‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 28 sur 65 · çuATftiàm iaêdCM · texte numérisé non relu

çuATftiàm iaêdCM

aiAPïTRE V.

De U.paix de Gam|^o*^nwo à l^éltbttneiMot do ctmmUt

17 octobre 1797 (26 veDdémiaire an VI) — 10 noYembre 1799 ( t9 bramaîre an Vif I ).

Le toatté ^CampihFoffiBia^t I0 coup d'ËStetde ft«o tidar élevècent powur peu de tèmp» aupN» haut degvé de m puifisaoee le giEMiveroeiiieiit dirertorial , dant lecpid Treil** bard succéda bieeiôt à Frauçoia de Neufeliàteaii; mais sa force , plus appajrenle que réeUe^ reposaift tout enléèfe swr Tariftée^i et cette poeitian laitaM et-dangercMe faisait aex directeurs uue «obiigatioii de maîataiâr les troii|)eaiSfnMr las dnapeaux et de continuer la guerre. Bar rae, en-haraagaant Bonajperte, lui ayuàX montré l-Aâ^glalerre comme ona non* velle cQimuétapour ses armes; un projet de deaeente airaût «té médité , mais, il fut bientât abaudoKné, et FinviasIoD de rÉgypt» résolue, a« mépris de la neutralité gamlée par la Porte-Ottomaue. Bonaparte eut lACommandemaiit.dteetta expédition ave(»tureu8e, qui rasrarait le directoire en ék^gnant Thomme qu'il redoutait le plus, tandis qu'elle conveuait également au jeune conquérant de Tltalie, en lui offrant une occasion heureuse d'occuper de lui la renommée, et d'ajouter encore à l'idée immense que la France avait Bonapar- conçuc de ses talents. Il partit de Toulon avec une flotte barque de quatre cents voiles , accompagné d'une société de sa- ^vr^maA' ^^^^^ célèhrcs et d'une partie des troupes d'Italie ; il s'em- 1796. p^YdL d'ahord de Ttie de Malte, qui appartenait aux Anglais, et cingla vers l'Egypte.

Déjà la France, répondant à Tappel des Vaudois, in-

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JlCMTfk contre kl gouvanieiBettt da l'aristociay^ iMKnolse , avait envahi la territoire mutre de. k Smisséè : Bef ne était le qoartks g^ml des^migrés-^ ec liKt le motif ostensibk de cette agression violente. La plupart 4«f ^^nloas sttissei conquête opposèf^t ei^ \aàn ttof résistaBC^ béffM^ue, ilS' succom- si^ iKceat tûMs;. wneve fut reuaie à la Fra^oe, et k repu* bJiqua'belvétiqibaebâAglQa s«iaiajicieaae a^wtitntiaa coatre ceUe de Itao Ili €«ite révWotian lot suivie de cëk de Bame^ où k généial fraaçakl>ttièat avait été tué daos ttie émeute. Pour viager cet attentat le géâ«ral Berthiei s'eiafAra de Bome^ ât.k pape fiie.¥I priaanBier. Ce pou- Prise de

iî* ' • .« j^ '\ i. . Rome par

tfeveneraJ^te, ^e da^atre- viagts ane^ fat Yiakument ^^^^^^' arcaehé 4e ^o» pakis^ et eoaAaift eaf rance par k force ar- ^J^^^^^ Btéa. Il ae sut^^eut pas à œt outrage 9 ot expira m ehemin ^^^ ^ à Yaleuee. Aone iatcfaaogée en eépdilifucr, et k direetoîre se vit ainsi àt k téta dei- r^uMiqiieft Mvétiqae , batave , Ugunleane, cisaipioe et romaine ,.lo<ileaeoiksti4iiéea aur k Biedèletde ia^ répaUtqae f rançeiaeu

