‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 91 sur 178 · Glais-Bizoin, Dictûture de cinq moist p · texte numérisé non relu

Glais-Bizoin, Dictûture de cinq moist p

i. M. Gambettat De son rôle à Tours et à Bordeaux» p. il.

268 HISTOIRE DE PRÂlfCE DE 1870 A 1873.

ment^ Comme dél^é du ministre, M. de Freycinet exercera, sous le seul contrôle de M. Gambetta, une autorité absolue sur toutes les affaires de la guerre. Depuis Sedan on n'avait levé que de faibles corps, et, dans le vide survenu, il paraissait impossible de reconstituer de grandes armées. MM. Gambetta et de Freycinet improvisent les institutions qui, seules, permettent de les former.

Le manque d'officiers était le principal obstacle à vaincre pour encadrer de grandes masses; on y remédia par tous les moyens. On suspendit les lois sur l'avancement; de simples lieutenants-colonels, devenus généraux, commandèrent des corps d'armée. La même promotion rapide s'étendit aux derniers échelons, on fit avec les sous-officiers et les vieux soldats des officiers de régiment. Le nombre de sujets ainsi obtenus fut encore insuffisant, alors on doubla l'effectif des compagnies. En dehors des éléments fournis par l'ancienne armée, on créa, à l'exemple des États-Unis pendant la guerre de la Sécession, un organisme nouveau, sous le titre d'armée auxiliaire^, par l'octroi de grades, valables seulement pendant la durée de la guerre, d'abord aux officiers de marine, puis à des officiers étrangers, et enfin à des hommes pris dans la vie civile, que recommandaient leurs aptitudes ou leur énei^ie.

Les hommes destinés à remplir les cadres vinrent de sources diverses; l'appel des classes anciennes et de l'année courante en donna ^30 000 ; 1 10 000 furent fournis par la garde mobile ; enfin, lorsque, jugeant les effectifs de la ligne et de la garde mobile trop faibles, on fit de nouvelles levées, la garde nationale mobilisée fut appelée à son tour à contribuer. En ajoutant les francs-tireurs» la cavalerie, l'artillerie et le génie, on obtint un chiffre d'hommes armés et équipés de plus de 600000, qui, avec le noyau déjà réuni à l'arrivée de M. Gambetta, permit à

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