Théophile Gautier, Tableaux de siège, p
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donc pas parmi les électeurs que vi si vous me le permettez, je vi " cette nouvelle idée, qui ne lui temps je lui parlerai de voiri' sonniëre la garnison de Strasho
M. Jules Favre, resté seul, i:\ lente. La dureté du vainqueur de conditions humiliantes l'ava Bismarck rentre, un papier à la réunir l'Assemblée à Tours, fi mais il voulait absolument quo fût prisonnière de guerre, M. ,lu nir plus longtemps, il se dêtini] et y appuie la tète pour dévon bienlôl et dit, en prenant con^i comte, de cet instant de faiblisl'avoir laissé deviner, je vous t me retirer. Je me suis trom)n' m'en repens pas. Je rapporlt'rai nement les détails de nos eiiln' quelque chose à faire dans l'i conditions que vous m'avei pus pulsions et je serai ici dem^iin. Di j'aurai l'honneur de vous écriri>. > connaître à ses collègues les e\i^-eui heurté. Us en éprouvèrent une -rit dërent, sans hésiter, de nmii^y parlera. M, de Bismarck fut Jnio serait poursuivie.
Les prétentions de renneuii fur H. Jules Favre, sous forme <i<' i<i ment, fit un compte rendu ci' <>i:i<t avec U. de Bismarck. La oliI u 'ii ses profondeurs. Le sursiut iriiid ;'' avait éprouvé était si bien au <li i^vi rai, que les hommes de toute- le.partis louèrent uuanimeuieut k? t
LA HËPUBLIQUE. — L'ENTREVUE DE FERRltRES. 33t tion électorale qui eûl détourné d'efTorts urgents. N'ayant rien à attendre des élections à Paris que des choix qui porteraient certes, en grande partie, sur des hommes plus éloignés d'eux que les membres du gouvernement de la Défense, les conservateurs approuvaient surtout l'ajonmement parce qu'il s'appliquait aux élections municipales; tandis que c'était, au contraire, sur ce point que les partis extrêmes et leurs chefs le repoussaient. Ils applaudissaient au renvoi des élections à l'Assemblée nationale, alors que Paris ne saurait influencer les électeurs des départemenis, puis envoyer ses propres représentants siéger dans l'Assemblée qui ne pourrait se réunir qu'en province. M;iis après cela ils réclamaient avec insistance des électimis municipales immédiates à Paris.
Ces groupes extrêmes du parti républicain qui, le 4 septembre, s'étaient trouvés trop faibtes et trop mai préparés pour porter leurs chefs au gouvernement, depuis avaient pu, dans le nouvel organisme qui s'improvisait, s'assurer une certaine part d'action. A côté des maires d'arrondissement que le gouvernement avait nommés, en choisissant des gens sûrs, les hommes du parti avancé avaient établi, dans plusieurs mairies, des comités de vitrilance et d'armement. Le choix à l'élection des officiers de la garde nationale avait mis à ta tête de certains butaillons des révolutionnaires et des socialistes : Lefrunçais, Jules Vallès, Milliére, Blanqui, et, parmi les fidèles de ce dernier, Eudes, Mégy, Sapia. A Belleville, où la majorité des habitants appartenait au parti extrême, Flourcns prétendait à un commandement étendu. Il avait réuni sous ses ordres cinq bataillons, et, tout en lui refusant le grade de colonel, qui, dans la garde nationale, n'existait pas, on lui avait concédé le titre de major de rempart. DeJescluze, dans le Réveil, Blanqui, dans la Patrie en danger, Félix Pyat,dans le Combat, dirigeaient etinspiraient leurs partisans. Tous ces chefs se jalousaient, mais les hommes au pouvoir leur inspiraient une égale haine; aussi avaient-ils fini par se rallier à un même plan
pour se substituer à eux : c'était dobtenir la nomination d'une Commune. Dans leurs visées, les élections municipales donneraient naissance à un Conseil où ils entreraient et qui, sons le nom de Commune, parviendrait à prendre la place du gouvernement ou tout au moins à le contrô* 1er. C'est qn en effet les limites du territoire à gouverner étant réduites, par le fait du siège, à celles mêmes de la ville de Paris, élire une Commune de Paris, c'était créer un pouvoir appelé forcément à devenir le maître ou le rival du gouvernement établi.
