‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 63 sur 178 · Buffet, Enquête parlementaire, t. Il, p · texte numérisé non relu

Buffet, Enquête parlementaire, t. Il, p

dent Conseil des ministres, il avait lui-même suggéré des résolutions analogues ^ ^

L'Impératrice montrait depuis les revers une très grande énergie. Les hommes qui rapprochaient ne pouvaient manquer d'être frappés par sa force de caractère et son langage. Elle ne cessait de déclarer que les intérêts dynastiques ne la préoccupaient en rien et qu'il fallait, avant tout, sauver le pays. Cependant, maintenant que l'heure était réellement venue de sacrifier la dynastie, il ne paraît pas qu'elle se soit souvenue de ses déclarations. Tout au contraire, elle cherchait à se retenir, par tous les moyens, sur la pente où elle se sentait glisser. Dans la nuit du 3 au 4, elle envoyait successivement MM. Mérimée et de Metternich offrir le ministère à M. Thiers. Il répondait par un refus formel : après Sedan, on ne pouvait, disait-il, soutenir le régime impérial *. Non contente de cette démarche auprès d'un homme que l'Empire avait toujours traité en ennemi, elle en fait une autre auprès du général Trochu, bien que jusqu'alors elle ne lui eût personnellement témoigné que de la défiance. M. Chevreau va le trouver de sa part et réclame son concours. Le général se rend auprès d'elle le 4 au matin, mais il ne peut s'empêcher non plus de lui laisser entendre que Sedan avait sans retour perdu la dynastie^. î)es déclarations analogues lui venaient d'hommes notoirement dévoués, tels que M. de Lesseps, qui lui suggérait d'abdiquer*. C'est dans ces circonstances que le 4 septembre, à neuf heures du matin, elle préside le Conseil de régence. M. Schneider, soutenu par M. Brame, lui propose de déférer le pouvoir au Corps législatif, dans l'esprit que M. Buifet et ses amis ont indiqué. Il insiste en vain^ et demande, sans plus de succès, que le Conseil entende au

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