‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 8 sur 178 · Benedetti, Ma mission en Prusse, p · texte numérisé non relu

Benedetti, Ma mission en Prusse, p

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^l■H\ : » Nuud ite pouwas ftms attendre. Pndant qne le r.ii nou^ fouiel li'heure «i b^nrtf, soibs fntmlt de se ronci'i'U'i' uit'c le {ifiiii^ 'le Ha&^aiifliliEiMiii. irm nppeile en l'iii.-^^t.- \e:i htmiineisa ••'io^èiti »n p^atsxr nmsuD temps ^■it.'t.-icu.t. A ancua prit Boas mt p«VT<**i doaoer à nos ;tdversaires «ijonrd'faai ces Mènes analaçes qai ont été eu t<J66 si foDestes à l'Antriche. El d'aill««is. je tous le dis nellemeat, l'opiaioD pnbliqne ^enflamme et va nous (levaocer. Il dous faal commencer ; nous n'alteadoas plus que ¥Otre dépêche pour af^ler SOi) 000 hommes qui sont à appeler. Je Tons en prie înstainiinenl, ëcrÏTez nous, lélégraphîez-uous quelque chose de bien clair. Si le roi ne veut pas conseiller au prince de Hoheniolleni, eh bien, c'est la guerre tout de suite et, dans quelques jours, nous sommes au Rhîo. » Comme suite à celle leltre, dans la nuit du lOau 1t, N. de Gramont lélégrapbieà N. Benedelti : • Vous ne pouvez pas vous dire à quel point l'opinion est eiallée. Elle nous déborde de tous côtés et nous comptons les heures, il faut absolument insister pour obtenir onR réponse du roi, néijalîve ou affirmative, il nous la faut pour demain ; après-demain serait trop lard. >

Ainsi pressé par son gouvernement, H. Benedetti a le 11, vers les midi, l'entrevue avec le roi, convenue la veille au soir, il sollicite de nouveau son intervention, pour amener le désistement du prince. Comme dans le premier entretien, le roi nifuse d'intervenir personnellement. Il persistait donc k laisser la décision aux princes eux-mêmes et, puisqu'on était convenu d'un sursis, il ne voyait point de péril à attendre leur lettre de Signnaringen. L'ambassadeur observant que son gouvernement, sollicité par l'opinion publique et obligé de s'expliquer devant les Cliaiiibres, avait hâte d'obtenir une réponse, le roi remarquait que pareille insistance, quand il ne demandait que le délai suflisanl pour s'assurer de l'intention des princes, pouvait donner à croire que la France recherchait un conflit; il protesiail de sa confiance daos le maintien de

LA CANDIDATURE DU PRINCE Db! HOHEiNZOLLERN. 53

la paix, si on lui laissait le temps de s'y employer. L'entretien se terminait sur ces paroles; l'ambassadeur, quoiqu'il eût été autrement pressant que dans la première audience, cette fois-ci encore avait atténué ses instructions. Il n'exigeait aucune réponse définitive, et, s'il quittait le roi sans faire droit à sa demande d'attendre, il ne la repoussait pas non plus; il en référait à son gouvernement.

H. Benedetti, à Tissue de ce second entretien, pensait que le roi Guillaume n'avait point cherché dans la candidature Hohenzollern une occasion de rupture avec la France ; son désir était apparemment de régler le conflit à l'amiable, en laissant venir la renonciation des princes eux-mêmes pour ne pas trop s'humilier. Après un premier télégramme envoyé d'Ëms le il, à une heure et demie du soir, rendant compte de sa conversation avec le roi, M. Benedetti, à deux heures et demie, en expédie un second, pour apprendre à M. de Gramont que M. de Werther regagnait son poste à Paris, dans des dispositions conciliantes : € J'ai cru comprendre, d'après ce qu'il m'a dit, qu'il n'a d'autre mission que de chercher à vous démontrer la sincérité des sentiments du roi et du désir de Sa Majesté d'arriver à une solution pacifique, sans toutefois faire personnellement une concession qu'il juge incompatible avec sa dignité ou, en d'autres termes, en laissant peser uniquement sur le prince de Hohenzollern la responsabilité de sa renonciation. -»

Le 12, à midi quarante-cinq, H. de Gramont télégraphiait à M. Benedetti d'accorder au roi le délai réclamé, mais un peu après, à une heure quarante, il envoyait un second télégramme, où il insistait plus que jamais sur la part ostensible à obtenir de lui dans l'acte de renonciation : c Employez toute votre habileté, je dirai même votre adresse, à constater que la renonciation du prince de Hohenzollern vous est annoncée, communiquée ou transmise par le roi de Prusse on son gouvernement. C'est pour nous de la plus haute importance. La participation du roi doit être, à tout prix,

