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avères guenes, Ffançois T' venâft les ofBeei de jtiâica* tore, malgré la résistance da parlement , et créa les rentes de l'hôtel de ville ao denier douze. Deux partis divisaient alors sa conr : l'on était celai de Louise de Savoie , sontenue pwt le chancelier Doprat et Tamlral Bonnîvet, tons deux très-ayant dans la faveur dn roi : à la tête de l'autre parti étaient la duchesse de Chateaubriand, maîtresse de François I^ ; Leseuns, frère de ia duchesse ; Lautree , et le connétable due de Bourbon, le plus riche et le plus puissant seigneur dur royaume. Louise de Savoie, âgée élo quarant^sept ans, fit proposer au duc de l'épouser. Bour* bon n^ta ces offres, en Joignant Finsnlle an refbs. La princesse, furieuse, jura de se venger, et son ressentiment fat fatal à la France. Elle suscita au duc un injuste pro- vmHAM ces : le fMurlement n'osa point prononcer; mais François, ^13?%' excité par sa mère, Sfdsit et réunit à la couronne les im* «»• menBes possessions du connétable, qui comprenaient, entre autres seigneuries, le Bourbonnais, le Dauphîné, fAnverg^, le Fores» la Marche et le Beaiôolais. Cèlni^ traita aussîli6t secrètement avec Henri VIII et GbarUMhQuhit» et ^ invita l'un et l'autre au partagedo royaume. Instnûl de ces négociations^ le roi tenta de s'emparer de sa * ^ personne : Bourbon lui échappa, se sauva en Allemagne, et reparut bientôt à la tête des arttiées de l'empereur.
La gnerjre leeooimençait alors avec avantage pour la FrvBce snr toutes les frontières^Les Allemands attaquèrent sans succès la Champagne et la Franche-Comté ; les Espagnols furent sepoussés au midi y tandis que la Trémonille défendait heureusement la Picardie contre une armée anglaise.
Malgré tantda périls^ Françoise' révaitencore iacon'^ seooode qndte de i'Ualie ; il y envoya une hrfllante anaée> sous le «)<»>«
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C.B. commandement de ramiral Bonnivet Ce guerrier n'était ^iCuî.^ point un habile capitaine, et ciiacnn de ses pas fat marqué iM4-tsts. ^^ ^^^ j^^^ ^j p^^, ^^ revers. François Colonna le força
de lever le blocus de Milan et de se replier sur le Tésin. L'armée française se vit en peu de mois dans une grande détresse, privée de vivres et décimée par la peste : Bonnivet ordonna la retraite et s'éloigna, vivement poursuivi par les troupes impériales. Bayard commandait l'arrièregarde; un coup de feu lui brisa les reins, et ii se fit porter au pied d'un arbre, la face tournée vers l'ennemi. Bourbon accourut y et lui exprima sa compassion profonde. « Ce n'est pas moi , répondit Bayard , mais c'est vous qu*il « Jhut plaindre, vous qui combattez contre votre roi , votre
Mort de^ « patrie et votre serment. » Ainsi périt le chevalier qui fut tM4. '. le plus cher à la France , et le plus accompli entre tous ceux dont l'histoire ait gardé le souvenir.
