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qoe les devoirs do vassal envers son seigneur ne parassent plus sacrés que ceux qui les obligeaient Tun et l'autre en- Ters rÉtat. Enfin, dans le partage que fit Gharlemagne de ses États à Thionville entre ses fils, on ne voit pas qu'il ait songé à maintenir après lui l'unité de ses États : il n'éleva point Talné au-dessus des autres; et, plus tard, lorsqu'il associa Louis le Débonnaire à l'empire, ses deux frères étaleot morts : ainsi donc la grande question de la suprématie attachée au titre d'empereur, et du degré de puissance que celui qui en serait revêtu aurait le droit d'exercer sur les rois de sa propre famille, ne fut point
I résolue par Gharlemagne. Peut-être avait-il pressenti que tant de peuples si divers par l'origine, par la langue et par les coutumes , ne pourraient vivre longtemps unis sous la même mara ; peut-être aussl^ en partageant luimême ses vastes États entre ses fils, avait-il espéré prévenir des guerres désastreuses, et il crut sans doute qu'il valait mieux faire d'un commun accord ce qu'après lui le temps et la violence n'auraient pas manqué d'accomplir.
Si telles étaient Jes prévisions de Gharlemagne, on les ^t bientôt confirmées par l'inutilité des efforts de son fils pour conserver longtemps un simulacre d'unité impériale. La situation était plus forte que les hommes, et l'empire
' carlovingien s'écroula moins par la faiblesse de Louis le Bébonnave et de ses successeurs que par le défaut d'institutions nécessaires à sa durée, et surtout par l'impossibilité de rendre cellefr-d acceptables aux peuples qu'elles au-
gUgenspermansit, ipsnn^beneficium qaod habuit auferatar ab co et «letur ei qui in atabitiûite et ildelitate saa permansit. (KaroU M. Capitukre A. 813-20).
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raient du r^r '. La dksohitiaa de cet empire) hâtée par tant de causes, e»t pour principaux résultats la séparation complète des peuples de raee différente, et le partage de chacun de ces peuples en une inuUitude de petites prind* pautés, qui n'eurent entre elles d'aatre lien qœ celui qui fut établi par le réglEie féodale Ms I", Louis r^, sumonamé Je Débonnaire et le Pieux , fils et
dit le ' /
naire?êii- succcsseur dc CharJemagDe, futbient^ accablé du fardeau ^sh"'* m^^ 1"^' léguait son père. MalhaiHle dans sa conduite et faible de caractère , mais animé de l'amour de la justice et du désir du bien , il s'empressa d'ordonner des 'réformes sévères ; et avant d'avoir assis son autorité sur une base solide , il fit punir de puissants coupables , et teata de détruire une multitude d'abus dont profitaient ies grands. Les peuples o[^rimés trouvèrent en hii un juge intègre et un maître indulgent. II protégea les Aquitains, les Saxons et ies chrétiens d'Espagne contre ks lieutenants impé« riaux , et diminua leurs charges au préjudice de leurs gouverneurs. Il réforma le detgé , <^ligeant les évéqoesà se renfermer dans les devoirs de leur état, et soumettant les moines à l'inquisition du sévère Be&oit d'Aniane, qui leur imposa la règle bénédictine : enfin, dosnant l'exemple des bonnes mœui^, il voulut venger la morale en chassant honteusement du palais impérial les Jiorabreuses concabines de son père et les amants de ses sœurs : mats il ae sut maintenir dans l'obéissance ni sa cour ni ses guerriers, et sa faiblesse pour ses femmes et pour ses esÊints occasionna de longues et sanglantes guerres.
Au jour du péril , tous ceux dont il avait violemment blessé les intérêts se liguèrent contre lui. Le premier sou-
' Voyez, à oe su}et,de frès-remtfquMes coitfidénUoM dans ViTtf" toire des institutions carolingiennes, par Lehtiêrou, ehap. XI.