Ces aaoeès extérkais, 4M plusieurs avaient été chtaaaspar dViidieuçeft viekaeea^ n'apakèreak pokt an ée^ tei»ragitatlim deapartia. Befuk le 18 frucUdat k crainte canpriBaait da noaveaa kaa royatisAes, et lea désiocfirtea ataient rep^Ka Vaaeettdaai r lea électiana de Tan VI sa ftleDtsoaa Jeur.infkeaoe^ dans xm sens contraire à celle» de l'année |»écé<kote^,eÉ ne furent pas meinS' hostiles au direeteire, qui lea anaak eu gtaade partie, aspirant à iMntenir réfmlibra antre tes fecMons. Mak il s'était pkeé en dcbots de k. légale le l&fraetidor, et, inpuis* saal à réprimer les Vioknees auitreiiiebt que par d*aatrea ^Mencefrf ik perdit sapiéaiaent tant appui dan» Topinion. B^ if- s'étadt atiéiïé la daaae nembreose des rentiers par ia.denûéra b^àa^iaroate, <{pi réduisit les intérêts de la

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296 QUATXIÈHE ÉFOQUX.

dette nationale au tiers consolidé; et bientAt, eomme il arnve toujours à un gouvernement faible et décrié, on le rendit responsable de toutes les disgrâces et de tous les malheurs de FÉtat.

Deaxi^e Cependant le ministre anglais Pitt, persévérant dans "^' sa baine active contre la France, avait formé une coalition nouvelle, dans laquelle étaient entrées toutes les puissances, à Texception de la Prusse et de TEspagne; les subsides britanniques déterminèrent la Russie à s'y joindre, tandis que notre injuste agression contre l'Egypte y fit adhérer la Porte et les États barbaresques. Les armées firançaises prirent Tc^ensive : les rois de Naples et de Sardaigne formaient Tavant-garde de la coalition; ils furent Conquête vaiucus ct d^ssédés ; le général Ghampionnet entra dans pilg^^^Dé-' ^^P'^9 après une résistance acharnée des lazsaroni, dont ^^^ 2*/^ un grand carnage, et proclama la république parthénopéenne; Joubert occupa Turin : toute PitaHe f^t conquise avant que la coalition eût eu le temps de fkire avancer ses formidables armées. Néanmoins, malgré les Situation succès Inouïs dcs trois dernières années, la situation do mtoirê. directoire était difficile , périlleuse ; et si les ressources du gouvernement paraissaient immenses , les obstacles contre lesquels il lui fallait lutter étaient plus grands encore. Il avait, outre ta France, à administrer la Hollande, la Suisse^ toute l'Italie, partagées en autant de républiques; et, par défiant d'organisation^ il n'en pouvait presque tirer aucun secours, soit en hommes , soit en argent. U fallait pourtant les défendre, et pour cela combattre sur une ligne qui s'étendait sans interruption du Texel à l'AdriatiqQe, et qui, attaquée de front par l'AnUlche et la Russie» était prise à revers par les flottes anglaises. GéMt de la France seulement qu'il était possible de tirer les forces nécessaires

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UVBB II. CHIPITBB Y. 297

à la défense d'une telle ligne. Quarante mâle de nos meil* kars soldats et le pins grand capitaine étaient en Egypte ; les autres armées étaient diminuées de moitié par l'effet des maladies et des désertions : la conscription, mise alors pour la première fois en usage, n'avait point comblé les vides et rempli les cadres; les rentrées du trésor se fai^ salent attendre, et le déficit augmentait sans cesse : des lattes d'amour-propre et de déplorables conflits entre les autcHTités eiviles et militaires des pays conquis rendaient fort lente et diffidie l'exécution des ordres du gouvernement ; l'insubordination des troupes, qui se sentaient nécessaires, la rapacité d'une multitude d'agents, les principes incendiaires d'une foule de démocrates disséminés dans les nouvelles républiques, tout faisait craindre, en cas d'échec ou de revers, l'insurrection de leurs populations irritées. Néanmoins le mainti^ de la paix était impossible; car i'Autridieet l'Angleterre redoutaient encore plus les nouvelles doctrines de la France que ses armes ; et quoique les négociations entamées à Rastadt, depuis la paix, pour les partages entre les puissances du continent et de la r^ublique, ne fussent point encore rompues , il était hors de doute que les bataillons russes et autrichiens allaient bientôt déboucher en Hollande, en Suisse et en Italie.