Til Htî^IMJUù Ofl FCâHCB DE 1670 A 1873.

l'utiseiilie put: Itù ou inrsuller des faits d'une manière sai-

tu 1 i ,juiJi.<tt, la nouvelle arrive à Paris, de Madrid, que II' iJMiii:.^ .Vutwiue (le Holienzollern renonce, au nom de ^•Ht fils, d !& ctuttliJalure. Le fait est cunnu depuis quelijuus tivuiitts^ lorsque M. Olozaga, l'ambassadeurd'Ëspagne, A irvis tMur«s moins le quart, vient au ministère des ili^iics t'treiugères communiquer à M. de Gramont une iK t>i.'i'tk!', que le prince Antoine lui a envoyée directement, jiuui' lui apprendre le désistement de son fils. Lorsque H. l 'Ik' i^ii se présente chez le ministre, M. de Werther, l:i[ii!<.L iJuur de Prusse, s'y trouvait, arrivé d'Ëms le iii.tiiii .. > aie. M. de Gramont venait de le recevoir et avait à l'k'iut i-i'hangé quelques mots avec lui, lorsque l'ambassaiit'iii li Espagne avait demande à être à son tour regu. Pt'iiil Dit <|ue M. Olozaga faisait sa communication, H. de Wi-iiIk I l'tait passé dans un salon voisin, puis il rentrait il^iiis lo i .ibinel du ministre. M. de Werther, porteur des as- >uiMii(<'~|i:idriques du roi Guillaume, qui est allé voir à Ems M. iJeiiL'iletU, pour qn'il prévint son gouvernement, cause niitiuti'ii.iiit avec le ministre des affaires étrangères de (i'niui-i' l.n renonciation est définitivement connue; on ne puut |>lirs craindre qu'un Hohenzollern ceigne la couronne d'E,spaj;]iL'. Dans quelles dispositions va-t-il trouver son iLitt-rliicuteur?

M. (le Gramont lui déclare que le désistement du prince l't i\c son père ne le satisfaisait nullement ; à ses yeux ce n't'hiit là qu'un fait secondaire, car la France n'eût jamais ftcrciiis au prince de régner en Espagne'. Ensuite il i;>Lpi'iiiic la crainte que, malgré le retrait de la candidature, il iir subsiste, par la faute du gouvernement prussii'ii, ili'~ lauses de mésintelligence entre les deux pays. Il fallail rlmic chercher des moyens d'apaisement. Il suggère dans culte vue l'idée d'une lettre que le roi Guillaume

t la PrttMK avant la guerre, f. t03.

écrirait à l'empereur Napoléon; le roi expliquerait simplement qu'en autorisant la candidature il n'avait pensé heurter ni les intérêts, ni la dignité de la nation française, qu'aussi bien il s'associe à la renonciation du prince, pour effacer toute trace de discorde. Séance tenante, M. de Gramont écrit un projet de lettre dans ces données, qu'il remet à M. de Werther *. Celui-ci, sur la réserve, n'approuve ni ne repousse absolument la proposition ; il se borne à observer que la note lue au Corps législatif, le 6 juillet, rendait une pareille démarche bien difficile de la part du roi. Déjà en etfet le roi, dans ses entretiens avec M. Benedetti, avait laissé voir combien il était froissé du ton de cette note et M. de Gramont le savait par les rapports de son ambassadeur. A ce moment, M. Emile OUivier se fait annoncer, M. de Gramont sort à sa rencontre et, après ravoir mis au courant de la conversation, l'introduit dans son cabinet. M. Emile Ollivier prie à son tour M. de Werther de soumettre au roi l'idée d'une lettre. Les deux ministres lui disent ensemble que, s'il se refusait à faire cette communication, ils en chargeraient M. Benedetti.

M. de Werther et MM. de Gramont et Emile OUivier se séparent à trois heures et demie. L'ambassadeur va rédiger un rapport sur l'entrevue qu'il vient d'avoir, qui parviendra au roi le lendemain, à Ëms ; M. de Gramont se rend à Saint-Cioud, auprès de l'Empereur. Revenu de Saint- Cioud, à sept heures du soir, sans consulter aucun des ministres, ses collègues *, il télégraphie à M. Benedetti les nouvelles instructions arrêtées avec l'Empereur : € Nous avons reçu des mains de l'ambassadeur d'Espagne la renonciation du prince Antoine, au nom de son fils Léopold, à la candidature au trône d'Espagne. Pour que cette renonciation produise tout son efTet, il nous parait nécessaire que le roi de Prusse s'y associe et nous donne l'assurance qu'il n'autorisera pas de nouveau cette candi -

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