PRBMEklIB EPOQUE
de'if^dy. S^i^crt Parmi les principaux oonspiratedrs sedistingoèrent c^ySi- ^^^ poissant» seigneurs d'Austrasie , dont les enfants degicnne. yiupç^t, en s'iinissànt, la tige de la seconde dynastie royale de France : ce furent Arnolphe, dépuis canonisé comint évéque de Metz, et Peptn de Landen ou le Vieux. Us con^ coururent l'un et f autre, sous l'autorité de Wamachaire, au succès du complot fdmmx qui àY^M pour but le renversement de la rdne Brunehant,
Les armées réunies^ d'Austrasie et de Bourgogne ren* contrent les Néustriéns sur les bords de l'Aisne en Champagne. Les conjurés se déclarent alors; Clotibaîre II est salué comme rd de tous les Francs , et trois des fils de Thierry lui sont livrés : il fait égorger le jeune roi Sige* bert avec un de ses frères; il en exile un autre en Neustrie ; le quatrième lui échappe , et ne reparait plus» Enfin, l'altière Brunehaut elle-même tomba dans les mains du fils de Frédégonde, qui se vengea comme l'eût fait sa mère« Mort de Brunehaut, fille, femme, sœur et mère de rois, fut aban-
Brune- ' .' ' '
^^^ donnée pendant trois jours aux bourreaux, puis promenée demi -nue dans le camp^ sur un chameau, et exposée aux outrages de la soldatesque ; enfin, on lattadia vivante à la queue d'un cheval sauvage, qui mît son corps en lambeaux. Elle avait été quarant^hult ans la terreur de ses ennemis, et succomba enfin pour avoir voulu imposer à un peuple demi-sauvage le gouvernement d^une civilisation avancée. Les esprits grossfers des Francs ne comprenaient pas les avantages de l'unité d'un vaste empire, et, lors même qu'ils les auraient compris, ils auraient refusé de leur sacrifier leur ambittoi individuelle et leur farooehe indépendance. Brunehaut aimait les arts; elle fit ré* parer quelques chaussées romaines et restaurer plusieurs beaux monuments : son ^èie reUgieux prodigua des
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sommes iottenses au clergé^ et bAtit im uoMbra^ pfedi- ^eax d'aises et de monastères. Tout ce que fit œtts isiaeismemefcçiit d'^k «ne empreii^ gigantesque; son loDg règne M sooi&M de beauoeup de forfaitiï^ mais U œ s'éeMila point sans mot eertaine grandeur ni sans quelque gloire.
Après la mort de Branehaut, Qotbake II réunit sons ciothai.
, ' re II.
son sceptre toute la monaimie des Francs , et U put biai- <**'• t6t reconne^tre que Tunité de son Yaste empire n*étail qu^apparetfte : les grands d'Austrasie en renversant Sig^ bert avatentbeaveoup moins songé à élever Clothaire qa*à s'agrandir eux-mêmes; ils voulaient un prince qui résidât auprès d'eux, afin de le diriger à leur gré; ils forcèrent le roi à s'associer au trône son fils Dagobert , et à le leur donner pour souverain. Dagobert était à peine sorti de l'enfance, et il régna sous la tutelle d'Arnolphe^ évéque de Metz.
Le plus célèbre événement du règne de Clothaire II est synode de le concile ou synode assemblé à Paris en 615, dans le- ^^^quel siégèrent les deux aristocraties, celle des évêques et «'^ celle des seigneurs. L'édit fameux que cette assemblée promulgua fait époque dans l'histoire. Il marqua le succès de la réaction des grands contre les rois, en ébranlant le système de gouvernement arbitraire qu'ils avaient vouhi fonder. Par cet édit les élections canoniques furent rétablies , les clercs demeurèrent Indépendants de la justice séculière, défense fut faite au fisc de saisir les successions ab intestat, et d'augmenter les impôts ; les Juges et les officiers du roi furent rendus responsables : l'édit ordonna la restitution des bénéfices enlevés aux leudes, mit les ri-ches veuves , Tes religieuses et les vierges à Tabri des ca< priées^ des violences du prince, et décréta la mort eontit
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ks iofraeteors. Un des principaux articles éteblissi^t que les j«ges on comtes seraient toujours olidisis entre les propriétaires des lieux où s'exercerait leur* juridiction. De* puis lors 9 la dignité de comte appartint presque toujours au plus riche propriétaire de chaque pays, et le éboix royal eut d*étroites limites. On sait peu de chose d'ailleurs sur le règne de Clothaire II : des guerres sanglantes éelatèrent entre lui et son fils Dagobert, dont il fut forcé de reconnaître rindépendance* La vie de ce prince s'éteignit au milieu des troubles civils ; il mourut en 628 , avant d'avoir pu assurer rétablissement de son second fils Garibert
Règne de Dagobert l*^
