‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 9 sur 90 · LIVRE I. GHÀPITBS II. it · texte numérisé non relu

LIVRE I. GHÀPITBS II. it

people le plas indiscipliné de la Gaale. Brunehaut aimait la civilisation romaine ; elle désirait établir dans les États de son fils la centralisation da poavoir monarchique et le système du gouvernement romain pour la levée des deniers publics ; mais les grands d'Austrasie supportaient avec impatience le joug de l'autorité royale : la fiscalité romaine leur était surtout odieuse : ils regardaient Fimp^t comme un tribut honteux, qui ne devait être acquitté que par les vaincus ; ils se liguèrent contre Brunehaut , et furent ses plus dangereux ennemis. Les rois francs étaient jusque alors dans l'usage d'établir un de leurs leudes audessus des officiers de leur maison, comme inteiidant des domaines royaux ; celui-ci, qui avait le titre de major domus ou major dôme, fut nommé plus tard maire du palais des rois, et n'était que leur premier domestique. Mais après la mort de Sîgebert les grands d'Austrasie, jaloux de l'autorité de Brunehaut, élurent eux-mêmes un des leurs maire du palais, et ajoutèrent aux attributiona de sa charge celle de les présider et de veiller sur le jeune roi. Brunehaut voulut en vain s^opposer à cette aristocratie hautaine , qui prétendait partager la tutelle de son fils ; elle 86 contint jusqu'à ce que Childebert fût d'âge à gouverner par lui-même ; elle lui inspira une dissimulation profonde, et voulut qu'en s'exerçant à vaincre d'abord des ennemis . plus éloignés , il acquit la force nécessaire pour dompter ceux qui l'entouraient.

Ce n'était pas seulement en Austrasie qu'une réaction Progrès

^ de Fâoto-

s'annonçait contre les descendants de Mérovée. La royauté ^^^ n'était plus dans toute la Gaule ce qu'elle avait été jadis dans les forêts sauvages de la Germanie; une multitude de causes avalent concouru à ses progrès : la conquête de vastes contrées, la possession de nombreux domaines el

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de grands trésors^ fruits dlmmenses dépouilles^ la rareté des plaids nationaux par suite de la dispeniou des conque^ rants, enfin, tes traditions de ia majesté de l'empire romain et du pouvoir absolu de Fempereur^ tout servait l'ambitk>n des rois issus de Clovis; ils se erureut les légitimes suceessears des Césars, et ils usurpèrent graduellement swr leurs piropres compagnons d'armes, sur l'aristocratie franqùe, une autadté arbitraire et despotique* Réaction OebendffiDt Faristoeratie résista ; elle avait perdu de sa tique, fbrce en se disséminant, die en acquit en devenant propriétaire de bfefis territoriaux : mobile jusque alors, elle se fixa, elle acquit de k perpétuité avec la propriété ; die fét lerecours d'une multitude d'hommes libres, qui cher-< cièrent son appui contre tes exactions du fisc et des ofâcicrs royaux auprès de patrons puissants : le patronage s'étendit malgré des défenses des rois. L'Église dle-mâme, i^ès avoir d'abord favorisé les progrès de l'autorité royale, se lassa d'un desp^sme qui ne respectait plus ses immn*nités'et ses privilèges, et les évâcpies se liguèrent avec les principaux leudes.

Complot Une conspiration redoutable fut ourdie par eux, durant

desleudes ^ *

que? Rét " nwnorité de Clotbaire II, contre les rois d'Austrasie et

^l^ïpi^de Bourgogne, Ghil(tebert et Gontran. Ils désiraient qb

s^. g!)Î- wtt qui fut entre leurs mains un passif instrument , et ib

devaid. j^^n^i,^^ |^ ^^^^ ^p ^^ f^^ usturel et non reconnu de Clo*

thaire P', nommé Gondevald. Celui-ci, redoutant l'ombrageuse jalousie des rois ses frères , avait eber ché un refàge à CoDstantinc^le, auprès de l'empereur Maurice. Aucun homme n'étadtplns: propre, par son nom et par son oàraetère, à servir les projets d^ ambitieux dips la Craole. Un seigneur austrftsî^, que ses perfidies ont rendu bon^ eâèboev€rontn9itt,Bosoa, fut dépuftéi par les

