‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 64 sur 178 · Schneider, Enquête parlementaire^ t. II, p · texte numérisé non relu

Schneider, Enquête parlementaire^ t. II, p

moins les députés dont il fait connaître l'avis. Les résolutions auxquelles rimpéralrice et son Conseil se tiennent, fort différentes de celles que M. Schneider a défendues, sont formulées dans le projet suivant, que le général de Palikao ira soumettre au Corps législatif:

a 1° Un Conseil de régence et de défiense nationale est institué. Ce Conseil est composé de cinq membres; chaque membre de ce Conseil est nommé à la majorité absolue par le Corps législatif;

^ S"" Les ministres sont nommés sous le contreseing des membres du Conseil ;

K S"* Le général comte de Palikao est nommé lieutenant général de ce Conseil.»

Dans le même temps, M. Thiers s'employait à faire prendre le pouvoir par le Corps législatif. Un certain nombre de députés de la majorité lui avaient dit, le matin, qu'ils reconnaissaient, enfin qu'il leur fallait se saisir du gouvernement. Ils l'avaient chargé de rédiger un projet ; ' mais, toujours retenus par leur dépendance, ils lui recommandaient de choisir une formule qui, tout en permettant d'éliminer la dynastie, leur épargnât de l'attaquer *. M. Thiers, voulant réunir les diverses fractions de la Chambre, avait prié les députés républicains de retirer la demande de déchéance présentée la nuit par M. Jules Favre, comme inacceptable à leurs collègues de la majorité. M. Jules Favre et ses amis y consentent et adhèrent à la proposition de M. Thiers qui, sans contenir le mot de déchéance, en suggérait cependant l'idée par son préambule : « Vu la vacance du pouvoir. » Ces termes ont satisfait la gauche et le centre gauche, mais ils soulèvent chez les députés de la majorité une répugnance presque égale au mot de déchéance. M. Thiers choisit alors une nouvelle formule, et rédige ainsi définitivement sa proposition : « Vu les circonstances, la Chambre nomme une Commission de gouvernement et de défense nationale. Une Consti-

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