement, fut découvert et emprisonné. La conspiration dès lors avorta.
Parmi les généraux de la Commune c'était surtout Dombrowski que le gouvernement de M. Thiers avait voulu gagner. II lui envoyait d'abord un de ses compatriotes, Branislas Wolowski, qui l'engageait inutilement à quitter le service de la Commune ^ Puis il cherchait à le corrompre par l'entremise d'un agent secret, Georges Veysset-. Celui-ci s'était assuré la complicité d'Hulsinger, un aide de camp de Dombrowski, qui lui soumettait les propositions de Versailles. Ou lui donnerait 1 500 000 francs et des sauf-conduits à partager avec son état-major, s'il voulait livrer deux portes et dégarnir le rempart du Point-du- Jour à la place Wagram. Dombrowski avait fini par recevoir Veysset, mais en informant le Comité de salut public des offres qui lui étaient faites ^, sans révéler toutefois le nom de l'agent. On ne saurait dire si les soupçons que l'on a eus d'une trahison tirés de cette conduite, étaient justifiés. Il y a tout autant lieu de croire que Dombrowski cherchait à profiter de ses rapports avec Veysset, pour attirer les Versaillais dans quelque embûche. La police de la Commune sut déjouer la trame de Veysset et d'Hutsinger: renseignée par une femme, leur intermédiaire, elle les arrêta à Saint-Ouen, où ils s'étaient donné rendez-vous.
Le 21 mai, la Commune jugeait le général Cluseret, accusé de trahison et détenu depuis le 30 avril. Les membres de la minorité étaient présents, fidèles à leur promesse de revenir siéger, lorsqu'il s'agirait de statuer sur le sort d'un collègue*. Le citoyen Miot avait lu le rapport de la Commission chargée d'instruire le procès. Aucun des chefs d'accusation ne se soutenait et l'accusé