‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 125 sur 178 · Alplionse de RubLle, L'adminUlratUm allemande, p · texte numérisé non relu

Alplionse de RubLle, L'adminUlratUm allemande, p

Hue, Siiul Paru pendant Vinvatûm, p. 316.

>, Gtili>i«) Honod, Souvenirt de campagne, p. 59.

tout à coup Tannonce d'immenses victoires des armées françaises*. Lorsque la vérité se faisait jour, l'abattement succédait à Tespoir, celui-ci reprenait bientôt sur de nouvelles rumeurs*, pour faire encore place au découragement; cependant, chaque fois qu'on retombait de ses illusions, la chute était plus profonde, le ressort pour se relever moins puissant. Le moment vint enfin où, au spectacle des armées françaises qui se repliaient sans cesse, la déception fut complète et l'on ne se promit plus la délivrance que de la paix, désirée ardemment.

A mesure que la conquête s'étendait, les Allemands divisaient le territoire français en gouvernements distincts. Le 21 août, ils avaient créé le gouvernement général de l'Alsace; le 29, celui de Lorraine, avec son chef-lieu à Nancy; à la fin de septembre, celui de Champagne, avec son chef-lieu à Reims ; en dernier, celui du nord de la France, avec son chef-lieu à Versailles. A la tête de chaque gouvernement était placé un gouverneur général, à côté de lui, un subordonné sous le nom de commissaire de l'administration civile, puis des préfets^ et sous-préfets, chargés des rapports avec les maires et les employés français. Un Moniteur officiel, au siège de chaque-gouvernement, publiait les proclamations, les décrets des autorités allemandes et les seules nouvelles de guerre que les feuilles françaises fussent autorisées à reproduire.

Le roi de Prusse s'était établi à Versailles avec M. de Bismarck et le général de Moltke ; les nombreux princes allemands venus à sa suite, les officiers supérieurs, les fonctionnaires formaient une sorte de cour autour de lui, aussi pouvait-il se faire proclamer empereur avec toute la pompe voulue. Cette cérémonie devait consacrer le changement survenu en Allemagne. Les deux Confédérations du Nord

1. Baron Ernouf, Souvenirs de Vinvasionen iVorwa«die, p. 195.-*- A. Boucher, Journal d'un bourgeois d^Orléans, p. ^9.

2. Â. de Rubble, L* administration allemande^ p. 87. — E. CaiUot^ Les Prussiens d Chartres ^ p. 67.

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