Daffo- Le sceptre de Dagobert s'étendit sur les trois grands jjCari-\ royaumes delà monarchie franque, la Neustrie, l'Aus- "•• trasie et la Bourgogne : il en détacha l'Aquitaine, c'est-àdire le territoire qui s'étend entre la Loire, le BhAne et les Pyrénées, et il le laissa en partage à son frère Caribert Celui-ci mourut bientôt, et son fils aîné périt assassiné, dit-on, par une faction dévouée à Dagobert. Ce prince reprit possession des États de son frère; il laissa cependant l'Aquitaine , à titre de duché, aux deux derniers fils de Caribert, nommés Boggis et Bertrand, mais il se réserva sur eux tous les droits royaux : l'unité de la monarchiedes Francs fut ainsi encore une fois reconstituée. ^0- Si un roi mérovingien avait pu arrêter sa. dynastie sur la pente fatale où elle était entraînée , Dagobert aurait
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en cette gloire. Ce prince suivit les traees de la reine Brnnehaut , et s'appuya , contre les grands , sur la population gallo-romaine 9 qui détestait leur tyrannie; il fit de terribles exemples en Austrasie et en Bourgogne, et sévérité, nuufltint les factieux dans Tobéissance par la crainte, omocei
^ travaux
Aocun des rois 'issus de Clovis ne fit mieux respecter son ^|^f^ pouvoir et ne déploya plus de magnificence : les évéques, les leudes, les ambassadeurs étrangers, remplissaient sa cour ; les dépouilles d'une partie de l'Europe , l'or, la soie, les pierreries, étaient étalés aux regards dans ses palais rustiques et dans sa royale résidence de Clichy près Paris : le faste de Dagobert égalait presque celui des rois d'Orient. Dans la première période de son règne il ne laissa point son âme s'amollir au milieu du luxe dont il s'entourait, et consacra ses soins à d'utiles travaux : ce fut lui qui fit reviser et écrire le corps des lois saliques et ripuai-res, ainsi que les lois de ses vassaux allemands et bava* rois. Il finit cependant par s'adonner à la débauche et à la cruauté ; il oublia la justice , et imposa de lourds tributs à ses peuples : ses armes ne furent point heureuses. Les Windi ou Venèdes, peuple slave , affranchis du Joug des Avares par le Franc Samo, élurent celui-ci pour roi, prirent possession d'une partie de la Bohème, et s'établirent ^*»^» dans la vallée du Danube, qui était alors la grande voie de ^^f^ commerce de la Gaule septentrionale avec Constantlnople "J»,»;!** et l'Asie; une nombreuse caravane de Francs fut dépouillée et massacrée par ce peuple. Dagobert demanda satisfaction, et, n'ayant pu l'obtenir, il convia les Francs à la vengeance. Le ban de guerre fut publié dans tous ses États et chez ses vassaux du Nord et de l'Ouest; les Allemands, les Thuringiens marchèrent , unis aux Francs et aux Lombards, contre les Venèdes; leurs armées périrent au milieu
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de i^ays inéiiHcSy et la puissance des Firanes fat ébranlée daiM toute la G^manie.
Dagobert, depuis lors, borna tous ses soins à contenir ses propres sujets dans Tobéissance. L'Austrasie, toujours prête à la k'éyolte, le contraignit à s'associer au tr6ne son fils Sigebert, égé de trois ans, et à le lui donner pour roi. Dagobert confia Tenfànt au duc Adalgésil; mais il exigea et obtint que Pépin de Landen et d'autres seigneurs d'Anstrasie demeurassent auprès de lui comme otages. Il désigna aussi et fit reconnaître pour roi de Neustrie et de Bourgogne un autre enfant, nommé Glovis. Les éréques et les grands d'AustrasIe, contraints, dit Thistorien du temps , par la terreur de Dagobert, jurèrent de sanctionner départage de son empire. Ce prince, dans (a dernière année de son règne , repoussa une invasion des Vascons^ réprima ui^ révolte en Aquitaine , et fit un traité avec les Bretons , qui reconnurent sa suprématie.
Malgré les rerv<ers de ses armes contre les Yenèdes et de nombreuses causes de dissolution intérieure, Dagobert ré- ^votton gnâ jusqu'à la fin puissant et redouté ; il unissait , eonmie ^^^ll beaucoup de princes de sa race, à des goûts licencieux «*»• une grande ferveur pour k culte et une dévotion superstitieuse; il fit des dons immenses au clergé, et couvrit la France d'églises et de couvents. H donna sa confiance au référendaire Audouen et à l'orfèvre Éiigius, directeur de la monnaie royale : ces deux bommes , plus connus sous les noms de saint Ouen et de saint Étoi , forent canonisés l'un et l'autre, et leur mémoire est devenue populaire. Dagobert mourut en 6^; il s'était montré généreux surtout envers le monastère de Saint-Denis , dont il revêtit la basilique d'or et de pierreries, et où il fut inhumé en grande pompe. €e roi , m^Hgré tous ses vices, surpassa en mérite
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laphçartâis prinoes de «a famille. Lorsqu'if moanity tia tiède et demi s'était écMdé àepniû l'éléyatfoii de Gloyli au tfétte des Francs, et eette {période, marquée partant de déTii8tatk>D8 et de crimes, fût la plus ûiéinof aUe du règne des Mérovingieiïs<