‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 68 sur 103 · LI¥B]( II. OBAPITRB II · texte numérisé non relu

LI¥B]( II. OBAPITRB II

des seize quartiers de la ville il s'était étaMi une espèce de conseil , où i*on traitait des iatéréts de la sainte Union : <^u le chef de rassemblée allait ensuite adresser son rapport ^^^ ao conseil générai de la Ligue. Chacun de ces chefs était agité des mêmes passions , et, ayant les mêmes intérêts à soutenir, ils s'accoutumèrent à se réunir entre eux ; ainsi se forma le fameux conseil des Seize, dont Bussy le Clerc, ancien maître d'armes, fut un des membres les plus violents. Us ourdirent un grand nombre de complots contre la liberté de Henri III; mais, constamment trahis par un des conspirateurs, nommé Nicolas Poulain, ils échouèrent dans tous leurs projets. Le roi, parfaitement instruit de leurs intentions et de leur puissance , et secrètement pressé par Eeari de Navarre de se joindre à lui, eut la pensée de chercher un refuge dans son armée; puis, prenant toat à coup une résolution hardie, il Ht défendre à Guise d'approcher de Paris. Mais telle était la pénurie du trésor, qu'il y manquait vingt-cinq éeus pour envoyer au due un courrier : la lettre du roi lui fut remise par la poste, et il nia qu'il l'eût reçue.

Appelé par les ligueurs. Guise entra dans Paris aux acclamations de la multitude; sa faible escorte se grossit d'une foule idolâtre, avide de ie voir, et de toucher sa personne ou ses habits : le peuple le nommait le nouveau 6édéon, le nouveau Machabée : « La France, dit un historien «du temps, était folle de cet homme-là. » Il descendit chez Médicis, qui le conduisit sans gardes au Louvre, près de son fils. Le roi délibérait s'il ne le ferait point poignarder sur l'heure. Le colonel Alphonse offrait son bras, et Henri hésitait. « Pourquoi êtes-vous venu maigrîmes t ordres ? » dit-il au duc en l'apercevant. Guise feignit de les avoir ignorés , et répondit qu'il venait se justifier

4Ô0 TftaïadnMi iso^gm,.

des* ealomnièftiteiik'il était robjcl ; p«is^ alaiyné des âbivpehea^NgarâB dwaflrfslaiitSf.il salua er-disparat. Le Ifindemaiii'il tfnMtam hamm, mais bko aeeompagné, et fias disposée dbimor ià.ioî<qQ'à la recevoir. Il demanda qa^inie gamma oatltaieer fût failer afos huguenots , elr que Ica fàsvoris d^Éperatm; la^Yalette, etttourlds gens suspseCs, fussent idnaiés dr la- eenr. Le faible 'menapqoexséda, sous «méllien^ queie due l%tdesait:à purgerr^iris des élran* gers erdës gensf-sansaveu. Autefe-pranit, et le peuple murmura haatesmit» Le roi maad'ff autour de loi sa noblesse en. armes, et appela quatre mille Suisses à Paris. Ils anivèrentqieitimt rarme haute et enseignes- déployées; Leorvoerendit iepeupleinrieux,et c^eitauneoulèvvment Journée 8^**^^ ' le»i*uesf jQÈirent aussitôt' dépavées, et les toiéiàres rtcadttT g&nite ^ pierre*, on tendit les chaînes, et> derrière **■*• elto, lamultlttide iînprovisaimille barricades; iee^troupes if^iriessevimit investies et attaquées^ de toutôsparts^ sans espoir de retraîteoa^desalutiLeroijeonstbnv^ fîlltsapplièr leduede Guised^arrèter le désordre et Heffoslon dU'senig. « Ce sont des taureaux échappés , r^mid' firoiAenrant le «tdue*;: jene puis^les retenir. » Bfifto, lorsqu'il jii^ qu'il esDteraps d'a^^ il -quitteson bétel -, et se montre au peu^rfe une baguette à la main. A son aspect, Ifr foule se livre à des transports frénétiques, et devant lui tondient les bar- FRndeK GFfllse pénètre, aiiisijvsqu'auxrpostes^desinantenreMX. disses; it fait: cesser le oon^at, leup-owre un chemin , et leorssuve la vie^ Ifédicis aeeeurt; on In perte anvdesaus dee barrieadiBS jusqu^auprèff-de GuSte"; elle négocie aveeM<: il' demandé la jdéehéaBce'des^RlNlrileBs, la lientenanoe géncmle du royaume, des ptaeee-de séreté, deràrg^Btretl»gnnTB..MédicisprolOnge'Kentretfen, aa mihen duqniit le du»' apprenti^ que lé rai ^èst enfoi de

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Paris. A oette nouvelle imprévue : « Je suis mort; madame, K dit^îl j le roi s'en va pour me perdre. » Henri III, à la jbvem* du tumulley avait* quitté Paris au galop , et ne se erut en sûreté qu'à Chartres, on il fut rejoint par ses troiqpes et par sa cour. Cette journée fameuse, où le peuple livra Paris au duo de Guise, est nommée dans l'iiistoire iajcwrnée dès Barheudes.