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leudes de IBoargogne et d'Austrasie, aapfèft de GpndevakL, pour le séduire ptir l'appât d'une part brilknte dans Théritage de Gothalre I^, son père; il flatta en même temps l'empereur Maurice de Tespéranee de recouvrer une partie des droits impériaax sur les Gaules , eu favorisant l'entreprise de Gondevald; et ce dernier quitta Constantînople avec d*immenses richesses qu'il reçut en don de l'empereur. Mais les trésors qui dans sa pensée devaient aider à ses succès préparèrent sa ruine : lis tentèrent la copidité du traître Boson , qui les déroba, retourna en Austrasie | et acheta son pardon du roi Childebert.

Gondevald fut cependant accueilli avec enthousiasme dans le raidi de la Gaule. Les Aquitains et les Provençaux, chez qui la civilisation romaine s'était le mieux conservée^ supportaient impatiemment le joug barbare des Francs ! ils tentèrent de s'affranchir après la mort de Chilpérie y et l'insurrection s'étendit surtout dans les parties de l'Aquitaine sounyses aux rois de NeustHe et de Bourgogne. Les hommes les plus puissants de ces contrées embrassèrent la cause de Gondevald : il vit à la tête de ses armées Didier, duc de Toulouse, Bladast , duc de Bordeaux, et le fameux patrice Mummoles, qui, jadis général du roi Gontran, était devenu son ennemi. Gondevald s'annonça comme héritier de Cîothaire P', dans les parties de l'Aquitaine dépendantes de la Neustrie et de la Bourgogne ; mais il respecta les droits de Childebert II dans l'Aquitaine austrasîenne. Bordeaux, Toulouse et d'autres grandes villes ouvrirent leurs portes à Gondevald, et la grande partie de la Gaule au sud de la Loire fut gagnée ou conquise. Des députés se rendirent alors auprès du roi Gontran» et le sommèrent de donner à Gondevald la part du royauiçe qui lui était due : « Autrement il viendra, dirent-ils, avec son armée, il te

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livrera bataille, et Dieu Jugera 8*il est ou boo le fils de Clothaire. » Gontran , pour réponse , les livra aux tortures ; puis y effrayé des progrès de rinsurreetion, il fît inviter son neveu Ghildebert II à s'unir avec lui contre Gonde* vald, et l'entraîna dans son alliance en l'adoptant pour son héritier.

^Gonde^.^ A l'approche des formidables armées de Bourgogne et ^****- ' d'Austrasie , les défections commencèrent en Aquitaine ; le duc Didier donna l'exemple : Gondevald, abandcmné par une grande partie des Aquitains, est réduit à chercher un refuge dans la ville de Commioges (cité desConvènes), et s'y enferme avec Mummoles et une troupe de vaillants guerriers. Cette ville, bâtie sur une roche escarpée , était défendue par la nature, par de formidables remparts, et surtout par le génie de l'invincible Mummoles. Les assiégeants comprirent qu'ils ne dompterai^t point par les armes le vainqueur des Lombards; et, après avoir inutilement employé contre lui la force, ils l'attaquèrent avec succès par la séduction. Mummoles promit de livrer Gondevald. Il se rendit avec les principaux chefs auprès du prince, et lui dit : « Sors de la ville, va au-devant de tes frères, et sois sans crainte. » Gondevald se vit perdu, et répondit en versant des larmes : « Je suis venu dans les Gaules à votre prière, j'y suis venu avec d'immenses trésors : ils m'ont été ravis , et, sauf l'aide de Dieu, j'ai placé en vous toute mon espérance ; que Dieu soit juge entre vous et moi. »

