‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 2 sur 65 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Mifiorité du roi, administration de Mazarin , guerre de la Fronde. 1643 — 1661.

Le règne de Louis XIV peut se diviser en trois époques priodpales : la première comprend le temps écoulé eutre ravénemeut du roi et la mort du cardinal Mazarin, temps pendant lequel le monarque ne prit aucune part directe au

■ Pour la France sous Louis XIY, Toyez ma Géographie physique, JUstorique et politique de la France , page 68-74 , carte n" t6. T. II. 1

2 TBOItlÀMll n^tOE.

gonvernement ; la seconde embrasse les années les plus glorieuses de ton JP^ne, de MM à 16^; ia troisième commence au mivneni où de gimndes Javtos fortent atteinte à la prospérité du royaume et à la gloire du souverain : elle s'étend de la mort de Colbert à celle ^e Louis XIV.

Anne d'Autriche, régente , nomma le duc de Beaufort , second fils du duc de Vendôme et petit-fils de Henri IV, gouverneur de ses deux enfants , et choisit pour ministre Augustin Potier, évéque deBeauvais, homme incapable, et totalement étranger aux affaires^ elle invita ensuite le parlement à casser le conseil de régence. Des promesses tlatteuses gagnèrent les partisans de Bichelieu et leurs ut de jus. adversaires ; et dans un lit de justice tenu le 18 mai par ^v^it^ le jeune roi, âgé de cinq ans, largue fut reeoQB«e/é- "^nnau' gentc du royaume, et libre de composer son conseil à sa vo- ^d'Âutri-^ ]Qii(é : c'était la seconde lois que pendant une minorité '«*iSai' le parlement était appelé à désigner la main, qui devait *^*^' exercer la puissance suprême. Les états généraux cependant avaient seuls hérité des droits politiques des anciens parlements ou assemblées générales des hommes libres de la nation, tenu^sous les- rois des jdeux premières races : le parlement de Paris, quoique les pairs siégeassent dans son sein, n'était qu'une simple cour de justice, et n'avait aucune autre attribution supérieure à celles des parlements de province. Marie de MéiUcis et. Anne d*Autidehe, en se soumettant d'avance h sa décision, contrilMièreût à lui donner une Ojpinion exagérée de san importanee politique ; il en résulta de grands troubles et des pérHs sérieux pour l'Etat.

Le cardinal MaantHn , membre du conseil de régence, avait été d*avis qu'il fût cassé ; la reine récompensa son

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iéf^memeat; 4^le le Mono» premiflr miiitstre, et as Sacwar fotlo]^réte%tB de^ooQveiles intrigues. Ceux que I^helieu ffvût profltrits étaient revenus en ionie à i« oovr, où ils se j^aiguirent décerne la r^ente, jadis persécatéeffeec eox, De les avait point comblés d'assez. de grâces. Aogostin Potier, ^oux de Maiarto, entra dans lettr ligne, qu'on hommakCMèaie desunpofiants, tîéatktkeB^heistostewkles fiuise, k» VenëAne, les d'Ëperaon , laiameme durhesse ^mi de Clieviease et sa beile«awre,la due^essede Mombraon. Cdle^ei, ajrant of£ei»é la ducbesse de Lon^ville , sœur da duc d'Bo^hien , déjà célèbre, lut diegraoîée far Anae d'Autriche. Le d«c de Beaufort partagea ses désirs de vengeance : la régente sévit contre eux et c«Btre leurs partisans; elle ^ exila plusieurs de sa cour, fit enilenner le ducde Beaufort à Yine^mes, et renv^al'évéquedeBeauvais àsm son dioeèse. Elle «fêtruisit la oabule des iinportaots par ces mesures r^oureuses, et donna toute sa confiance au casdinal Mazarin. La France dès lors jouit de quelque calme à l'intérieur pendant trois années.

La guerre contre l'Empire et TE^pagne oontiiaiait gio- opérarîeuse pour la France sur toutes les frontières. Louis de u^nS'

ltf4S-16tt.

Bourbon 9 due d Ëoghien , si oélèbre sous le nom de ffrand Condéj avait gagné -en Flandre, cinq jours après la mort de Louis XIII, la bataille de Bocroi, sur les Espagnols, Batauie

, „ . , «,,, ,, VT , ^ ' deRocroL

commandes par don Fraucasco de Melos. La périt le fa- jm*. meux comte de Fuentès et fat détruite la redoutable inâtnterie eapa^^le, qu'il commandait, invincible depuis Qiarles-QuinL Le vainqueur ne dut son succès qu^ luimême; il avait vingt-deux ans. L'io^portante prise de Ibionville fut le premier fruit de cette victoire, que sui- Tirent de près la mort du mareebal de Gu^iant et la déifofte du comte de JBentzau, son successeur, battu à Dutlin-

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4 TBOISIÀME BPOQUS.

gen par le duc de Lorraine et par deux illustres générauxi Jeau de Werth et Mercy. Il ne resta que cinq à six mille hommes d'une armée qui longtemps avait fait trembler FEmpire : le maréchal de Turenne fut envoyé pour en recueillir les débris.

De brillants succès effacèrent ce revers : d'Enghien, avec Batailles Turcnue sous ses ordres, vainquit Mercy à Fribourg : le ^m?' F^Q<^9 POUf animer ses soldats dans cette grande journée, Kori- J^^ ^^ bâton de commandement dans les retranchements ^Su^' ennemis, et le reprit Tépée à la main. Il marcha l'année suivante au secours de Turenne , surpris et battu à Ma* riendal, et gagna la bataille de Nordlingue; la mort de Mercy décida la victoire. Le grand talent de Gondé consistait à prendre en un instant les résolutions les plus hardies , et à les exécuter ensuite avec prudence et rapidité. Le duc d'Orléans, oncle du roi, et le comte d*Haroourt avaient heureusement aussi soutenu la guerre, Tun en Flandre, l'autre en Catalogne. Le premier, aidé du maréchal de Gassion, s'empara de Gravelines et de (krartray , et prit Mardick à la vue d'une armée ennemie. La mer ne fut pas moins favorable aux Français : vingt de leurs ga* 1ères battirent en 1646 la flotte espagnole sur les côtes d'Italie; et la même année le duc d'Enghien, secondé par le célèbre Tromp, amiral hollandais , donna Dunkerque à la France. Il vola ensuite en Espagne, où il échoua soidëv^ devant Lérida, dont il fut obligé de lever le siège. Naples JIrSiSsi- ^^ soulevait alors à la voix du pêcheur Mazaniello. Le duc nieuo. ^Q Guise, appelé par les Napolitains, se Jeta dans ses murs ; mais la France ne le soutint pas : il fut fait prisonnier par Jean d'Autriche, fils naturel de Philippe IV, et Napies retomba sous le joug espagnol.