Le directoire résolut de les prévenir. Il fallut disséminer DOS armées des bouches du Rhin au golfe de Tarente; mais, au lieu de concentrer des masses imposantes sur un Déreepoint principal, le gouvernement voulut prendre l'offen- gjjpj^ sive sur tous les points à la fois, avec deux cent mille f^ hommes contre trois cent mille, et il ne put résister nulle part Dix mille hommes gardèrent la Hollande sous le gé* Déral Brune ; l'armée du Rhin fut donnée à Bernadette ;

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9M . QeATMiMft Àro^ww

cetie é9t Danube, forte de cpiarMile mil to* iKAnse», h J0Q^ â«n; AiaSBéfm o6c«q»a M Suisse avec trente nrilte seMi^; Schérer reçut ('aniftée cTiMiie, poné« à ehiquanle mlfle hommes ; M aedoiMld' eut celle de rieples. Cétait sur le Danube et sur rAdIge qu'attait lontber r^efl^ priofiIfÉ d«B AutHdiieiM; «ar llaTeolaiaiitv awâmt tovt^ arracher k ekaîiie èe» Alpes aux Frattçats^ La âffeotofre o^ttenift pcnnt renneml, et Jourâaa recul l'erire de se porter «b ayant) de traverser le Rhin, et dte s^raneer i^r la f&iêt Ndire jQsqu'aux seupces d»D&»iilie. ïl fM en mémeteaspe enjoint à Schérer de ^anehlr l'Aiiii^ et les défilée èi Tyrol. Tons deux oMirettt en ppésaores dj'eanemla ibrt supérietirs en nMnbre; et bi^tdt let désastres de letn armées mirent à découvert lea rlcès* da fihia de easaps^ne . Uard^idac €harles, avec soixante mille hommes, arrêta Jonrâsn au moment «à 11 s'aivançalt entre' le Dairnihe et le lac de Constance, et Inf ât subir no échec; j^eaée jeans »«jjede après Joiifda» livra bataille à Stockac*, aupi^ès de It ^^Mare^ rivière de ce nom, et au point stratég:9que ott ae croisent "•*• les routes de Sonabe et de Smisse : h piince Ghavies M vainqueur, et i*armée française se repfia sur te Rhin^ à l'entrée dé la fèrèt Noire.

Schérer commençait alors son meuirement sur TAdige; ii opérait avec cinquante mille hommes environ centre soixante mlHe Autrichiens'; vîngt-cintj miiïe hommesde renfort attaîent rejoindre l'ennemi, et déjà le reetoutallie Souvarow approchait avec soixante miite Basses. I^bansa de Eray, excellent générât, commaadait l'awwée antrfchienne dans la hante îtaiie, en attendant Mêlas et Sau* varow. Schérer, à Fermée d'Italie, succédant au vafnqneor d'Arcole et de RivoH, avait une téehe denbleifiênt difficile à rempitr, et apportait dans* le commatM^ment des-déltuts

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fn iaasâttà contatiâe aiiife &e& brlUantes qualités de son prédéMsatur.: il viawwl m ^p&v^r m l^nCfectioo ni la oiofianae en tMtêÊ^ et le s^«itœ)âat de$oa impopularité * i^mrtait encan è IliriéKHviJoa lu^reUe de son esprit Âpiès atDir Ibigfcenpa bésilé, il teuta d« &aachir TA^dige wmÊteà^ s^étretfB^té ém Térona; mda il iut battu daus lèiciwoips^ MagBano y perdit suocessiveineiit, dans uoe ^^^^^^^ Bàuàtitaàe de eonrinti «MtViearatHB ^ les Ugi^s de T Adige , ^^^''' en MiBde, et d« l'Aâcte&;^el enfiov poursiâvi par les malé^ '^^• dfetîoDS de so» année , réduite à ytogi mîJàa hommes , il remit le comioandenieiili à Moreau. Cet illustre géoé- schérer