Gmise mita profit sa victoire en exerçant le^ fonctions de^roiavant d'en prendre le titre. Il assembla le peuple; âtoréepdenovveaux officiers de ville et d'autres capitaines^; pvisil pria le premier président, Achille de Harlay, d'asiembler le parlement, pour prendre avec lui lesme^ sures oonvenables à la circonstance. lIRns ce magistrat ne Bandit à se5> demandes que par ces' paroles hardies et sévères. : « Cest^grand' pitié, dit-il , quand le valet chasse seties « le maistre: an res«e, mon ame esta Dieu, mon cœur est ^^^ « au roi, et mon corps aux raeschans. » Gtrise itasistaif. """"^ « Quasidlaittajesté du piinœ est violée; repritintrépide- « mentflarlay^ te^mag^trat n'a plus d'àutmitè; » Lepré^ siâfiiit firtsawise montra plus flexible^ et se^prèta^aux vœiiK du duc de Guise. Celùf*<;i cependant, ayant éclioné dans son.ppo^de s'emparer du roi , sfëfibi'çar derepousser tout sonpeon de violence-: il'ne voulait pais qu'on lui re« prœhAt d'a^dr chassé son maître avant qu'il lui fàt po»^ flibiéée l'écraser. Il songea donc, secrètement conseillé par. Ifédièis, à fléchir la colère de Henri, et il inspira te mêaw désir au peuple. Les ParlMens, instruits du gotlït du roi pour tes proeesswms, imaginèrent d^en eonduiie une jusqu'à Chartres ; et les chefs de te Ligue se prétèrenf à celte fiiBtaisie: Leurs fougueux amis , les moines de toitt ordre, les fiomaies' les plus dissolues', chacun vêtu en ptoilent:» voidlit étM de ceUe procession extravagante

d'union*

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Henri de Joyeuse, courtisan qui s'était fait moine, marchait en tête, sous le nom àe frère Ange. Deux capucins étaient à ses côtés, représentant , i*un , la Vierge, l'autre, la Madelaine. Frère Ange portait avec peine une énorme croix de carton , et quatre vigoureux satellites le flagellaient, lorsqu'il donnait des signes de faiblesse. Des trompettes et des chaudrons annonçaient la marche du cortège. Le frivole monarque^ contre l'attente générale, ne témoigna que du dégoût, et ne vit dans ces prétendus pénitents que des rebelles. Néanmoins les négociations continuèrent : Henri consentit à traiter avec le duc de Édit Guise; le fameux adt7<Z'timon parut, et le roi sembla s'être livré à son ennemi. Il s'engageait par cet cdit à détruire les hérétiques jusqu'au dernier, il déshéritait Henri de Bourbon de la couronne, nommait Guise généralissime avec un pouvoir absolu, et lui abandonnait des places de sûreté pour plusieurs années.

Ces concessions cachaient les desseins du roi. Il avait déjà pris une résolution extrême, et, pour l'accomplir, les états généraux furent de nouveau convoqués à Bloîs. Henri de Guise et le cardinal son frère s'y présentèrent hardiment. La plupart des députés appartenaient à la Ugue; et dans la séance d'ouverture, pendant le discours du monarque, tous les yeux se portèrent sur le duc de Guise comme sur le véritable roi. Son projet, qu'il déguisait peu, malgré son habileté exti^me, était de déposer le faible Henri , et de se faire proclamer à sa place. Son orgueil jouissait en écoutant ses imprudents amis qui le comparaient à Pépin , tandis qu'ils flétrissaient le monarque du nom de roi fainéant. Sa sœur, l'ardente duchesse de Montpensier, transportée de rage contre Henri III , portait à sa ceinture des ciseaux' d'or, destinés, disait-elle,