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lèyemenl éclata en Italie : Tempereiir, de Fareu des Francs assemblés aux comices d' Aix-la-Chapelle en 817, avait associé son fils Lothaire' à T^npire; puis il donna les royaumes de Bavière et d'Aquitaine à ses deux autres fils, Louis et Pépin : son neveu Bernard demeura roi d'Italie. Ce dernier, dont le père était frère atné de l'emperear, vit avec jalousie Télévation de Lothaire; il espérait, après la moi*t de son oncle , obtenir la couronne impériale en qualité de chef de la famille carlovingienne. Un grand nombre de seigneurs et d*évéques mécontents engagèrent Bernard à /aire valoir ses droits, et rassemblèrent des troupes. Louis marcha au-devant de son neveu, à la tête de névoite
^ et chftti-
ses soldats de France et de Germanie. A son approche , ^IJ^ Bernard, abandonné d*une partie des siens, accepta un ^^iSiiie.* sauf-conduit de l'empereur, et passa dans son camp avec *'*" plusieurs chefs de son armée. Louis, poussé à une injuste rigueur par sa femme Ermengarde , qui convoitait l'Italie pour ses fils, fit juger et exécuter les complices de Bernard; ce malheureux roi lui-mén>e fut condamné à perdre la Tue, et ne survécut pas à son supplice. Quelques années plus tard, l'empereur^ dans un plaid national tenu à Attigny-sur-FAisne, fit pénitence publique pour ce crime, et demanda Tabsolution prosterné aux pieds des évéques. Depuis lors il ne montra plus que de la faiblesse. Les peuples des frontières insultaient impunément Teropire : les Gascons et les Sarrasins au sud , les Bretons à l'ouest, les pirates normands au nord , commettaient d'affreux ravages et répandaient la terreur devant eux. Des dis-
' La seconde race adoptait les noms de la première, mais la langue Sermaniqae commençait à perdre de sa radesse dans les Gaules; ainsi le nom de Clodovig ou Cloms fut prononcé Lovis ou LoiûSy et le nom de Clothatre deviut Lothaire, etc., etc.
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Fonda- cordes intérieures secondèrent leur audace; les troupes rojaome impériales furent battues, et Louis .vit ses frontières res- Navarre, serrécs au nord et au sud : c'est alors que se forma au pied des Pyrénées le royaume de Navarre. .
Ërmengarde , femme de Louis le Débonnaire , était morte en 818; l*empereur épousa l*annce suivante, en Fai- secondes noces, Judith , iiile d'un seigneur bavarois. Il de^rem- cu cut UH fils nommé Charles , pour qui sa mère demanda pereur. ^^ royaume ; et Louis en promit un , quoiqu'il eût déjà presque tout donné. Ayant accordé à Lothaire le royaume d'Italie, héritage de l'infortuné Bernard, il arracha de ce prince le serment de défendre son jeune frère Charles, et de le maintenir en possession de la part qui lui serait assignée ' : puis à la diète de Worms , tenue en 829 , l'empereur donna à Charles, fils de Judith , la Souabe, THelvétie et le pays des Grisons , dont il forma le royaume d'Allemagne.
Lothaire se repentit bientôt de la parole qu'il avait donnée à son père , et il chercha un moyen de détruire le résultat des décisions de la diète. Il en trouva l'occasion dans Taveugle faiblesse de l'empereur pour l'Aquitain Bernard, duc de Septimanie, fils de son ancien tuteur Guillaume au court nez. Le duc Bernard passait pour ramant de Judith et pour le père du jeune Charles ; Louis en fit son unique conseiller et son premier ministi*e. La clameur publique devint générale ; il se forma un parti nombreux de mécontents, composé principalement des grands et des évéques, et auquel se joignirent ses trois fils, irrités de sa faiblesse et inquiets pour leurs possessions : ceux-ci connnencèrent contre leur pèi-e une guerre
' Niihaid.