cède à

ml , en disgrtee auprès du diraetoire, wffsâX. été nommé ^^^^^f sinipic géîîéreil de ditisidb sot» Sehérer, et plusieurs il^^^i fois il avait seul, dans cette funeste campagne, préservé Tâe!'" l*année d'une toMe dertroctôoo. Ilfit premvede dévouem^t et de patriotIsfMe en aeeeptaat ]% eommandemeot lorsqu'elle éttdt réduite è une poignée d'hommes, et que les Russes, réufl4s aux AutrichioiSy semblfiJent n'avoir plus qu'un seul coup àpotter peue l'anéastir. ornais Moreau ne èépbya pk» de tailei^, ne montra phis de sangfroid , de présence d'espiritet de faroe d*âme, que dans la s!ta«tionterribkoà Itepéritie de Sdiérer avait jeté l'armée» Avec vingt mîHe hommes seukiBenti contre quatre-vingt- Beties élx miile, ii nès'ébvaviai pas un instant; et, comme l'a r^^dê dit de nos jeuvS>rktetiNrîett de la réve4ulion, « ce calme était ^^^"' antiismeat méifUioire que celui qof'i} déploya lorsqu'il reviôtd^AlleBiagtie avec une armée de soixante miUe hoa^ mes victoriem; etpourtanit il a été beaucoup moins cél^ré : tant les^ passion» influent sur les jugements contempomiû» M » Mereaa* couvrit d'abord Milan, puisse mit en

' Tfaiers , Mistm^e de la Révoiuiion française.

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300 QlTATmttaS BPOQITB.

marche sur 4eiix cofonnes pour repMtcr te PA, gardml à chaque station une attitude Imposante. Il ràmit ses forces au-dessous d'Alexandrie, an oonfhMit dn F6 et 4a Tanaro ; là , au pied des montagnes de Gènes ^ il s'arréti dans une position admirable. II ooe^pait les places de Casai, Valence, Alexandrie, et avait onedialne de postes sur les deux flenves : d'une part, il gardait ses eommunications libres avec la France, d'antre part il tooebait à la Toscane , par où dcTait déboacher l'armée française de Rome et de Naples , qne Macdonald rf»si«iidt à marebes fbrcées sur les Alpes. La jonction des deux armées, sous deux chefs tels que Macdonald et Moreau, permettait d'affronter l'ennemi > et pouvait changer encore tes destinées de la campagne.

Assassi. Le jour même où Morean commençait sa belte retraite tenffîes ^^^ niarqué par une exécrabte violation du droit des gens 'S^^dt ^Atre les plénipotentiaires français à Rastadt. Le congrès "^' rassemblé dans cette vHIe ne s'était pas dissous ; car la France, alors en guerre avec l'empereur, était encore en paix avec les princes de l'empire germanique; cepaidant un grand nombre de ceux-ci cédaient d^'à à l'iiifliienes de l'Autriche, et avaient rappelé lears d^tés» lorsqfoe k directoire crut devoir rappeler aussi les siens ^ et donna Tordre aux plénipotentiaires Robeijot, Bonnier et Jean Debry de quitter Rastadt : à leur sortie de la ville, ils furent suivis par des hussards antrichtos, et massaarés. Jean Debry seul, couvert de blessures, échappa à la mort. Cet attentat demeura impuni , et le directoire décréta la vengeance. Mais elle devait être pour tengtemps e^oumée, et la campagne s'achevait en Italie comme elle avait commencé, par de sanglants revers. Macdonald, impatiemment attendu, était enfin arrivé le 18 juin en face de Souvaitrw,

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LITBB II. CHAPITBB Y. 801

daas le bassin de la Trébie, et, par malheur, il n'attendit g^^^ pofint pour combattre sa complète Jonction avecMorean. ••JjJ^* Les bords de cette rivière farent le .théâtre d'nne terrible bi^ille, disputée trois jours par les seules forces de Macdonald contre Tarmée de Souvarow. Les Français, après des prodiges de valeur, furent rejetés au delÀ de TApennin sur la Nova, an moment où Moreau, forçant tous les obstacles qui avaient retardé sa marche, débouchait de Novi : il accourut pour soutenir son collègue malheureux , et ne put que couvrir sa retraite. Les deux batailles de perte de Magnano et de la Trébie nous firent perdre Tltalie, comme i^* celle de la Stockach nous avait enlevé TAllemagne. Les confédérés, sous Tarchiduc Charles, tentèrent alors de franchir la barrière de la Suisse, défendue par Masséna, pendant que le duc d'York débarquait en Hollande avec quarante mille hommes.