;éUlgde

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à faire la couronne monacale au nouveau Chilpéric. Ces discours téméraires étaient rapportés au roi , qui , sans consulter sa mère, prit un parti violent et décisif. Il commmiie avec son ennemi, et, en partageant l'hostie à la sainte table, il lui jure en public amitié pour l'avenir et oubli du passé : il avait secrètement résolu sa mort. Il faut à Henri un meurtrier ; il jette les yeux sur les quarantecinq gentilshommes de sa garde, et sonde le brave Grillon, leur chef : celui-ci se récuse noblement ; il offre d'appeler le duc de Guise en duel , il frappera au péril de sa vie, mais non en assassin. Henri lui commande le secret* Loignac s'est proposé ; le roi compte sur son bras. L'heure et le lieu sont fixés; mais de sourdes rumeurs circulent ; les partisans de Guise sont alarmés, des avis menaçants lui arrivent de toutes parts. Un jour il trouve sous sa serviette un billet qui l'instruit desdesseins du roi : sans se troubler, il écrit au-dessous : Il n^oserait, et rejette le billet sous la table. Le lendemain 23 décembre, il se présente au conseil ; la poile se ferme, la garde prend les armes , et un officier l'avertit qu'il est mandé chez le roi. II* se dirige vers le cabinet du monarque; il y entrait déjà, lorsque Montlhéry, l'un des quarante-cinq , lui plongeant le poi- y^^ ^^ gnard dans le sein, s'écrie : «Traître, tu en mourras I » "oiJîiît D'autres se jettent sur lui et le frappent : Loignac lui en- ïafîîï" fonce i'épée dans les reins. Se sentant blessé par derrière, iw».' le duc s'écrie : Miséricorde ! et bien qu'il eût , dit l'historien du temps, son épée engagée dans le manteau et les jambes saisies, il ne laisse pourtant d'entraîner les assassins d'un bout de la chambre à l'autre. Il marchait les bras tendus, les yeux éteints, la bouche ouverte, comme déjà mort. Il tomba sur le lit du roi. Le cardinal de Guise, assis au conseil <avec l'archevêque de Lyon, en-

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tendit son .frère qui criait merci à Biea : « Âli ! âit^il , on « tue num frère 1 » Et eouune il se levait, k marédmi d'Aumonty la main sur son épée, lui dit : « Ne beugez «pas, monsieur; le roi a aiffaire a vous. » Le cardinal et l'archevêque sont transférés à la tour des Moulins.

Après Tévénement, Henri sortit de son cabinet pour voir le corps de la victime. Il le foula anx. pieds ctHsime Guise lui-même avait foulé aux siens le cadavre de €k>ligDL Il le contempla un moment , et dit : « Mon Bieu, qu'il est «grandi il parait encore plus grand mort que vivant 1« L'Ëstoiie rapporte qu'il le poussa du pied une seconde fois^ et dit à Loignac : « Semble-t-il qu'il soit mort , Loignac ! > Geluioci., prenant le corps par la têtevFépondit à Hend de Valois : « Je crois que oui, sire. » « Et , poursuit le ehronicpieur, je pense que si M. de Guiseeustseulem^it respiré lorsqu'il le poussa du pied. Le roi fuat tombé de frayeur auprès de lui. » Tous les parents et les amis de Gaise dont on put se saisir furent arrêté^, et lei^Hlemaia, Je cardinal son frère périt assassiné dans la tour des Moulins. Voyant entrer les meurtriers, il se mit à genoux, se couvrit la tête, et dit : « Faites votre commission. » Il fut achevé à coups de hallebarde.

Telle fut la sanglante catastrophe des états de Blois. Médicis ne survécut aux princes lorrains que peu de jours. Fidèle à son habitude de chercher la force où elle croyait la. reconnaître, jamais elle n'avait complètement rompu avec eux, et peut-être trahit-elle plus d'une fois son fils, pour se ménager Thommage et lappui des. Guises. Leur mort jeta le trouble dans son esprit : en l'apprenant, elle dit au roi : « C'est bien coupé, mon fils ; mais il faut cou- « dre. D Henri profita mal de son conseil; il demeura indécis, ne marcha point sur Paris où rse «formait Torage,

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4l;»jiam4eBaiE«miydQiis ta é««lB y^iréffit-d^niiini want de ie&dîssoiidoe. Ilf»«it}taiasé Mwpfwr plaiiMmB'prlMii- QkRsÀ^nerliaiiletlinpoilUMe. Su» èrax eontmis les ^8 redoutables, les dues de Majwme et d'Auratte/Mrevde» Guûes aasassiBés,' étaient restés ^m«8, quoiqu'ils ftnsent pouiaaivis de^près, Jd; ils se hâtèrent deaoïilevvr le penpte et l'armée.