Les années 1647 et 1648 furent fatales à la maison d* Au-

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LIVBB lY. CUAPITBB I. 6

triche : Tarenne, aidé des Suédois , gagna la bataille de Sommerhausen, le général Wrangel prit la Petite-Pragae, et la bataille de Lens termina la guerre : le due d'Enghien , Batoiue devenu prince de Gondé, la livra, en i648, à Tarchiduc *•*•• Léopold y frère de l'empereur. Il marcha à l'ennemi en prononçant ces seules paroles : « Soldats, souvenez-vous « de Hoeroi, de Fribourg et de Nordiingue. » 11 mit en déroute les Impériaux et les Espagnols, prit cent drapeaux et trente-huit pièces de canon ; sa victoire fut complète, et Léopold demeura sans armée. Accablé de tant de revers, Ferdinand III consentit à traiter, et la paix fut enfin signée à Munster en Westphalie. Par elle la France conserva Paix je une grande partie de l'Alsace, les Trois-Evéchés, et les ^^^^ deux places de Philisbourg et de Plgnerol , clefs de l'Ai* ,^^ kmagne et du Piémont Les principaux articles du traité relatifs aax alliés de la France proclamèrent la souveraineté des divers États de l'Allemagne dans l'étendue de leur territoire, précisèrent leurs droits aux diètes générales de l'Empire, et admirent les calvinistes à jouir des mêmes avantages que les luthériens. La Suède obtint une partie de la Poméranie, plusieurs places fortes et cinq millions d'écus. Les cantons suisses furent déclarés indépendants « de l'Empire germanique , et l'on reconnut également l'Indépendance des Provinces-Unies à l'égard de cet empire et de l'Espagne. La paix de Westphalie termina en Allemagne la sanglante guerre de Trente ans. L'Espagne seule r^usa d'y accéder, et la guerre continua entre ce pays et la France.

A l'époque où ce traité célèbre fut signé de 'grands troubles agitaient le royaume à l'intérieur. MazaHn , tout- Adminispoissant, soulevait contre lui une haine et une indignation Mazarin. presque générales. Ce ministre unissait à des talents dis-

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6 TBOtsnniB £peQU«.

tingués bemcoup^ é'iodoleQce et de frrv<olîté« lUidioute par so» Moent et par sm Biaaièares^ et odie^i ooiame étraoger, il fntett halteà de iionQiMiaEiMs.oa]iaèe6 : tt vovlftlt, couine RieheMeu, que Faotonté voyais îM absolue, et soa despolisixie souleva autMil (Fennemis q«e cetai de son prédécecseor; mais Rickelieu, par sescruQUtés, remplit les stens de ^emur et d^épeu vante , et @d Fetiat beaueoop daos l'obâssanee : Mezario, au eootraiFe, par TenAf loi perpétuel da mensonge , par sa poAiititpie tortveiisie , ajouta dans rame de ses adversaires le mépris à la baine-, e« les eobardit tous à le eomhafitre. On aeeusûH liaolement la régente dTaveoir donné toute sa oonfilanee à un prêtre italven, qui ne coiinirfssait m le génie ni les Ms de la nation, et d'àvok eoœpoaé son conseil nioins sêkMs les besohis de FÉtat que selon les désirs de s<mi minfeftre. Un Siennois, ParticeiM d^Emeri, homme méprisable, à qui Mazarin confiait les finances, indignait les Français par son taxe, par ses d^aïQciies, et par ses odieuses ressources fisdedes. Il créa des diarges ridicules, qu'il mit à l'enchère; fl éle<va le tarif des droits d'entrée , et exhuma un édît en 1548 qui défendait d'agrandir Paris , et infligeait pom* pehie aux iafiraeteurs la démoKtion des bâtiments construtte auMieià de l'eiieeinte désignée et la confisca^on àes matériaux. Un grand nombre de partieviiers , en contraveatkm aree cet édit, depuis lon^çtemps oubKé, plurent de fortes som« mes pour sauver leurs propriétés : Kopératloa ordonnée à cet ^ard par le gouvemettent éMt nommée le toisé ; elle excita de grands murmures : le parlement informa, et l'éditftitretM.

Mazaffia>Y«it akirs retenir quatre année» 4e gages aax nMMriwes de toutes les cours souveraines , hormis le par* leMBDld^Paris; etilnwftacede supprimef le droit dit cte

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LiVB£ IV. CHàmaiMM h 7

poulette^ qui assurait ism le^JamUlu^ dtt SMgtotMs rhérédité de leurs charges. Cet ac(eA»bitrû'« sovièra tne daffleur ;géBéral«^ L» giaud cottseii , la cowr des t&mp^ , lacoor d^.aidfi6,.se récrlÊ»t>r et i»»OBli;^t*ao pBffkoMnt que la décisîoo.qoi rexccpte de cette .mesure n^'a. été éprise qie dans L'int^iUida de les désoiûi* ; le pas temsat sfaassoi- We^ ^ rend le célète-e édit d'unioH , qui |iotte ^oe âe«x ^^^^'^{ coas^ers, elMMSis daos chacune de ses chM^ms, coulée ^poHa^' rerout avficks députés des auiare&C4>ïTQ|Mig»îi»*, dans TiH- chambre tér^de toutes. Mazariu déeiarequ'ue» arrêt s«Mi^ble est ^X^J' atteoUitoire: aux droits de la courcmaa; Anoe 4*Aiitrioh0 yeot punir suF-k^am|^ ioB& «6tt]& €|ui Font signé. QMt reias^ disait MazarîA, étmt bra^ecMiaie im seftdat^uâ ne csAfiatt pas le danger» et ee fut avee peine qu'elle eeMiii saeolèce. Le parleoMi^ doot les jeuBea naglstoato des en- ^rve^stirnubôeut le zèle^ dmuftit toutseaieaipraam af;^ âÉtsâeFÉtat, et;se conciliait la faveur pieUiqueeniavoquaitf les IoiseteaadoptA0tplniyeuv&Fé8oluÉk)&S'pi|n^ LadMnsfem de Seiat-Lews ¥i)«a TiagtH»e^ artieles, qid devMeat être prq^esésl ra{fi!pbailim}>d« j^irteiiievtet^ la smetieii de la régente. DauauagiaBd nen^e d^ortiieles^let oa^strats li^ssa&ent peicer lex»r jaleoëe ecmiire les ^hmi^ dsfis el ter iguaraaee des afihires puMiques et de teos leapsiBeife&diierédÂt; maia les prioeipaux coasacraient d'«liles réforsaes^ou de sages mesuves : les «as assurateat auK partkuUevs lejiiay émeut des reales sur Fhèlel de y\\\e^ affiraaditasaleat k eemmeree des «nonopoleft adieux, et réduisaient d'un quart l'impôt accablant de la taille , qui ne tmdmit que sur les rolurters; d'autres articles défendtfeot, sous peine de la vie, de Hever aucune taxe autre- Bsent qu^en vertu d'édits vérifiés, avee liberté de suffri^e aux cours souveraines , et interdisaient, de dé^nki. aueun

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8 TROISIÈMB ÉPOQUE.

