‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 28 sur 90 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

HègÉe d<» êtiecittMëiirs de saîAt hbtM jusqu'à r«t<étteinedt àH Tâloid. — PinS^^ IIL ^ Philippe lY. ^ Louis X. *- I%ili|>^ Y. ^ Charles lY.

PHIL1PPB 111/

Le tooisième êto de samt Loois, Phili]^ ÎU, suracmmé, saas iioCIf tfoûnn, PUlipjpe le Hardi, ne suivit point les glbeiottSt ^jtenples de son pend ; il régna au milieu 4e ses i^etB) tdoDBéà^les praticfues soperstitieuses.

Le jour méaie où mourut saiot Louis ^ il reçut Charles â'J^a, sou oDetei qui entrait dans le port de Carthage wee uae flotte et uue armée. Malgré ce reofort , les crol* ses restèrent dans Tinaction, accusant avec raison Qiarles 4'Anjoa d'avoir dirigé son frère à Tunis dans son propre

32S DBUXièKB ÉFOQUB.

îDtérét, afin de forcer le roi maure à loi payer le tribut que lui imposaient d'anciens traités. La paix fut conclue cette année , moyennant une grosse somme fournie par ce roi , et la reddition de tous les captifs ; puis l*armée revint en Europe, affaiblie de moitié par les chaleurs, les fatigues et la peste. Unetempéte engloutit, en vue des côtes de Sicile , dix-huit vaisseaux français , avec le riche tribut acquitté par le roi de Tunis. Les croisés virent dans ce désastre la main de Dieu , qui les châtiait pour être revenus sans avoir visité la Terre Sainte. Philippe rentra en France, précédé de cinq cercueils, ceux de son père, de sa femme, de son fils, de son frère le comte de Nevers, et de son beau-frère Thibaut II, comte de Champagne, roi de Navarre. Son oncle Alphonse, comte de Toulouse, mourut peu après sans enfants , et sa mort rendit Philippe héritier du comté de Toulouse, qui , malgré tous les désastres de la guerre des Albigeois , était encore le fief le plus considérable de la France. Grégoire X, l'un des hommes les plof recoromandables qui aient occupé le trône pontifical, vecession uait d'étrc élu pape ; Philippe lui céda le comtat Venais- TenXin siu, sur Icqucl il n*avait lui-même que des droits douteux :

au pape. 7 ^ ^ f

<27«. puis il s'engagea dans des guerres de succession contre la Navarre et ia Gastille. Alphonse X , roi de cette contrée , était mort, sans avoir pu faire reconnaître pour ses successeurs ses petitsfils , nés de Ferdinand de la Cerda, son fils aîné , et de Blanche , fille de saint Louis. Philippe III invoqua en vain leurs droits au trône de leur aïeul. Les cortès de Ségovie avaient désigné pour successeur d'Alphonse, Sanche, son second fils, déjà connu par ses talents guerriers : leur décision intervertit tous les principes de la légitimité.

Un épais nuage nous dérobe les actions particulières de

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