Mummoles et les chefs furentinflexibles; ils conduisirent Gondevald hors de la ville, et le livrèrent à Ollon, comte de Bourges , et à ce môme Gontran Boson, qui l'avait dépouillé de ses trésors. « Juge éternel, dit l'infortuné prince, vengeur de l'innocence, venge- moi de ceux qui m'ont livré

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innocent à mes ennemis I... » Il descendit vers l'armée d«i «gageants rangéedans la plaine : «Voilà, dit le comte 01lon, celui qni se dit lefils et le frère des rois; » et anssitAt H rabattit d'un coup de lance. Ck)mme il se relevait, ilfàt renversé de nouveau , et frappé à mort d*un fragment de roche lancé parBoson. Ainsi périt Gondevald, après avdr durement épronvé Tinconstance des hommes et ks plus extrêmes vicissitudes de la fortune.

La trahison ne profita point aux traîtres : l'armée austro-bourguignonne pénétra dans la ville , qu'elle livra aux flammes : habitants, prêtres, soldats, tout périt parle fer et le feu. Mummoles ne fut point épargné : sa rél)elHon avait effacé ses services. Gontran le fit mettre à mort Ce puissant chef périt assassiné au milieu de l'armée victorieuse par lui seul , et avec lui s'évanouit la grande conspiration qui avait fait trembler sur leurs trênes les rois de Boui^ogne et d'Austrasie*

Ces deux princes conclurent oisuite un nouveau pacte ^>j^^^oi dans le plaid solennel tenu à Andelot; les intérêts oom- '^' muns des royaumes de Bourgogne et d'Austrasiey dirent réglés, et le survivant des deux rois y fut reconnu pour l'héritier de Tautre. Alors le roi Ghildebert, fort de ses succès en Aquitaine , de l'appui de Gontran et du génie de sa mère Brunehaut, secoua le Joug de ses leudes, et en fit périr phisieurs dans les supplices. Un complot contre sa vie fut ^^^^ découvert : un puissant seigneur, le féroce Rauking, de< ^''u. vait le frapper de sa main ; il est mandé devant Chlldebert, et le trouve environné de ses gardes ; le roi le prévient , et le fait tuer sous ses yeux. Dans une autre occasion, il convie «a cour et Magnovald, le plus redoutable des grands , au Spectacle d'un combat d'animaux; et tandis qu'un taureau ezphne dans l'arène, un guerrier y lance d'n coup de hache

Sg . f P lOHIÉlB SPOQmSt.

I» tèli der HRgiKrralcL EÉte^ le fameux GoDtBtAft Boma aTOit mérité 1# mort paît ses erimies, et il fut y au ^Mi, méîiie d'Andelot^ cOnilaminé par les dtns mis.. Gootn* exécuta cet arrêt : H fit iaoencUer, comme la retraite d^tne béter féroce, la maison d'ua évê^tie ou BoMm s*était réfi^ pé cleeonpabie ea sortit Fqpée àla maïs; iè expka suc le seuil, percé â'o»e grêle de flèches^ et^, teitt nM»rt qoi'il étaity il demeura debout, cloué à la mvvaiUe : lès aetes de la ja» tlœ ne se distinguaient pas alors de ceux de la violence , Us étaient aussi barbares que les crimes qu'ils dcYaient té* primer ou pumr.