I sujet du roi plus de i^ingt- quatre heures sans Tinterroger et le remettre à son juge naturel.

Les propositions de la chambre de Saint-Louis jetaient les bases d'une constitution nationale : la bourgeoisie les accueillit airec enthousiasme, le peuple vit sa propre cause dans celle des magistrats qui les adoptaient, et le parlement en délibéra, malgré la défense de la régente, qui nommait tous ces articles autant d'assassinats contre l'autorité royale. La cour, l'armée, la multitude, se partagent en ^MUons, deux factions, celle des mazarins et celles des frondeurs » fronde ou partisans du parlement. Le premier président Matthieu «««• Mole, homme d'un grand caractère, s'interpose en vain entre les partis ; sa modération , son amour pour la conc<Nrde et la paix, le fjpiit insulter par tous. Parmi les plus ardents à exciter les magistrats se montrent les membres de l'ancienne cabale des importants , Tex-garde des sceaux Cbâteauneufy Montrésor et Saint-Ibal, qui tous deux s'étaient offerts pour poignarder Richelieu ; Ghavigny, auteur de la faveur de Mazarin, et disgracié par lui; FontrailleSy et au-dessus de tous le fameux Jean-François-Paul de Gondi, coadjuteur de l'archevêque de Paris, et plus connu sous le nom de cardinal de Retz, homme'habile, doué d'un esprit juste et profond , et qui ambitionnait surtout la renommée et le pouvoir d'un chef de parti. Depuis longtemps ses. magnifiques aumônes lui avaient gagné le cœur du peuple : il offrit, au commencement des troubles, son appui à la régente , qui eut l'imprudence de le dédaigner ^

^ Les magistrats opposés à la cour furent , dans Porigine des trou* bles, comparés à des écoliers qui se battaient à coups de fronde dansles fossés de Paris, et qui se dispersaient à l'approche du guet et de Tautorité. Le mot fit fortune et demeura , quoique son application eût bientôt cessé d^èlre juste.

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LIYBB IV. CHAPITBB I. 9

il passa aassitôt dans les rangs des parlementaires. Anne d'Antriche, déterminée à reponsser tonte atteinte à l'autorité absolue de la couronne, se contenait en fré* nussant dans l'attente d'une occasion favorable, et le . parlement poursuivait avec courage ses délibérations sur | les articles de la chambre de Saint-Louis, lorsqu'on apprit la célèbre victdre de Condé à Lens. La reine crut trouver, au milieu de l'enthousiasme excité par le triomphe des armes royales, un moment propice pour éclater; et pendant le Te Dêum pour cette victoire elle donne de sa bouche au lieutenant de ses gardes l'ordre de saisir trois des membres les plus factieux du parlement, les présidents Charton et Blancménil , et le conseiller Broussel : le pre-* Arresta-

*^ tlon de

mier s'échappe, les deux autres sont arrêtés ; le bruit s'en ^^S^Â' répand , et le peuple se soulève ; il tend des chaînes dans ^^^^^ les rues, dresse des barricades, poursuit la voiture du cardinal, et massacre des soldats au cri de Broussel et /thertéf Le parlement se rend en corps au Palais-Royal ; il leprésoite énergiquement à la reine le danger qui la menace, et, secondé par Mazarin, il obtient la liberté des deux magistrats. Le traité de West^halie n'était pas encore signé, le trésor était vide , et la cour se voyait sans ressources pour soutenir à la fois la guerre contre l'étranger ^la lutte à l'intérieur. Mazarin avait compris que la modération était nécessaire. Guidée par ses conseils, Anne . d'Autriche dissimula , et sanctionna , le 24 octobre 1 648 , i dans une déclaration célèbre , la plupart des articles de la diambre de Saint-Louis. Ce même Jour la paix fut signée àMunster avec l'Empire. L'Espagne seule restait en guerre avec la France. Quelques régiments furent aussitôt rapp^ de Flandre aux environs de la capitale. Cependant, à la suite d'une querelle avec le duc d'Orléans, le prince

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d« GMdé a'étaiH ««prMké de MMadn; qi^UdéftiMt, Gommen- ^ M avait priiii iott appui; Abus ^*A«lriehe m oint i>^^'^« alofs en état d'aecakler awt adrersi^re : acetoipagaée du >««•• «irdiDalv eH^qiiittaaidHtemeat Paris panr SaîotKGenMÉi; elk iléiHiyfl le» magistnÉsda pariamort^onuM eonptbk» de eoD^mtia» contra ranlorité wofêkt «I drialgUieniee j avec las etowniia de i^Élat^. et eUa* fit avaacor ^de» toaiipes* •oatia la ea^^e. Le pattlemeat!, da^M» eôté, leva de Va»* geai e% des soldats ; U rendit a» a» et qui déetava Manrin yertnrbaleiir da repos pablic, et Kai eajaigait de qalMer le royauM sbua huit jours : e'^aii le débat de^la gaena (divik^ ^^ CoadécoiaaHUidaltruraiée royale; la plopartdesfriaats ^{^ elleS'phisgiBiidssdgiMiirstoroyanme, Coati, Loogoe* YiUa^ NaMoars,. Boaafoil:, d^Elbeuf , et Boyiilou, embia»^. uoA la cauae de la magistratareet de la liberté : ils a*é*taieni galdés en eela^ni par ramoar des laès ni par k respeetdes droit» des. dtoyeos; riotérêt, l'aaibitk)», ou» le&capi^ees d'an^amoar insensé pour quelques iMnae» d'unniag illustne^ dfune beauté bdllante et de mesoffs ihoiles, aiwient décidé leur choix. La plupart affiobaioBt le plus prc^bod dédaia pour la bourgeoisie ti' le peuple , at n'avaient nul' souci des libertés publiques ; mais lé mBi^wnir de Fiodép^idanoe ctoat les grands avaient joui danr les^ temps> féodaux était, toujours présent à leur penaée ; ils; détestaient un daspotlmia' qui pesait sur euxHnèanes , ils oonsaeraient les'ridiesses à l'entretien d'une mvltituâa de gentils-homiaes^qui devenaient ainsi' leurs clients, et ^i regardaient comme] ua devoir de servir contre le roi lui*' même ceux qui^se les attachaient par des ftiveurs. L'entboustasmepour la royauté, le dévouement l^al à la eo«i-^ roanoy dopti Louis XIY fit pluatard une aorte de religion