Bourbon et le marquis de Pescaire envahirent la Provence : un grand nombre de villes se soumirent : Mar- «eille soutint héroïquement un long siège; die était défendue par Benzo de Geri, chef d'une i^on de patriotes italiens, vieux débris du parti de la liberté écrasé à Florence et à Pise. Après quarante jours d'inutiles attaques, les Impériaux s'éloignèrent, instruits de l'approche de François I'^'^ et des succès d'André Doria , célèbre amiral génois au service de ce monarque. François marchait en Italie à la tète d'une troisième armée, et fit lever le siège de Pavie. Il était depuis trois mois devant cette place, lorsque les Impériaux s'en approchèrent, commandés par Lannoy, Pescaire et Bourbon. François I^^ les attendit dans ses lignes , et les armées restèrent longtemps en présence avant d'en venir «ux mains. Enfin, le 25 fé-
d^^âlrte yf^^^ 1^2^, la bataille s'engagea, et la fougue impru-
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dente da roi le perdit. Son artillerie ftiisait de grands ravages dans les troapes linpéHales : obligées de passer sonë son feu y celles-ci 8*éparpl lièrent, et tentèrent de gagner au pas de course nn vallon où elles seraient à Tabri de coups si noeartriers. François comprit mal ce mouvement :« Les voila qui fuient, dit-il; chargeons , char- <i geons I » et aussitôt il se précipite, à la tète de ses gentilshommes, entre ses canons et rennemi. L'artillerie masquée cesse sou feu ; Tennemi se rallie , et l'attend de pied ferme. En cet instant , les Suisses de Tarroée française, attaqués en flanc , fâchent pied , et le duc d'Alençon prend la fuite avec Tarrière-garâe : Tarmée Impériale tout entière enveloppe le roi. En vain François V^ et ses chevaliers font des exploits héroïques rBonnivet, la Pa> lisse^ LescuBS) le vieux laTrémoullle, Bussy d*Amboise, sont tués sous ses yeux; lui-même, renversé de cheval, couvert de sang et blessé deux fois , est reconnu par Pomperan , gentilhomme du duc de Bourbon , et sommé de se rendre. François refuse de se soumettre à on transfbge ; il fait appeler le vice-roi Lannoy, et lui remet son épée. Ce fut à rocca5âon de cette sanglante bataille de Pavie que le roi écrivit à sa mère une lettre où Ton remarque cette phrase devenue célèbre : « Madame , tout est perdu , « fors rhonneur. » Le jeune Henri II d'Albret , roi de Navarre , avait été fait prisonnier avec le roi de France. On renferma dans la citadelle de Pavie , d*où il réussit cai^vué à s'échapper. François I^^ fut gardé à vue dans celle de coisT'~ Pizzigbeltone, et de là transféré à Madrid par Tordre de Charles-Quint.
Les intérêts du royaume étaient alors confondus avec ceux de la personne des rois. La France n'avait appris, ni par les malheurs du roi Jean, ni par la démence de
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Charles VI, combien U IniporteqiAijienoiiardne ae mette à couvert des calapiltés qui peoveat tomber sur le menais que. L*État semblait délirer quand le roi était fou , il paraissait être aux mains des ennemis quand le roi ^ait captif. François F' avait , il est vrai , déféré avant son départ la régence du royaume à sa mère Louise de Savoie, en sorte qu'une autorité légitime était reconnue en Eranoe, ma^é sa captivité ; mais la souveraineté était demeurée tout entière dans sa personne ; lui seul pouvait aceepler ou rejeter les conditions imposées à sa délivrance; lui seul, enilu, représentait les volontés de la France, lorsqaele danger, la crainte <m l'ennui ne lui laissaient pl«s à lui* même le libre usage de sa volonté propre. L'empâ%ur vit dans la captivité de François V^ rfaumiliation et la ruine de la F^nce, et résolut de profiter de sa victoire à la rigueur. Le roi tomba malade dans sa prison; Charles, qui jusqu'alors avait refusé de le voir, se rendit auprès de lui, et le consola par des paroles affectueuses; mais, aussitôt après son rétablissement, il mit à sa liberté des conditions funestes et déshonorantes pour la France. Âccabléde douleur^ le rot songeait à abdiquer, et n'eut point la force de persister dans une si noble résolution : Il protesta contre le traité qui hii était imposé, et le signa, secrètement ré~ Traité de solu à ne point l'observer. Par ee traité de Madrid, il oéiM». ' dait tous ses droits sur l'Italie» renonçait à la suzeraineté des comtés de Flandre et d'Artois ; il abandonnait à l'em* pereur le doehé de B<Nirgogne, le comté de Charollais, et ptosieurs seigneuries; s'engageait à épouser Ëléonore, reine douairière de Portugal, sœur de l'empereur; pardonnait au duc de Bourbon ^ et le nélHbliflBait dans ses biens : enfin , il contractait une ligue ofifonsive et défensive avee rempereur^promett^nt deraccempapieren perseime lors*
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qu'il aecrotoerait ooibIr les Tan» ou^ntrc Itshirétiques. Caiarles-Quint, de son côté, renonçait aux villes de la Somme q«l avaimt appartenu à Gbaries le Téméraire.
AfMrès la signature de ce fratté, le roî flit échangé à la witfrcmtière cmitre ses deux fUs, et gagna le même Jour dc"ran- Baymine, oè il trouva sa mère et toute sa cour. Il croyait, ^^•■^ ai échappant à ses ennemîs, s'être Clément soustrait aux oblfgatkms qu'il venait de contracter envers eux , et répondit aux envoyés^ de rempereur qui! ne pouvait ratifier le traité de Madrid sans l'aveu des étatsdu royaume et du duché de Bourgogne.