Telle était, à Fépoque des élections de floréal an YII, la situation extérieure de la France ; ces élections forent démocratiques , et en même temps Sieyès, le plus grand antagoniste du directoire, entra dans ce gouvernement comme successeur de Rev^bel. Les cmiseils se mirent en permanence, et demandèrent compte aux directeurs de l'état de la république; ils se déchaînèrent surtout contre Treilhard, Merlin de Douay et la Béveillère. Treilhard fut destitué sur un prétexte frivole, et Gohier, ex-ministre de Déeompola justice, lui succéda : Merlin et la Béveilière demeuré- /ioira^e

on direC"

rent en butte aux attaques des conseils ; Barras les aban- r^nîf donna, et le 30 prairial ils furent contraints à se démettre ff, jl^ de l'autorité directoriale ; le général Moulins et Roger- '^^' Dueos les remplacèrent. Cette journée acheva de désorganiser le gouvernement de l'an IIL Sieyès travailla dès lors à en détruire les restes, s'appuyant, au directoire sur

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8aâ QHâTIkllMB B]N)QVB«

Rog«rDiicos , jbu» la législature aor le conseil cUs aBcL^ns ^ et aor &eh9rfk siir Tafinée et sur la classe moyenne. Le pwrti 4e la coiratitutioD était soutenu par les direeteurs IMbnlklset Gcèier, par le eouseil des doq^-eents et le ehib da Mauége, formé des d^ris des clubs de Saloa, du Pau^ Ibtott et des Jacobins. Céliait par Tafiaée seulenieot, et parunlckef mUitaire diaagrand nom, cpue les/plaus de Siégea pauvaient réuaûr : Baaaparte sfoffnt à kii paur les exécuter* caiM«^ Ueaipédition d'Egypte avaiit été briUan^ : les mame^ ^pte. luka, miliee de cavaterie iiràépeniaiiCe de la Porte, et

seitv tf aine, ea Egypte, opprimaient cette mamenreuae

contsée au. moment où Bonaparte y aborda. Eux sei^rè-

j^tèrentiDilrépidement. La ptemâère lutte eut lieu an inU

Batauies Iftge de Cbébréiss. : les Français furent TainqiM»rs^ et eefete

chébréiss première victoire fut bientôt suivie d^une^ seconde^ au piod

|£ mêaie des PyramWea. Bonaparte, le» montrant à sottar-

«798. ^Q i^YOttii d'engager le eombat, pnmonça ces bdtes pai-

Toles : « Sddats^ te haut de ces monuments quaraole

sièdes voua contemplant » Il v^ainquit encore; le €ai«e

«uvrit sfts postes; Rosette et Damiette se saumireni Mon»^

md^Bey, chef des maniekidLS, se retira dans te. haate

Egypte,. où Desaix , chargé de le poufsaiyr&, déploya tes

pltia^and« tate»ts, etfit.bénir satjustiee etsamodératkin.

u^k^ L'mikaè angiai»; Nelson portait àlor» un coiq^ mortel à

trm^ue Q^^trct .marina. L'amiral Bruttysi avait imprudemmpent es»-

uu^ bossé lAÛotte t-aaçaîfiedaaB la rade^ d'AliD«kii; Netoom

»f jSukt lendit «meUe, et la détraisit presque tout entière.