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LivjHi i»» cmaviwm i. 11

p«ttr laBabhiio^ teirataliMpfwqw ignwéi; tt la pkn gmodb pre«ve4tet«elAit wt tim de rescMpte^duiDé far m dtthMMMs qiéMD la fla»^haawéli( France : Tnneniw se déilanbpoiM lafailenM* omMm^ eoiir ; â» Mèliatont paur iMre à la bdOméadmÊm ée Laagaevffle, sœarde G<jfù^ ; et, après awÉr Icnlé aaa^raaaè»^ de iém soviaver son aiMéeeontia inoe d'Autriche, il la quitta an iagilif, et 8t j0égirit an EspiqiDals.

LaFratteepré8CûlaitakfaimspeetacladMplonihla:TaB^ aHÉla était partaot, etil y avait dam las esprits nae cmi* faskù égàlm àcetle qai se montarait aa dehors dans les Mb. l>*nn e4té, l'oii i»vaqaait les prérogatives de la eonroMM, et nolte part les droits de l^atorîté royale n'étaient légalement et clairement définis ; du côté opposé , Ton ftii* sait appel aux droits des èitoyei» et des magistrats , et aaeaoe M positive, Inoontestabie, ne les établissait d'nne manière absolae. La eondalte que tinrent alors les plus illMres magistrats qui* élevèrent la voix pour soutenir lears privilèges et lev liberté publiques témoigne de leur loeertitode sur la justice de leur cause : le premier président Mattliieu Mêlé, l'avocat général Orner Talon, éloqaent» et noUte interprètes du' vœu national, et défèfnseurs aidenta de leur ordre^ croyaient qu'il existait des lois que l'autorité de la couronne ne pouvaitenfreindre ; mais ils portaient en ménie temps beaucoup plus loin que la noblesse le respect poor le prince an nom duquel ils rendaientla Jus-* tieer Havirentè regretlepeujrfes'armer pour la cause parlementaire , etr n'entrèrent qu'avec une extrême répugnance dna-Qoe UiHe ouverte contre la couronne;. Le parlement dePhria é%ineura ne^ représentait point la nation, comme celai d'Angletema»; l'amour-^^roprede se» membres et l'or*gvill de leur corp» ne* les empêchaient pas de sentir que

12 TBOISIJtMB lÊPOQUX.

les états généraux auraient eu seuls un caractère légal pour régler, de concert avec la régente, les grands Intérêts de rÉtat, et qu'ils ne pouvaient se substituer à eux dans cette ^ande tâche; ils voulaient donc ce qui est impossible : ils voulaient que l'autorité royale reçût d'eux des limites, sans être eux-mêmes fermement résolus à recourir aux moyens extrêmes qui seuls auraient pu assurer leur triomphe. Ils devaient succomber, et leur défoite acheva d'enlever aux sujets toute garantie , toute sécurité pour leurs biens et leurs libertés; elle contribua beaucoup à l'établissement durable du régime arbitraire en France; car le pouvoir est toujours porté à s'étendre et à franchir toute borne , après des efforts impuissants pour le coqtenir.

Gnerre L'abscBce prcsquc générale de toute conviction profond» Fronde, daus Ics cœurs durant les troubles de la Fronde influa grandement sur la conduite des deux partis : la frivolité des motifs qui mirent les armes aux mains de la plupart des chefs se trahit souvent par une étrange légèreté de langage , que la multitude imita. Cette guerre désola le royaume, et fit couler des flots de sang; et pourtant les événements les plus sérieux étaient chansonnés et tournés en ridicule : le duc de Beaufort, dont les manières toutes familières enchantaient la populace, fut surnommé le rai des halles; le coadjuteur de Paris , évêque de Gorinthe in partibus, leva un régiment que le peuple appela régiment de Gorinthe : les troupes de la reine le mirent en déroute; on nomma cet échec la première aux Corin^ thiens; le coadjuteur portait un poignard à sa ceinture : Voilà y disait-on, le bréviaire de noire archevêque. Les Parisiens sortaient gaiement de leurs murs, ornés d'écharpes par les mains des duchesses de Longueville et da

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LIVfiB IV. GHAPITBB I. tS

Bouillon, et quelques soldats royaux suffisaient poories mettre en fuite.

Un premier accommodement eut lieu , sans résultat décisif, à l'avantage du parlement. La reine et le cardinal se voient insultés pard'affreux libelles ; après être rentrés dans Paris, ils en sortent de nouveau avec le jeune roi, et se dé*' eident à bloquer la ville, et à la réduire en l'affamant. Biœus Gondé dirige contre Paris les opérations militaires, et Ma- le^V * zarin envoie au parlement une lettre de cachet qui Texile à Montargis : le parlement répond par un arrêt qui déclare Mszarin ennemi du roi et de TÉtat, perturbateur du repos publie, et lui ordonne de quitter le royaume sous huit jours. Déjà cependant les Parisiens étaient las de la guerre et de la disette : les troubles civils tournaient à l'avantage des Espagnols ligués avec la Fronde, et les partis firent la paix à Buel le 11 mars. Cette paix ne satisfit personne; Pais le parlement demeura en liberté de s'assembler, et la reine ^\î^f conserva son ministre.

Ccmdé, tirant avantage de ses glorieux services, se reodit insupportable à la reine par ses hauteurs et ses prétentions exagérées : il imposa d^odieuses obligations à Mazarin, exigeant que le comte d'^Alais , son parent , gou* vemeur de la Provence et coupable de violences atroces, fftt soutenu contre le parlement d'Aix , et que le duc d'ÉpenH>n, qu'il haïssait, fût condamné par celui de Bordeaux. Le prince s'entourait d'une multitude de gentilshommes et d'aventuriers attirés près de lui par sa haute réputation militaire, et dissimulait peu le projet de se raidre indépendant en Franee : il s'aliéna ainsi la régente et son ministre. Les frondeurs cherdièrent inutilement à se l'attacher : il les méprisait, et intenta un procès au eoadjuteor, an duc de Beaufort et à Broussel , qu'il accusa