La demande d'une Commune allait se fonder, dans les circonstances tragiques du moment, sur les souvenirs et les associations d'idées laissés par l'ancienne Commune révolutionnaire de Paris. Si le mot de Commune évoquait le fantôme d'un état violent, beaucoup d'hommes inclinaient à croire que les mesures extrêmes de l'ancienne Commune avaient bien pu contribuer aux succès remportés alors contre l'ennemi. Le sentiment favorable à Tidée d'une Commune allait donc germer, s'éteindre, revivre à nouveau, selon les alternatives de désespoir ou de confiance du peuple pendant le siège. Les chances, dans une lutte contre le gouvernement de la Défense nationale, devaient en somme dépendre de l'opinion plus ou moins favorable que l'on se formerait de son aptitude à conduire la guerre. Aussi, en même temps qu'ils réclamaient une Commune, les chefs du parti extrême s'étaient-ils mis à blâmer sa faiblesse et son incapacité prétendues. Ils s'offraient, eux, pour remédier à ces vices. Ils avaient donc demandé dès le premier jour la levée en masse et l'envoi dans les départements de commissaires extraordinaires. Ils dépassaient les déclarations de M.Jules Favre, au refus de cession de territoire et de démolition des forteresses ajoutaient celui d'aucune indemnité, même de tous pourparlers avec l'ennemi avant qu'il fût vaincu. Ils protestaient contre tout projet d'armistice, contre la démarche de M. Jules Favre à Ferrières et les négociations confiées à M. Thiers. Ils avaient repris la vieille langue révolutionnaire et se donnaient
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pour de bien meilleurs patriotes que les hommes au pouvoir, animés d'une plus grande haine contre l'ennemi, capables de résolutions plus énergiques pour la défense. Non contents des discours et des articles de journaux, ils provoquaient des manifestations, pour peser sur le gouvernement à l'Hôtel de Ville.
Le 22 septembre, une première tentative était faite par des gardes nationaux, à la suite de Vermorel, Ranvier, Gaillard. Ils demandaient au gouvernement de poursuivre la guerre à outrance et de différer les élections; mais, lorsque le décret ajournant indistinctement toutes les opérations électorales eut été rendu, et que le moyen d'obtenir une Commune fut par là écarté, les manifestations qui se renouvellent prennent au contraire pour mot d'ordre les élections municipales. Le 26, une députalion de chefs de bataillon conduite par Jules Vallès et Millière vient solliciter le gouvernement de rapporter le décret sur les élections municipales, pour les maintenir à la date fixée du 28 septembre. M. Gambetta ayant observé que par le renvoi des élections le gouvernement avait précisément cru satisfaire à la demande présentée le 22, les chefs de bataillon répondirent qu'en réclamant ce jour-là l'ajournement des opérations électorales, ils n'avaient pensé qu'aux élections législatives et non point aux municipales.
Le 4 octobre au soir, les officiers de la garde nationale de Belleville, réunis par Flourens, décident qu'ils iront le lendemain à l'Hôtel de Ville présenter leurs demandes: la remise à leurs bataillons des fusils Chassepot, encore dans les magasins, la levée en masse et une sortie immédiate de la garde nationale contre les Prussiens, les élections municipales, la réquisition et le rationnement des subsistances. Le 5 octobre dans la matinée, les bataillons de Belleville se mettent en marche. Arrivés devant l'Hôtel de Ville, ils se rangent sur la place, pendant que Flourens et ses officiers montent trouver les membres du gouvernement. A l'égard des fusils et de la sortie en masse, le
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général Trochu leur répondit qu'on ne possédait plus en magasin que dix mille chassepots et qu'il serait injuste de les remettre à leurs seuls bataillons, que des sorties dans l'état de discipline rudimentaire de la garde nationale ne sauraient se tenter. La proposition d'envoyer tout de suite au feu la garde nationale, défendue même an sein du gouvernement, avait déjà amené le général Trochu à expliquer comment son emploi était encore impraticable. Flourens, repoussé dans ses demandes, donna sa démission et il reprit le chemin de Belleville acclamé par ses hommes.
Ce fut ensuite le tour de Blanqui et de ses partisans. Le 7 octobre, ils fixent un rendez-vous général à l'Hôtel de Ville pour le lendemain et les journaux du parti et des affiches recommandent de s'y trouver. Le 8, la place de l'Hôtel-de-Ville se remplit de groupes discutant l'élection d'une Commune. Vers une heure et demie, cinq cents gardes nationaux avec des placards, sur lesquels on lit : « La Commune », débouchent sur la place ^ : de nouveaux arrivants viennent les grossir; mais le gouvernement a pu faire entrer pour sa protection un bataillon de mobiles dans l'Hôtel de Ville, du reste la publicité donnée à la manifestation lui amenait des défenseurs, les bataillons fidèles survenaient. Les partisans de la Commune se virent en minorité de plus en plus marquée. Le général Trochu arrive à cheval, acclamé; on range indistinctement en carré tous les gardes nationaux, les membres du gouvernement passent devant eux au cri retentissant de Vive la République! qui couvre la voix du petit nombre qui persiste à réclamer la Commune. M. Jules Favre, monté sur une chaise, an n)ilieu de la place, harangue les officiers; il fait appel à la concorde; à sa voix, pour augmenter l'émotion, se joint le bruit lointain du canon. Les gardes nationaux défilent ensuite au chant de la Marseillaise et se séparent paisiblement.