‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 117 sur 178 · Générai B»jtT · texte numérisé non relu

Générai B»jtT

itiMiiuK.». uaua m uonseii, une miiionie, uuiii le geimrai FroBsard faisait partie, montrait en toute occasion son attachement à l'Empire; mais, en somme, la majorité répugnait à se laisser entraîner sur le terrain politique. Déjà, le \0 octobre, les généraux avaient hésité à sanctionner des ouvertures faites sous le couvert d'une convention militaire ; luaititenant qu'il s'agissait d'un pacte éclatant avec l'ennemi impossible à déguiser, leur résistance devait s'accroître. £,e général Boyer se chargea de la vaincre. Dans sa preijjjére entrevue à Versailles, il était resté trois heures en conversation avec M. de Bismarck. Celui-ci avait traité toutes sortes de sujets, donné son opinion sur le gouvernement rf* '^ Défense nationale, parlé du voyage de M. Thîers en EU^'^P*'* ^'"'*'"^' exposé sous de sombres couleurs Ja France: elle élait dans le désiirroi, le gouver- 'i Défense nationale n'était pas reconnu par- If au rou},'e (lottait à Lyon, dans l'Ouest le parti mbiabloment s'agiter. Même il avait trer de résistance dans le e devaient pas être ; prussiennes pour leur fcté, que c'élaienldes villes Bre aussi Rouen. Le général y Conseil de guerre de sa sinistre exposé de M. de ■oulourHUX, celui de villes ■résenté comme simple hypo- K en événement déjà survenu et plusieurs autres villes Ides garnisons prussiennes. »

liîs (les journaux qui eussent Td'en donner connaissance^

Les communications du général Boyer eurent sur les généraux une influence décisive. Le seul général Coffinières demanda le rejet immédiat du projet venu de Versailles, pour s'en tenir à celui qu'on avait soi-même arrêté le 10 octobre*. Le Conseil décida qu'avant de prendre un parti, on transmettrait aux officiers de l'armée les propositions de M. de Bismarck et les nouvelles rapportées par le général Boyer. On verrait quel appui on pourrait en obtenir. Les membres du Conseil s'en allèrent donc convoquer leurs divisionnaires, après avoir fixé une nouvelle séance au lendemain matin, 19 octobre. Lorsqu'ils les eurent réunis, certains d'entre eux éprouvèrent un véritable trouble à expliquer ce qu'on attendait de l'armée*. Cependant les nouvelles du général Boyer firent encore un tel effet, que les divisionnaires promirent leur concours. Seuls, ceux du 4* corps le refusèrent^. Les divisionnaires assemblèrent ensuite leurs sous-ordres et les officiers de régiment. Le tableau tracé de la France prenait, en se transmettant, des couleurs de plus en plus sombres. Il paraît surtout avoir été surchargé par ces officiers qui, désireux de rétablir l'Empire, cherchaient à entraîner leurs subordonnés. Les historiques de régiment et les notes prises sur l'heure constatent de grandes variantes dans l'exposé, fait par les divers généraux, de la situation au dehors; au dire de quelques-uns, l'ennemi serait déjà parvenu, non seulement jusqu'à Rouen et au Havre, mais jusqu'à Nantes; du reste tous s'accordent à présenter la France sans gouvernement, tombée dans l'anarchie^ et incapable de résister aux envahisseurs qui foulent son sol.

Aussi, lorsque le Conseil de guerre s'assembla de nou-

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