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14 TlUttmiliB £JM|Q«B«^

à'wm YOtthi l'MiMaiiBv. MasaHa se rapprocha da eoaih jateur, et choisit le moment où Condé s'était roidii ammk odieux JNUE froDdevrs qu'à M-méme pour le ftep pei : UM iinvU)e«piele prince fit à la veine d^cfaûiift' celle-ci ÛSÏ^ à wer de Hg«enr. Il signa M-iBéflie) aana le savoir^ rewUe ^"if^r* de son arrestation : attioé m PaMi-mograèle 18 janvii^, sons le prétexte d'Un ctoieii, il M arsété aree son kère le prince de Conti etson beaiirlrèffe ledac de LongaevttJe : m détaobement de dieiM»-légeni ka a(iBduiail.à VinGttf ncay d'«ù ils fiirent tranaférés à MaroausM ^ pds an Hawk. Ea duchesse de Longnetille voleen Nonnanâîe , e^* rantfairfr soulever cette proriiice ^ dont le due, son sMuri, était gaurernear : Maaarin la prévient; ette échoue daaa-. son pMjet , et se rend à Stenay^ près de Turanns^ qu'elle arane eneore une fois contre laconr. Ge gnnâ homme , ^^^ aux Espagnols, est battu à ftetiiel par Diiplibsis^JPrasItn% La je«M princesse de Caiidé» seeendée pan les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld , est plu» henreuee e»- Ch^renne; elle entre à Bordeaux , qu'ette iM révolter, et soetève la ppa«rinee. Mazarin di^rmine Anne dfAntriobe à 9^y transporter avee le Jeune roi ; la: pébeUion. est ceaa- ^ primée, mais Berdeanx reste an parti des princes. La nécessité seule avait rapproché Macamducoadjot^retde sesi aniss qui le' détestaient : pendant son absence de noweltes trames^ forent ourdies» contre lui» Le parti des deaxftSS^ prfausee, qu'on nommait lapeUts Fronde^ s'miità Tan^ ^ ^°: cienM Fronde par les seins de la prkicesse palatine , Anne '^^ deCronzagiie , seconde fiNe du duc de Neveos et de flifemtoue, fomme dfune singulière eapaeité pour Tintrigue ; te coadjntenry font em faveur aupràede testMi d^Oriéans, sâtache eekii-oi aux paalaBentaircs ; et lorsque Muminr rentre à P»is , il trouve une l^ee forasiM>le armée

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LlVJft av. GAàFiTAS. X. 16 ^

oeotre k^ Ia peu]^ rafetoeUk a^«& «toi œurDMiret^ te; psoieHœBl, €wâÊê p%t le om^utevr, danifliMte k la reîae: Ift mtee €Di iy)fiiiéi4d8 piijice(9r€«{^$y et; te duc d'Orteai» eiàgR rétoigBffiOifflilîâe Muavin» Ajhm d* AuUâeb» «oifMu^ àUvrer teila^le fMiiirie défendre; m&kkte^Brdiftal oèdti Dénynnl'dBMfe : il mitte Pam^ etcAe rend mi Havre y oàU^éltirre prîncra.

, ^ . , ^ ./ / . x> ; , , . , Retraite

les ]prkice8 , qar te taileiÉ; mec mépruLJtem^a pei^petiute ^^^^^ (wteputemei^,.!! reiaflerasUft «|tta toi offrent le&Eapa^ *<»*• ' gnob ^et se^retire>chez l'éleeteor d^ CoA^^sieàBcubly d'où il g&aymnt eocovei la raine et rJÉtat.

Les eaaauàB de Masaria cessent tneatôt de s'eatsadre : Coudé domine le parleiAent^ etc^Kease de nauvaaa la reine par aes imateur&et fies soupçons; il raceuse de m laisser eaeo» difligev par Masarin, lui reproehedoeonaervep pour nbiMre te Tailler^. Lymm^f Fonqnet , créatures du cardiaai, et exige leur renvoi. Anne d'A4itriehe, irritée, , nanctete ooadjateur aupvès d^eUe, ^ te suppite^ par/tes saflieitatinis tes pins pressantes,^ d*emptoyer son in-fkumoe en faveur de. Msoarin contre le prince. Gi^di , ennemi mortel du c^ndinal , résiste à toute» teS'SéducUoas^ d»Ja rrâm, etr^^ de Taidar à rappeter son favori ^rnais ilpsoBaetde falve, élol^ies Coudé, soulève contre lui te peapiedeia capitate, et réussit àdivteer de nooveMi la graDdec* h pettte Fronde. Les deux» rûvau» de puissanee seipréwntMitaupafleBQee^le 21 août, ebaoun aeeompa^ gné^tfuar troupe nombreuse di parstisans ^rmés : ils se menacent^ dea mtUiens^ d*épéesiet: de poignards sont tioés dofonneaudaas'lfeiiceiate du pateia, et te coadjuteur est saetepoiiit'd*^tarerassasëaé. Le parkoneat as prononce en . salavmit rGoiidé>voilieonta« toi ter^e, te Fronde et. te peqpte; il «imtle^Ptoria en sa^ dirigeanl^vers te Mayenne ; condé Tocgntil <t l'aariadtion. teipoetent à da»eiârèBités cnai-

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quitte la cour et

16 TB0I8IÀMB éPOQUB.

s|«raeà nelles, et, de oo&cert avec FEspagne, il se prépare à la Tuwnne g'**"^®* Presqoc tontes les proviDces au delà de la Loire, ^Si 1& Guyenne , le Poitou , la Saintonge , l'Angoumois , se dé- '*^ elarent ponr lui. Turenne et le duc de Bouillon , son frère, cèdent aux instances de la reine , et lui sont fidèles. Anne d'Autriche quitte encore une fois Paris y afin de ramener dans Tobéissance les provinces révoltées : elle se rend à Bourges , d*oà elle envoie au parlement un édit qui déclare Condé rebelle et trattre envers le roi et la France. Le parlement enregistre cet édit ; car, quoiqu'il Mt en lutte avec la régente, il avait à cœur de repousser tout reproche d'Intelligence avec les ennemis de l'État.