La rage des Parieieiis n'avait pas besoin d'être exei* Exaspératée : ta nouvelie du ainistre événement de tBIois provo- pàristeu. qua KexpiosiAn de leur haine et de leur fureur. Bes prédicateurs, fanatiques, à la tète desquels se dMisgua le eoré Lineestre, itonnaient en chaire eoatce l^œsasetn, et prononçaientianathèmasiir sa tête; dce enfants^ des femmes, âœhommesâemi-nuSy paceouruFent en prooessîon, et un cierge. à la main, le cimetière des Innocents : là, éteignant leurs ftombeanx, on les entendit s'éarier : « Amsi «s'éteigne laidétastahèeraeedes Vatols 1 » On proclama le doc de MayenneflientoHait général dnroynume ; les pouvoirs desiSeize furent iconfirmés; rénergumène Bussy le Clerc, gouverneur de la 'Bastille, y enferma la plupart des membres du parlement ennenlis de ces désordres , et QD nouveau' parlement ifut institué : dès lors tout espoir de eonciliation .avec les partisans des 6nises s'évanouit pour Henri IIL

Le pape Sixte^Quint redoublait l'audace des ennsœsisdn monarque en refusant de l'absoudre pour le .meurtre du cardinal , et Texeommuniait par la ^fameuse bulle </» Cjsma Bomini. JSur le point .d^étre investi par Mayenne dans la viiie de Joiin5,.une seuleiressource restait à Henri, ^^^ ^^^ et il la saîaitens'uni8BBDt.auiroi deJïavarre,qa'ilrv«natt ^^^^^ de déshériter. « Contre les foudres de Jtcmie, lui dinit le ^V^^ '( JNavaotûs , il n'y a d'autrcfremede que de vaincre ; vous

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« seres iaeottliDtiit absous, n'en dontes pas : mais si toi» «estes vaincn, vous demenreres exeomnmnié, aggravé, « voire reaggravé plus foe Jamais. > L'entrevue des deux monarqnes entliea an cbàtean du Plessis-lez- Tours: la franchise et la loyauté da roi de Navarre gagnèrent bientèt la confiance de Henri m , et toacfaèrent son coeur. Après on glorieux succès de la Noue à Senlis, les roi^ mardièrent réunis sur Paris. Bourbon établit son camp à Meodon » et Henri dressa le sien sur les hauteurs de Saint- Cloud, d'où, contemplant sa capitale, il exhala sa colère dans ces paroles : « Paris, teste du royaume, mais teste « trop grosse et trop capricieuse, tu as besoin d'une saignée « pour te guérir, ainsi que toute la France, de la freneâe « que tu lui communiques. » Le temps et les forces lai manquèrent pour exécuter sa menace. Les moines, les jésuites , les curés , prêchaient hautement le régicide dans Paris. Un misérable enthousiaste, nommé Jacques Clément , fanatisé par eux , et aussi par la duchesse de Montpensier, qui , dans sa haine délirante, arracha de lui ane promesse de meurtre, fit le vœu d'assassiner le roi. Cd malheureux se rend le l^** août au camp de Henri III , et demande a lui parler : introduit dans sa tente, il tombe à genoux en remettant un plaoet au monarque, et auj Mort<i« OQéme instant il le frappe au bas-ventre d'un coup de cou-' A^uHL teau. Le roi retire l'arme de la plaie et en blesse au front! l'assassin, qui est aussitôt massacré par les gardes. 1

Instruit de l'événement, Henri de Navarre accourt dq son quartier de Meudon. On ne désespérait point encore des jours du roi, et Bourbon le quitte après une entrée vue amicale. Cependant les médecins déclarent bientôl la blessure mortelle, et Henri III se prépare à la mort; il reçoit l'absolution, fait ouvrir toutes les portes et in

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trodttire la noblesse. Il exhorte ses ofBders à reconnaître pour son successeur le roi de Navarre^ légitime héritier du trône, sans s'arrêter à la différence de religion ; puis il expire dans sa trente-haîtième année , après qninze ans de règne. Henri de Bourbon revenait en tonte hâte pour receToir les adienx da roi mourant, mais il était d^'à *rop tard. Gomme il entrait dans Saint-Gloud avec vingtcinq gentilshommes, parmi lesqfuels étaient Rosny, d'AubigDé et la Force, ils entendirent dans la rue ce cri : «Nous sommes perdus, le roi est mort! » Us avancent et rencontrent la garde écossaise , qui tombe aux pieds de Henri de Navarre, en disant : « Ah ! sire, vous êtes à pré* «sent notre maître.» Biron, Bellegarde, Dampierreet plusieurs autres viennent aussitôt saluer Henri IV ; mais ensuite à dix pas de lui il leur échappa de dire : « Plutôt se « rendre à tontes sortes d'ennemis que souffrir un roi ha- « guenot M » Ce mot seul explique toutes les difficultés du nouveau règne.

Ainsi s'éteignit en Henri III la branche des Valois, qui avait régné deux cent soixante et un ans, et donné treize rois à la France.

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