Bcttaparte^ malgré ce grand désastre, achev:» de soualaHIna rÉgypte, et nùt tans sea soins à gagner l^ffeettan des hskitaatS) en ae.conformatti àf leuvç usages, et en citant TAileoran.à Tappui de ses décrets: il relera en nnénae

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hlY9Sf IL QftAPIÏBB T. PM

Ck>phUSi 9ctgardé& comme les deseeadant&d«8 vieux Égyptiens; le» aeiesees roeeupèreDià 1b suite des combatB, et il £9BdB uaiostitBtaM Caire; fiil&, après avefc* étoniffé uae révolte redoulabif. emtée.daD» c€tte viUe contre son armée pftr la Parte*Ottomdae,ilr s'élmgBa de sa conquête, et enU^it cellede la Syrie> dans Fespoir de pénétrer jusque Expédi^ dans l'iade.^ ^ d*y frapper les Anglais à. la sowree de leur ,jj^% puissanfiïe. Son armée tmyeitsa soixante lieues d'on déseit ^^: aride , et maroba sur Gasa, qui. ouvrit ses portes. Jaffa et ^^ Ca|£a foreal: emportées, et Saint* Jean -d'Acre investi ; mais Bonaparte manq^eit d'actîUerie die sîége^ et Hvra en vain dix -sept assauts furieux à cette place, défendue par les talents de Tingéilleair fisaBçals Phélippeaux et du comnao^ d^re anglus sir SUney SBÛthu Les Tures cernèrent son armée. Juaot triompha d'eux à Nazareth; et Bonaparte^ delunot secondé par l^éber et Murât , ren^^ta la célèbre victoire ^^^l^î^ du mont Tbabor^ après laquelle il leva k siège de Saint- ^^îu" Jeau*d'Aere, et revint au Caire^ où il apprit, par des Tt^bîr. jauroau?^,. les. événements du 30- prairi«^ ^ la situation 1799. fâcheuse de la républiq^ae.

^Jmmrehie régnait en Fvance : un second emprunt forcé savait soulevé FinâigoatioB des daases aisées, tandis que l'odieuse loi. ciss otages , qui rendait le& parents des émi^ g/Dés responsables des violenQes commises par les chouans , arasait de noumeai lesf ror^llstes dis Touest et du midi contre k.dtveotoire. L!italk, à rexcention de Gênes, était ^Défaite

^ ^^ ^ desFran-

perdue; J«ubert avait été tué ai la sanglante bafeaîlle de j^^^i^, Novi, gagnécr.par Smvarow , et les alliés s'avançaient sur ^^^^^^î QOS^froGitièreftà traders la BoHande et la Suisse^ où ils fu*- 1^»^^ r€»t^arjrêté& pair Brune et pas Masséna. Bonaparte , instruit "^ de Vétnt dea choses «t dfis esprits , résolut aussitôt d« ren*

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S04 QOATEIÈMB <F.OQtIB.

verser le goo vemement directorial , et de passer en Franee ; il y fdt précédé par le lirait d'une nouyelle et éclatante nk- Bonapar- toirc. Dix-huit mille Turcs avaient abordé dans la rade ^Mw (to$ d*Âboakir : Bonaparte , soutenu par Murât , Lannes et Bes- M "jlïlmet ^^^"^ ) foudroie cette armée et l'anéantit : il part aussit6t Retour de ^V^^^y laissant à Kléber le commandement de l'armée d^ tofS'o^ gypte ; il traverse la Méditerranée sur la frégate MtÊiron, «7wf échappe comme par miracle à la flotte anglaise^ et débarque ^MaMé- dans le golfe de Fréjus le 9 octobre 1799, peu de joon ^bSiS à* ^^P''*^ *®® célèbres victoires de Zurich et de Berghen , rem- ^^m.' P0^é^9 ^ première, par Masséna, sur les Russes, ^ la *** "•»• seconde, par le général Brune, sur le due d'York.