Mort de Childel>ert, dir^I^r sa mère Btundiant, étendit sa

Go^^r^' i^engeaneesur tous ses ennemis; ettandisqu'U signataitso« règne en Anstresie par des aetes sanglants, le vieux roi Gootran tecmiiisâl en Bourgc^ne le sien par des reyars. : ses avmées furent battues dans la Septimanie ou l4mgfiedoc par les'Visîgoths, et reculèrent dans laNovempopulanieda*- Tant les Yaseons, fleuroudies montagnards des Pyrénées :

caïude- ^ ^eux roi mourut en 5^3 ; Gbtldebert II, son fils adc^^,

cfoui'A- i^^^EkeîMit tout son héritage, qui comprenait les roy uames 4»

^^l' Paris , d'Orléans et de Bourgogne*

La mecession du roi Gontran doublait les forces de f Austr asie ; la reine Bdrunebaut crut le moment fayoraUe pour se yenger de son an^nne enneqûe^ et l^ientdt.rap- ; mée austrasiemie marofaa contre la I!feustrie, oii- régasé^ le Je une Clotkaire H , sous la direction de 9a ii^ère Frédé^ gpnde et du maire du palais'Landerie* Frédégonde préviçijb

Débite ^ ri¥ale; elle s^empara 4e Sotesons, et présenta la bataiBe msi^'à ^^^ 1^^ champs de Tmeeia, pires de Château-Thierry* L'acw

'^'^!^' méa de Ghildeber t fut tout à coup saisie d'effroi à l'aspoel d'une forêt, mouvaote, qui acmhfeit marcher vers eUe : o'éiait Taitmée 4ea ]>leusftrieai^ qui pcfftaîe»t devfypyi.eux des

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bruahes â'«rbve imèbm 4e leoiltegs , afin de eadier leur nombre : lot Austrasieiis prirent la Mte, et Childebert ac« ot^ une paix qai ne pourrait èlTe ({«^une eoarte tréiP€. Il sarvécul peaè^4éiiHe, et ooeiirtit, après d'aotres expé- ^^^^^ dttkiDs guerrière», ea 596, laissant deux Ato en bas Age, ^^}^' Hiéodebert et Thierry.

On vit alors les trds royaumes des Francs reeoosaitrê pour rois tn^ eofants : Giotiialre II régnait en Nenstrie; oothai. Tbéed^rt II, m Austlrasie ; et Thierry II, en Bourgogne : JJ/j^Jf; le premier sous la tutelle de Frédégoide, les deux autres '^^^^ sous eelle de Brunehaut. La haine iQi]^cable de ces deux femmes ralluma les hostilités; et dans une grande batailto Hvréeà Latofao, près de Sens, par fVédégonde et Lsndaric, aux enfants de Childebert, les Auslra^ens et les BourguignoBs firent la fuite : Frédëgoode rentra victoriense dans Paris; elle reconstitua dans son intégrité Fanden royaume de Neustrie, et mourut après avoir triomphé de tous ses en- Mwt^de nemis par le fer et par le poison. «<»^^f •

Les entreprises de Brunehaut ^ient beaucoup plus difficiles que ne l'avaient été celles de sa rivale, et son génie rencontra toujours d'invhicibles obstacles : les grands d'Austrasie, quelque temps domptés par Childebert, voulurent se rendre indépendants durant Tenfance de son fils, et se liguèrent encore une fois contre l'autorité royale : en vain Brunehaut, pour s'attacher Théodebert, lui avait fiât épou^r une jBune esclave qu'elle. croyait dévouée à sa personne : cette femme s'unit contre elle aux grands. Brundiaut , potïT sauver sa vie, quitta eu fugitive le palais de Faite de Théodebert et FAutrasîe, et cherdia un asile en Bourço- ^^°:^ gne, où eHe fut accueillie avec de grands Honneurs par s"^* son antre peftit^fîls le roi Thierry et par les seigneurs i)ourguignons. On dit qu'elle eut recours au crime, et