Él<rfgnée des adversaires du cardinal , Anne d'Autriche

trahit de nouveau sa faiblesse pour lui ; elle s'environne de

RetoOTde ses créatures, et l'exhorte à revenir en France. Il y rentre

Hazarin. ' '^

161». accompagné d'une armée de sept à huit mille hommes, dont les officiers portent ses couleurs , et que commande le maréchal d'Hocqulncourt. Le coadjuteur sent aussitôt la faute qu'il a commise en permettant à la cour de s'éloigner ; il soulève le peuple contre les partisans de Mazarin et de la reine. L'hôtel de Mathieu Mole , président et garde des sceaux, est assailli par une troupe de furieux; Mole leur

Noble fait ouvrir les portes , s'avance au-devant d'eux , seul et de Mat- sans armes ; il les menace de les iaire pendre , et leur im-

Moié. pose par le seul ascendant de soq caractère et de son langage. Il rejoint la cour à Poitiers, et le parlement met à prix la tête de Mazarin.* Celui-ci continue sa marche jusqu'à Poitiers ; le roi et son frère se portent au-devant de lui, et raccueillent avec distincUon; Anne d'Autriche s'empresse de remettre entre ses mains le fardeau des affaires publiques ; il revient plus puissant que jamais. Gaston d'Orlàms , le plus faible des hommes, et jouet tour à tour

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LITBB IV. GHA.PITBB I. 17

detOQS les partis, que son âge et son nom l'aillaient à coDteoir, se déclare de nouveau contre la régente , se réeoocille avec Condé, alors en Guyenne, et Joint aux troupes de ce prince, commandées en son absence par le duc de Nemours , toutes les forces dont il dispose. Le parlement ne révoque point son arrêt contre Gondé : dès lors , hostile à tous les partis, cette compagnie ne sait ni ce qu'elle fait ni ce qu'elle veut , et ne montre plus qu'irrésolution et faiblesse.

Nemours, à la tête d'une armée composée de douze mille Français , Allemands et Espagnols, se dirige sur la Guyenne, que défendait alors Gondé contre d'Harcourt. Son intention était de mettre la cour entre deux feux, tandis qu'Anne d'Autriche, cherchant à rentrer dans Paris, approchait d'Orléans. Mademoiselle de Montpensier, envoyée par Gaston d'Orléans, son père, à 1^ défense de cette place, s'y introduit par un égout, se présente à l'improviste devant la iMurgeoisie occupée à délibérer, entraîne les suffrages et fait fermer la ville au roi.

L'armée royale, sous les ordres de Turenne et d'Hoo quineourt , remonte la Loire et passe le fleuve à Gien aux environs de Bleneau , presque en face des rebelles, commandés par deux princes désunis , Nemours et Beaufort. Le maréchal d'Hocquincourt, contre l'avis de Turenne, dissémine ses troupes dans plusieurs villages autour de Bleneau ; Turenne s'établit et se retrandie à Gien, où est le combat roi et la cour : il voyait avec inquiétude les fautes de son Bieneau. collègue, mais il se rassurait en comptant sur la désunion et sur rinexpérlence des chefs de l'armée ennemie. Tout à eoup, au milieu de la nuit ^ l'armée royale est attaquée avec ensemble et vigueur, les villages sont en feu, et cinq des quartiers du maréchal d'Hocquincourt sont successif

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\mwiiX^m§mtféê; H volt ms tv«ifM éofasées^ éi^issM , et ieftiralUe eym peitieà BIcmml TwreiiBey averti de cft d«iJMMti^> VKHiteiài^val^ c«Qft as gi^siMr u&frégimeiMe Y«ÉMBe ; il jHfe , à. la lueur dei âaanMs , le»«)MiwnieBrt» de l^eraeim , et, avee riastinet sèr da ^aie , il s^éetie : « M. le prîaoe ert aindvé^ e'est lai qui eoHnaaâê cette année.. » IL ne se» trompait pa» : le priaee de Coadé s'était tBamiMwlé avec aae rapidité icieiytiiieBse des bords de la Garonne sur ceux de la Loire ; et lorsqu'on le effajmlt heffB/t vingt Unifia^ il étût là ea face de Turenae; il em* perta Bleaeau, etoMrdut'Sur Gleo; Biais son i»douA£^ile adyecswe ry attaiièait. Coudé vit ses dfîiposittees savantes, et s'arrêta devant ee^PB^robstaete; Turenoe toi eale^va le priât de k vécteîre t ilsamui le roi et Ifarmée. La œar gagaa Seas y et «'«tablit aux <en»i0eos de la capitale*

Goadé sint If aimée ntjtà^^ et se rapproche de Pasis : il brave Faroét da partefiaent, <pû le caodaimie, et qui ferma lavMle à ses traapesy et y entre de sapersonoeavecaes principaux officiera^ Beaufort, Nemours, la Rodi^u^ caald :; il transporte ensuite soa quartier génésal d'Élampes à JSaiot-Gload, pub il reatce hiiriaràaie eacetanae léiB4aB8 laaaj^tale^ et, dacoaeert avec Gaslon'd*(Méaas, il a r»coara àJa vial«we pour diftmirda Patgeat et deasoidate : tous4eax soudaieat une bande de oysèniblea, qafiiaaaii^ mflai koaiqiiaDewt les é^^geutrs d«' pariemeat , et feiit inac^K et fimçpev las magiatn^s qsk pésistaot à leurs va>loatés. La fanâae désole Paris^ l'araiée royale est auK portes. Les primées et kars partisaas dMineat leur t^aps aax bateiCt aaa tetias. Lafaaréehal de la Ferté, fidèle au rai/aj^vodie de la ville avec des ftraapes, dans TiateDtioa de se réuair à Tae^me, campé à Saiat-Daais. Coudé cralat 4!<tfa amretopfé^ et veut raiMO^tre sur Coafiaos ^

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LIYHft lY. CmàB¥HUL h 19

tiwgwmt iea mu» de Patift, à riara de ranaée royal». TiveoM a^pepçaiC oa maofaïaaRty et Jànd ax^ aas loraea sar kfr Ifattpes du firîttee, eogagéts dans le faiboaig SràaitABftràEie : il s^ lîYve an aaiabatsaaglaïKt» où lea dam ^««[iMit giaads ci^ilaiii«i léat pceuvr d*uae bra¥a»e et d'i^m^^^^ sdence égale. Gondé, beaneai^phia laible'aa nomkiei ^»^^^>^<^* allittt saooamber^ lorsqœ le peuple, havaag«ié par Jfa«tetmdâeUe, fittede Gaston^ s'éoieal: en faveur du p^iaee. JbMiamat«e//d.Be traaafpoftte anec^naeilde Tliâlel de viUe; eUe aètâeni cpieParîi serve de reluge aax viuwmé : de ià elie iBoota à la Baatile, et ftiit tifer le eaaan sm les traupes da rai : lea partes de la viile s'outreat, et Tarmée des piftaees est sauvée.