Bonaparte traversa la France en triomphateur, et les modérés raccueillhrent à Paris avec enihousiasme. Il ne s'était fait l'homme d'aucun système : affectant une grande simplicité, logé dans un modeste appartement de la me Chantereine, il vit venir à lui les chefs de chaque parti , et les abusa tous sur ses projets. Sieyès le redoutait ; mais il lui fallait l'appui d'un chef militaire pour l'exéoution de ses desseins : Bonaparte était en mesure de le seconder, et coBspin. Sieyès s^entendit avec lui. Il s'agissait de renverser la sieyn et constitution : les généraux, à l'exception de Bernadotte, f^Tte^' furent gagnés , ainsi que la garnison de Paris ; et le 18 brurectofre. maire , sur la demande de Régnier (de la Meurthe), ron des conjurés , le conseil des anciens décida qu'en vertu du droit qu'il tenait de la constitution, il transférait le corps législatif à Saint-Cloud, afin, disait-il, que ses délibérations fussent plus libres. Bonaparte est chargé de l'exéeu* tion de cette mesure, et obtient le commandement nailitaire de la division de Paris. Il attaque aussitôt le directoire dans ses proclamations et dans ses paroles. « Qu'aves-vous fait, « demandait-il, de cette FVanoe que Je vous ai laissée si

LIVBB H.'^CHAnrXB V. , S05

« brillante? Je vous ai laissé la paix, j'ai retrouvé la « guerre; je vous ai laissé des victoires^ J'ai retrouvé des « revers. Qu'avez- vous fait de cent mille Français que je « connaissais tous, mes. compagnons de gloire? Ils sont <c morts.... » C'est ainsi qu'en accusant ses advorsidres, il s'attribuait à lui-même une importance excessive. Sieyès et Roger-Ducos se rendirent aux Tuileries le jour même, et se démirent de leur autorité. Leurs trots collègues vou*lurent résister; mais leur garde refusa d'cMir; Barras, perdant tout espoir, envoya sa démission; Moulins et Goliier furent retenus prisonniers : la lutte diait s'engager entre Bonaparte et le conseil des cinq-cents.

Le 19 brumaire le corps législatif se rend à Saint- <3oud, où une imposante force armée l'accompti^e. Bo« naparte se présente d'abord aux andens : là, sommé de prêter serment à la constitution, il déclare qu'elle est vicieuse, que le directoire est inhabile, et il en appelle à ses compagnons d'armes. Il se rend ensuite au conseil des cinq* cents, qui siégeait dans l'Orangerie, et où déjà l'agitation était au comble : sa présence y excite une tempête furieuse, et de tous côtés l'on entend les cris menaçants de Hors la loi! à bas le dictateur! Bonaparte, plus accoutumé à braver le feu de l'ennemi que les menaces d'une assemblée délibérante, pâlit, se trouble, et est enlevé par les grenadiers qui lui servaient d'escorte. Le tumulte continue dans la salle; Lucien, frère de Bonaparte, présidait l'assemblée y qui demande de toutes parts la mise hors la loi du tyran , et somme Lucien de la mettre aux voix. Lucien essaye de défendre son fïrère; mais, voyant ses efforts inutiles, il quitte le fauteuil, et se dépouille des Insignes de sa magistraAire. Bonaparte le fait enlever de la salle ; tous deux montent à cheval , et haranguent les

soldoM; 1^ oMnme le vainqoeiir de Titalie et de l'Egypte , faatre eonnne le préviâent d^me assemblée faetleiise; If^iiflioiBtoiiie des troupes éels^ : « Sokbts I s'éerie Bo- <« imparte, piris-Je compter svr vo»? » — « 0«if aoir » répondent- Hs d'une voix unanime. Bonaparte donne anssHét Tordre de faire éracoer le conseil des cinq-eents : une troupe deT grenadiers entre dans ta salle; Rfnrat lé commande, et dit : « An nomdn général Bonaparte, le eorpt^ législatif est dissous; que les bons citoyens se rôtirent. Grenadiers, en avant I » Les tambonrs étouffent les cri» d'une jnstt ind^aatioa qui s'élèvent de tontes parts*; les grenadiers s'avancent, et tons les députés sortent devant eux par le» fenêtres, au cri de Vive la répuèliqne! Il n'y eot plus de veprésenlation libre, et il ne resta de la répuilWqua' trmçake qne le nom.

LVfU Ub WâFiTft» I. ^T

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