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qu'elle corrompit tes moears dujenoe ^iace poor mkQx le soamettre à ses volontés. Irritée contre Tbéodebert, qui avait secondé ou permis les violences auxquelles elle s'était vue en butte en Austrasie, Brunehaut ajourna sa vaigeance sur lui Jusqu'à ce qu'elle eût assouvi sa baine sur le fils de Frédégonde. Animés par leur aïeule, les deux frères, Théodebert et Tbierry, firent alliance contre Glotbaire II : Défaites les armées réunies d' Austrasie et de Bourgogne rencon- Dcrmeuic *'*^'^* ^^^ Neustricns à Dormeille, dans le pays de Sens. **^^!"^ Glotbaire fut vaincd, le carnage fut effroyable : on avait 602-604. yjj^ disent les chroniqueurs du temps, l'ange exterminateur agiter son glaive de £çu au-dessus des deux armées. Deux ans plus tard , ^unebaut , à la tète des Bourguignons, remporta une nouvelle victoire à Étampes sur les !Neustriens ; Glotbaire allait tomber en ses mains , lorsqu'elle apprit que le roi d'Austrasie, Tbéodebert, avait traité à Gbmpiègne avec l'ennemi conmiun, qu'il pouvait écraser. Gette paix sauva le fils de Frédégonde, et remplit de rage l'âme de Brunehaut, qui ne songea plus dès lors qu'à punir Tbéodebert : elle arme Thierry contre son frère, et, après une guerre sanglante de plusieurs années Victoire entre les Bourguignons et les Austrasiens, les armées des Ir^tH ^^^^ peuples se rencontrent dans les champs déjà fameux «"• de Tolbiac. La mêlée fut horrible : les combattants , dit Frédégaire , étaient tellement pressés , que les morts n'avaient pas de place pour tomber, et restaient debout les uns contre les autres, comme s'ils eussent été vivants. A^rt de Tbéodebert, vaincu, prit la fuite ; mais il tomba aux mains de'^Tbjer^ de SOU frère, qui fit é^ger son jeune fils sous ses yeux. ^^l]' Théodebert lui-même périt massacré par l'ordre de son implacable aïeule ; Thierry mourut subitement l'année sui- Yante.

LlVfifi I. CHAPITBB II. 6t

Les prêtres seuls élevèreot dans ce temps la voix pour flétrir tant de forfoits , et leur pieux courage mit souvent leur vie en péril. Les crimes de Frédégonde arrachèrent à Prétextât, évéque de Rouen, quelques paroles chrétiennes et hardies : elle le fit assassiner au pied de Tautel ; d'autres hommes évangéliques reprochèrent à Brunehaut, presque sexagénaire, de honteux débordements ; Tun d'eux , saint Didier, fut lapidé par ses ordres. Un autre, nommé Colum* han, qui jouissait d'une grande réputation de sainteté, refusa, en présence de Brunehaut, de bénir les bâtards du roi ; il brisa les coupes du festin qui lui était offert, et en ré« pandit le vin à terre, en signe de réprobation des turpitudes royales ; il fut exilé : chargé de la colère des princes et de la bénédiction des peuples^ sa marche vers la frontière fut un triomj^e.

Thierry laissait quatre fils, dont Sigebert, le plus âgé, ^Jj'^f^" avait à peine onze ans; Brunehaut entreprit de le faire ^Jf^i. couronner seul, et de maintenir l'unité des États de son °'^ père, en éludant la coutume des partages; cette tentative excita une rébellion : les grands appelèrent le roi de Neustrie , Clothaire II , pour se donner à lui. Déjà Clothaire était sur la Meuse, et marchait sur le Rhin. Brunehaut se rend à Worms avec ses arrière-petits-fîls, et, cherchant son appui dans les peuples de la Germanie, elle envoie en Thuringe le jeune roi Sigebert, sous la conduite de AVamachaire, maire du palais en Bourgogne. Warnachalre découvre bientôt qu'il est lui-même en butte aux soupçons de la reine ; il conspire aussitôt contre elle , et détourne conspira-

1 r» . , , «on de»

les ijQrmains de lui porter secours. Une partie des leudes ^^^^l. austrasiens avait déjà passé dans le camp de Clothaire ; »»««!!?'* les autres, à la tête de l'armée austrasienne, s'unissent *Sî!' aux Bourguignons, conduits par Brunehaut et le jeune Si-

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