Farte devint alors le théAire d'affreux désordres; ks tiavpes de Gondé reocteat un meoient les deux prlaees taat-poiffiuuttts : eeox*^! ameutent le peuple e<Hitre les (du eooaeU qni lenr sont contraires. La paj^alaee I rbMd de ville, et se dIsposeÀ Fineendiw : à la

laiarde8âa«»eB,plnsianrsaiiagistratssorte»tépou^té^^ j^ et sont égorgés. L'aecusaëon de mazarindsme suffît panr ^ mettre en péril de mort : ranardbie et la terreur sont an eonide.

les princes proâtaat du trouble et de la eenslevnalàm géaérakpour dianger le conseil des éehevins ; îlsnom^ nent le Tieux Bvoussel prévôt des marchands, et le ^c de Bmulart gouverneur de Paris. Le fameux eoadjaèenr, CHrdteal^ Retz, toiô<^rs ennemi de Condé, arme Far^ chiiéché, et garnit de munitiatts et d'instmments^ de guerre les tours de la cathédrale. Les magistrats osent à peine se rendre au parlement; : ceux qne rintérèt on la crainte soumet aux priaces feignent de regarder le roi, dq'à majeur, comme prisonnier de Mazarhn; lis proclament

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20 TBOISTÈME BPOQUI.

Gaston lieuteciaDt général da royaume Jusqu'à Texpulsk» du cardinal, etCk>ndé généralissime des armées. Le roi casse cet arrêt, et ordonne au parlement de se transférer à Poitiers; plusieurs membres obéissent, et s'y rendent; Mole les préside. Chaque armée est soutenue par un parlement, comme au temps de la Ligue.

Les deux partis étaient las de cette guerre désastreuse; et Hazarin semblait être le seul obstacle à la conclusion de la paix. Charles de Lorraine approchait avec une armée, et allait fortifier le parti des princes ; déjà la régente songeait à se retirer au delà de la Loire. Les hommes sages qui Tentourent combattent ce projet fatal , et l'engagent à faire encore violence a ses affections. Elle éloigne d'elle s^gjj Mazarin ; il quitte une seconde fois la cour, et se retire à 2^^^ Sedan, laissant ses créatures auprès de la reine , et oon* *^*** tinuant ainsi à la diriger par ses conseils. Le peuple de Paris apprend avec ivresse l'éloignement du ministre* Coudé, qu'il accuse de toutes ses souffrances, est contraint à quitter la capitale; les Espagnols le sollicitent : il part avec le duc de Lorraine, et se jette dans leurs bras. Le coadjuteur se porte au-devant du roi, reçoit le chapeau rouge, et ménage son retour dans Paris, où Louis XIT rentre le 21 octobre, aux acclamations du peuple. Le roi borne sa vengeance à éloigner de la capitale et de sa coor le duc d'Orléans, son oncle , et les chefs de la révolte, l» cardinal de Retz dès lors s'opposait presque seul au retour de Mazarin ; il cherchait encore à paraître redoutable,' et ne sortait de l'archevédié qu'entouré d'une garde jMwn* breuse : mécontent de la cour, malgré les offres brillantes qui lui furent faites , il méditait contre elle une nouvelle attaque : Anne d'Autriche le prévint; elle le fit arrêter, et conduire à Yincennes.

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LITBE IT. GHAPITAB I. 31

Les Espagnols avaient profilé des troubles cItIIs ; Casai en Piémont, Gravelines, Mardick, Dunkerque, étaient Ktofflbés entre leurs mains , et Gondé s'avançait à la tète d'une armée. Turenne arrête sa marche avec des forces ioférieuresy et protège la France dans une campagne qoe le talent des deux illustres adversaires rendit célèbre. Anne d'Autri<^e rappelle alors Mazarin à Paris, où elle Noayean raeeueille avec transport; la ville lui donne des fêtes Ma^nn! brillantes, et le peuple, en le saluant d'acclamations joy^ues^ ajoute par son inconstance au profond mépris qQ'iJioi inspire. Le cardinal reprend une autmrité absolue, etsoamet les provinces révoltées. Bordeaux, où commandaient le prince de Conti et la duchesse de Longueville, était encore, avec une partie de la Guyenne, en rébellion ouverte. Le comte d'flarcourt avait quitté son armée devant cette ville; et voulant, à Texemple des princes, se rendre indépendant, il s'était emparé en Alsace de Brisach et de Philisbourg; il les rendit, et Bordeaux, théâtre de scènes iinglanteSy fut obligé de se soumettre. Mazarin triomphe de tous ses ennemis : il fait condamner Gondé à mort par le parlement, et donne une de ses nièces en mariage au prince de Conti. Monsieur demeure à Blois dans la re- Wte; Mademoiselle de Montpensier erre sans crédit de piovince en province, et, après avoir prétendu à la main du roi, elle finit par épouser un simple gentilhomme. Le cardinal de Eetz, transporté de Yincennes au château de Nantes, parvint à s'échapper, et quitta le royaume. Le due de Beaufort fléchit de bonne grâce ; et la fameuse dndiesse de Longueville , réduite à l'inaction politique , embrassa la querelle des Jansénistes contre les jésuites, et fttàt par se livrer aux pratiques austères de la plus fervente dévotion* Ainsi se termina la guerre de la Fronde, Fiade la

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12 ttoniàn ipotirK.

guerre dé «iqoedMis Usê Bmiakit àt Vhistjeàm par le» kiMmÊM qui *^^' ^ Ift «uracténscAt, étpange lÉbleM rà (m vit iq^paraltre parmi ies eraiiMLttaatSy et 6ur le fpr«nier plan , un m^lw- Yéque, de^isagiBtralB, et ies femmestleB ptasbriltentes, à e^#es deux pk» grands capittinesfde l'Europe. €<Midé isM. ^e«l «vait encore les armes à la main. Loids XIV fit eentre kd «a premlèPeMsanipagne en Picardie, sons lA diraetian de Tareime. BUe fiit heureuse; Tumsine s*y tint sur la délBB^ve) etoMigea l'ennemi à lewsr le siège d'Atras*

Le ml fit pressentir à son rstour ce qn'vn jonr il devait ^re. Le peuple gémissait -sous le poids des impôts néeessttés par la guerre; de nouveaux édits de finauee parurent en 1^5. Le parlement, qui les avait enre^strés en litde justice devant le roi, voulut lesfeviseret revenir

Loaisxiv sur sa déelMmi. Instruit de cette démarohe , Louis se pré>

au parle- '^

">«ût sente dans la grand^ehambreen liabit dechasseetle fboet à la main ; et, prenant séance : « Messtors, éSt*il, chacun « sait les malheurs qu*ont produits les assemblées du par- « lement ; Je veux les prévenir désormais. J'ordonne donc n qu'on cesse celles qui sont commencées sur les édits que n J*iià fMt enregistrer en lit de justice. Monsieur le premfer R président , je vous défends de soufMr ces assemblées , et ^ à pas un de vous de les demander* » €es paroles hautaines imposent au parlemfeot, et les murmures qu'elles provoquent sont étouffés par la prudeuoe de Turesne. Ce

I6S7. graiHl capitaine ouvre IneiMt en Flandre une nouvelle campagne , où il prend à son tour l'oÊTenffive , et est contraint' par €ondé à lever le siège de ValenetoMKs.

