Général $chm\iZt Enquête parlementaire, t. II, p
2. Général de Failly, Opérations et marches du 5" corpgf p. 22.
3. Général Martin des Pallières, Enquête parlementaire, t. III, p. 221. — Général Lebrun, Bdieilles-Sedany p. 16.
, -n Hl»rulHE OË PaANCE DE tSTO A 1873.
.,11,,,-n. [\^((iii" ment, sortaient donc d'uae improvisation ilnlr l>*cnl ir-iublé. L'armée quitte Reims d(-jà en déwitlrr. Iv> ii-li>»iies se coupant les unes les autres el les rf>uit»i <'tiir>'iii<^lës'. Les liens de la discipline sont déloAilu»"- ''*> 'LiliiatsTont à la maraude et au pillage% des rMtttti'iilï y'e-i l'iienl sur la roule et, le soir, n'arrivent au t>i«uu^> i|iiii*ii' HKC partie de l'effectif*.
U'B AlleuiaiLiis avaient fait une nouTelle répartition de '«ur~~ lui'ct^s. nprès la bataille de Saint-frivat. Les trois iri>t|iB lie la 1" armée, avec un nouveau corps, le XIIl", iiui uiiivo ilAllemagne, et les II", lil', IX' et X' corps il» la H* aniit'e, restent autour de Metz, pour en assurer \t Uloi'U.4, sons le commandement du prince Frédéric- Lituti'les. Le \ll' corps, le IV pi ia giirde, distraits de la tt' uniiét', lurinent, sous les ordres du prince de Saxe, tuic lu'iiiûu nouvelle, l'armée de la Meuse. La 111' arluve, (-uiilJiiuaiit sa marche sur Châlons, vers Paris, était ^'iivL>o. le 'il, t la hauteur de Sainl-Dizier, Bar-le-Duc. 1. artiH'i' de la Meuse la rejoint sur la droite, en avant de Vtnlun e! Salnt-Mihiel. Les deux armées, commanlit'Ls t'ii l'iul' par le roi Guillaume avec le général de Moltkt. lurim nt une masse de 235 000 hommes victorieux, plL■ilI^ d'i'iiiliousiasme, pourvus de 800 pièces de canon. l£lli's\<iiil duiK' dominer l'armée de Chàlons par le nombre, 1*;ti''ii>'iiiL'iit, le moral des troupes, l'intelligence du cuiiimaiiilcijii'nt, Elles auront encore la supériorité des l>(>.-kiliui)â stratégiques. L'armée de Chàlons, marchant à l'I^^t |<ai' Voii;<iers, s'engage, entre l'ennemi sur son flanc iliuil >'l ):i Kelgique sur son flanc gauche, dans une iui|>asM.'; L-ii avant, du c6té de Metz, elle sera exposée
1, llisluiii' ilr l'armée de Cbdlom par an volontaire, p. 84.
i, l'.iiiiiiiitiiirl Dumenech, lliiloire de la deuxième amliuiance, |), Ti", - {'iiiUiie] Hoaai\, Souvenirs de campagtte, p. ii.
a. (k"i«piiI MiirUn dea Pallièrei, Enquête partementaire, t. Ul, (I iit. — Sinr't, Molea ifuii volontaire, p. 18.
i. Gûnviul Alaitin dn Pallièrei, Enquête parlementaire, t. lit.
aux attaques combinées de toutes les armées allemandes, qui possèdent les lignes de communications intérieures; en arrière, vers Mézières, où est sa seule ligne de retraile, un simple allongement de Tennemi la coupera de la France.
Létat-major prussien était resté perplexe au sujet de l'armée de Châlons : serait-elle ramenée à Paris ou envoyée vers Metz? Jugeant ce dernier mouvement téméraire, il penchait à croire qu'il serait définitivement écarté. Il continua donc à tenir jusqu'au 25 ses propres armées raugées face à Touest, vers Paris. Cependant, à mesure que des bruits lui laissaient, malgré tout, entrevoir comme possible une marche de Tarmée de Châlons à l'Est, il avait infléchi ses corps du côté de Reims et lancé sa cavalerie vers Grand-Pré. Le 25, des nouvelles trouvées dans les journaux, des télégrammes reçus de Londres, l'informent que l'armée de Châlons a quitté Reims et se dirige sur Metz. Le lendemain, les avis des éclaireurs, qui rencontraient les Français à Grand-Pré et près de Vouziers, corroboraient ces premiers renseignements. Le 26, les armées allemandes pivotent de l'ouest au nord, et marchent sur Sainte-Ménehould, Yarennes etDun, qu'elles dépassent pour se porter ensuite sur Vouziers, Buzancy et Beaumont. Dans cette conversion, les troupes de la IIP armée, placées sur la gauche, le plus au sud, ont, pour se ranger parallèlement à l'armée de la Meuse, une très grande distance à parcourir ; elles arriveront, par étapes doubles, sur le point décisif au moment voulu.
