‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 66 sur 178 · Dréollc, La journée du 4 Septembre» p · texte numérisé non relu

Dréollc, La journée du 4 Septembre» p

2. Ko Ib- Bernard, Une page de Vhistoire du 4t Septembre, p. 14.

ménagements qu'il conservât, il n'en venait pas moins l'inviter à d(^.faire le dernier nœud; aussi lui répond-elle par un refus*. Après l'avoir écouté avec calme, elle répète que l'avenir de la dynastie était sa moindre préoccupation, mais que consentir à ce qu'on lui demandait, serait l'abandon, dans le péril, du poste remis à sa garde ; plutôt que d'agir ainsi, elle préfère voir le Corps législatif, s'il croit que la dynastie soit un obstacle, proclamer luimême la déchéance. Puis elle expose que la seule conduite patriotique serait au contraire de se serrer autour de son gouvernement pour repousser l'invasion; citant l'exemple des Cortès de Cadix, elle se déclare prête à suivre le Corps législatif, partout où il voudra organiser la résistance. M. Buffet lui répond que, dans l'état des esprits, il n'y avait aucun espoir de faire admettre un pareil projet '. M. Daru explique comment la captivité de l'Empereur lui enlevait toute sa force ^. L'Empereur ne lui avait délégué que des pouvoirs restreints, elle n'avait même pas le droit de nommer un ministre et certes, dans cette impuissance, son gouvernement ne saurait résister à la fois à l'ennemi et à la révolution*. Ainsi pressée, elle finit, tout en protestant qu'elle agit contre son gré, par renvoyer ses interlocuteurs aux ministres, leur disant qu'elle ratifierait les décisions qu'ils voudraient prendre. M. Buffet et ses collègues reviennent au Corps législatif trouver les ministres. Il était trop tard. Lorsqu'ils arrivent, le général de Palikao avait lu, en séance, son propre projet et l'on ne pouvait plus le lui faire modifier.

Quelque soin que le général de Palikao eût pris de substituer le mot de m gouvernement » à celui de ^ régence », son projet n'en était pas moins fort mal accueilli par la Chambre. Le dernier paragraphe, où il se nommait luimême lieutenant-général du Conseil du gouvernement,

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