La Franee et l'Espagne se disputaiaait alors FaUianeede l'Angleterre, deiienue répuUique, et ^le gou vemaît Gromvrdl, en qualité de lord proteeteur. Charles P'' était naort sur i'échafaud en H4^, pour avoir voulu lendre dans cette

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LITBB IT. €Mk9rrM 1. 23

«Mvée MO airt«rilé aèsoloe et tenté i'dxMr la religion pfesbjrtérieiiie en ^Ecosse* Gronwtli «fait puissaMunoit oeetribué à eette graaâe calastrc^e, et exerçait tout Fas- CMidaot qoe peut obtenir dans les rérdations pditlqnes im génie profond et rasé, plein d'enthonsiasme et d'andace : peu d'années lai snfikreBt poor rendre t'Angleteite florissante , et ioi donner une tente iafloenoe en Bnrope. U mit à prix son alfianee, et Maaaifo l'emporta sur PUlippe IV, en promettant de livrer Duskercpie aux Anglaâs si eetle plaee était reprise par la Fmnee, et d'abandonner la cattse des deux fils de €baries P% tcras deux petits-4Us de Henri IV, et qui passèrent du «amp de Turenœ dans oelui de Goncfé. Gromireil à œs oonditions donna aux Français une fkitte et six mille soldats. La Fiamfa^ fut encore le Hiéâtre de la guerre ; ^ la bataille des Dunes, où Torenne triompha de son illustre rival ,fit satauie too^r Dunkeique aux mains du vainqueur, qui la remit ^"Im?^^ m^ie-chsfflQp aux Anglais. Gette viotdre , suivie de la prise d'an grand nombre de piaces, dédda Philippe IV à la paix, ^stement nécessaire aux deux royaumes. Les conférences s'ouvrirent à cet effet dans Tlie des Faisans , entre Mazarin et don Louis de Haro. Btles furent célèbres par les tale8tsdlplomatiques>qu'y déployèrent les deux n^ociateurs. Cette psix signée le 7 novembre 1659 , et nommée paix p^ ^es dês Pyrénées, est Tacte le plus utile «t le plus mémorable ^^Îm^ de Maiarin : par elle Philippe 1¥ adhéra à la cession de Pignerolet d'une graactopaitlede l'Artois et de l'Alsace à la Fnmee , qui restitaa la Lorraine et conserva le duché de Bar, leRoussitton et la Gerdi^ne jusqu'au pied des Pyrénées et plinieurs viHes du Luxembourg. If fût stipulé que Gondéie soumettrait au roi, avee l'assurance d'obtenir son pardon et le gouvernement de la Bourgogne, et que

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24 ïBOISlkME iPOQUB.

Louis XIY épouserait Marie-Thérèse d'Autriche , ûiie de Philippe IV. Condé rentra eu grâce , et le mariage fut conclu Tannée suivante. La dot de Tinfante avait été fixée à cinq cent mille écus, et Philippe obligea sa fille à renoncer pour elle et pour ses descendants à tous les droits qu'elle ^pourrait avoir sur sa succession.

Cromv^ell venait de mourir, et cet événement replongeait TAngleterre dans l'anarchie. Charles Stuart» fils du feu roi, avait alors en vain sollicité l'appui de Mazarin, qui désespériût de sa cause ; et peu de mois après , rappelé en Angleterre, il y fut proclamé roi, sous le nom de Charles IL Léopold, âgé de dix -sept ans, avait obtenu la dignité impériale en 1657, à la mort de Ferdinand III , son père; et Charles -Gustave régnait en Suède depuis 1654. Christine, sa parente, et fille de Gustave- Adolphe, avait abdiqué la couronne en sa faveur, afin de s'adonner sans partage aux lettres et aux sciences. L'Europe était en paix , et la France touchait au moment où Louis XIY allait gouverner par lui-même. Mazarin, maître absolu du royaume, et possesseur d'une fortune colossale, approchait du terme de sa vie : inquiet au sujet de ses richesses, mal acquises, et que plusieurs auteurs portent à cinquante millions, qui en feraient plus de cent aujourd'hui , il les offrit au roi, déclarant ne les vouloir tenir que de sa maiiu Ses prévisions ne furent pas déçues : Louis XIY lui rendit Mort de toute sa fortuuc, et Mazarin mourut après avoir assuré les

MazariD.

iwi. plus brillants établissements à ses cinq nièces, dont l'une, Marie de Mancini, avait été aimée du jeune monarque.

La France fut en partie redevable à Mazarin des àvantages de la paix de Westpbatie et de celle des Pyrénées ; et l'on ne peut refuser de grands talents à celui qui signa ces traités, qui deux fois gouverna la France du fond de

LIYBE lY. CHiUPlTBB I. 25

son exil , et conserva Fautorifé suprême jusqu'à la fin de sa vie, sous un prince tel que Louis XIV pour souverain, avec des hommes tels que le cardinal de Retz et le grand Gondé pour adversaires. Il mérite de graves reproches pour avoir souvent subordonné les intérêts de la France aux siens : meilleur diplomate qu'administrateur, et plein de mépris pour le peuple , Mazarin s'enrichit sans scrupule à ses dépens, ne fit rien pour la prospérité intérieure de l'État , et laissa la France sans crédit et presque rainée. Il était habile dans l'art de connattre les hommes , et ce fut en grande partie le secret de sa puissance : il donna Colbert à Louis XIV, et devina le génie fier et dominateur de ce monarque. La négligence avec laquelle il le fit élever fut un crime envers lui comme envers l'État : Mazarin le maintint dans l'ignorance , afin de se rendre loi-même plus longtemps nécessaire à la tête du gouvernement. Il lui apprit à représenter, et, suivant son exprèssiOD, à faire le roi ; mais ce ne fut pas Mazarin qui lui enseigna à l'être en effet : la nature à cet égard fit tout poar Louis XIV. « Il y a en lui , dit un jour le cardinal , « de l'étoffe pour quatre rois » ; et le monarque de vingt ans annonça le lendemain même de la rooil; de ce ministre en quelles mains allait tomber l'autorité. Harlay de Chanvallon , président de l'assemblée du clergé, lui ayant demandé à qui désormais il s'adresserait pour les affaires de rÉtat : A moi, répondit Louis XIV. De ce moment on ^t en lui l'unique maître de la France , et il le fut jusqu'à s&m(Nrt

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36 T&OISlàBIB ÉPOQOS.

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