Pendant ce temps l'armée de Châlons se mouvait lentement vers la Meuse; vingt-cinq lieues en six jours^ C'est entre l'Aisne et la Meuse que le maréchal de Mac- Mahon, après avoir pris la résolution de revenir en arrière, l'abandonnait pour se diriger de nouveau sur Metz. De là des contremarches, certains corps passaient jusqu'à trois
ii Dm cauiea qui ont amené la capitulation de Sedan, p. 18* .
fois par les mêmes lieux*. L'intendance s'était trouvée
rtout de siiite en déraut ; les vivres manquaient sans cesse. Pour s'approvisionner, le maréchal de Mac-Hahon devait une pjemiëre fois modifier son itinéraire et se rapprocher du chemin de fer à Rethel*. Les contré-ordres et les f hésitalLuns ont achevé de démoraliser les troupes, en leur
I enlevaiLl toute confiance dans les chefs ; le mauvais temps
est venu, et elles demeurent affamées dans la boue et sous la pluie ;'.
La lenteur de la marche a fait perdre l'avance que l'on
i croyait avoir. Loin de prévenir l'ennemi sur Stenay et
Montinédy, on le voit arriver sur soi entre l'Aisne et la Meuse, lui prêtant le flanc. On n'est plus seulement en contact avec de la cavalerie. Le 2il, le 5' corps a eu un engagement d'arrière-garde très vif avec des partis d'in- ! fanterie du Xn° corps, aussi le maréchal de Mac-Mahon
I se pi'L-iicciipe-t-il avant tout de porter son armée au delà
I de U M<?use. Dés le 29, le 12' corps a pu la passer à Hou-
I zon; lu 1" corps a campé à Kemilly et l'y traversera le 30,
dans la matinée. En arrière restent le 5° corps à Beau- I mont, \tt T k Oches. Le maréchal de Mac-Mahon, le 30 au
[ malin, est allé, de sa personne, leur enjoindre de se h&ter
vers la Meuse. De Beaumont le 5' corps marchera directe- I ment sut Mouzon, le 7' à Oches prendra une direction
. parallèle par Stonnc et Baucourt, pour traverser la rivière,
tant â .Moiiïon qu'à Villers, à cdlé.
I Le r> corps atteignait Beaumont dans la nuit du 29 au 30.
I Les hommes venus parles bois et dans la boue, sans distri-
butions <le vivres, sont harassés. Le général de Faill;, pour i leur donner du repos, a reculé entre onze heures et midi
la maiclie sur Mouzon *. Le camp est dominé par des
1. Ci-nrïral de Faill;, Opérations el mereha du 5* corpi, p. 36-37. I — llmluiride Carmie de Châlont, p. 103.
I< S. M:iréc1ial de Mac-Mahon, Enquête parUmenfaire. 1. 1, p. 39.
r* :i. Kiiirnanuel Domenech, Hiitoire de la deuxième ambulance,
1. Général de Faill; , Opéraliûiu et marchet du 5* corpt, p, 45.
hauteurs boisées. On n'y fait aucune reconnaissance, les grand'gardes ont été placées en deçà. La sécurité est entière, les soldats mangent ou nettoient leurs armes; les chevaux de Tartillerie sont à l'abreuvoir ; les généraux déjeunent à Beaumont ^ Subitement, des obus tombent au milieu des troupes. C'est le IV** corps prussien qui, sans attirer l'attention, a traversé les bois d'où il débouche à 600 mètres. Dans la surprise, on se forme au hasard et l'on se porte à l'ennemi. On n'a que peu ou point d*artillerie utilisable ; l'infanlerie épuise son premier feu et cède en désordre, abandonnant les bagages et les canons qu'on n'a pu atteler. On cherche à se maintenir en arrière, sur des hauteurs ; alors arrivent sur le terrain, à droite du IV*' corps le XII* et à gauche le P"" corps bavarois. Le 5' corps recule de nouveau. Lorsqu'il approche de la Meuse, comme il n'y a de passage que sur le pont de Mouzon encombré, il faut chercher à tenir tête. Un régiment de cuirassiers, le 5% charge l'infanterie prussienne. Avant d'avoir pu la joindre, le colonel de Contenson est tué et le régiment écrasé. Les Allemands ne s'arrêtent qu'après avoir conquis toute la rive gauche de la rivière, y compris le faubourg et le pont de Mouzon. Ils avaient 3500 hommes hors de combat; le 5*" corps perdait quârante-deux canons et, sans compter les hommes hors de combat ou en fuite, 2000 hommes prisonniers.
Le 7° corps avait aussi été attaqué, en marche vers la Meuse. Une de ses brigades, escortant les convois entre Stonne et Mouzon, a été abordée par une partie du P' corps bavarois venu de Beaumont. En peu de temps les hommes de la réserve, incorporés pour combler les vides faits à Frœschwiller, ont pris la fuite, s'écriant qu'on ne saurait se battre sans manger, jetant leurs sacs et leurs fusils ^. Le général Douay perdait successivement les positions sur lesquelles il cherchait à maintenir la brigade, en avant et
1. Defourny, curé de Beaumont, La bataille de Beaumont^ p. 96.