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conimaiion Français, Lopw-StanWas-Xavi^P, frère ç|^ I^pwaXVT, et
Î*u1*a*pjiîic l^i conférait ia royaqté héréditaire, dpnt ce pfipee i^^ deî2 îhif V4it être sailli qu'après avol^ prétp serqienl; d'observer fi-
de Bourbon! d^lemeot la constitution nouvelle. Celle-ci, dife sénatoriale, établissait un roi inviolable, dépositaire unique du pouvoir exécutif, Tex^rç^nt par ^eci mini^tr^s responsables, e% partageant le pouvoir législatif avec deux Chambres, Tu^e héréditaire, en njajeure partie fornqpe des lYiembres du Sénat, l'autre élective; elle admettait une ipagistratur^ inamovible, la liberté de^ pultes, 1^ liherté individuelle, la liberté de la pressé. Ce^ articles essentiels et plusieurs autres furent reproduits dans la Charte cods< titutionnelle donnée par Louis XVIII ; ils répondaient aux besoins du temps et consacraient les principes de 1789, généralement admis par les homme les plus sages de l'Assemblée constituante. Aussitôt apr^s la publication de l'acte sénatorial, le gouvernement provisoire rédigea, sur les pressaqtes iustaqces 4'Alexandre, le traité qn\ jf^p, dopnait à N^ipoléon l'île d'Elbe en toute souveraineté , qui
dmtkfrt!. assignait farme et Plaisance à l'impératripe et au roj de Rome , promettait une principauté 4 Pugèpe, et ÇiSr surait enfin pécuniairement l'existence de ISapoléou et des Yuemhres de sa famjHe, Ce traité, ^igné le U avril
, P^r les ministres d^s soqverains alliés et par Tal|ey-
rand, au nom du gpnvernepaent royal, fut aussitôt
éphangé contre l'acte d'abdication de l'enipereur. Le
Eotrée comte d'Artois, frèpe de Louis XVIII, fit le lendpfnaiji
d^Artob'* spn entrée dans Paris, où le drapeau b|ftnc fut substitué
lî ATriuïu. au drappau tricojore. I^e pfince reç^l; de la garde n^tion^le un cordial accueil , tandii^ que de noipbreux groupe^ royalistes le saluaient de^ accl^matjqn§ les plus enthousiastes.
La nouvelle ^e l'abdication de Napoléop ^'étsAl pas encore parvenue aux armées de l'ouest e\. du $u4i Iprsqu^i le to avril, la veille même de la signature du ^rafté qui
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régla 1^ sort ^e l'empereur pt de I4 fafpllle impériale, aR^ sanglante bataille s'eqgfigea «eus lp8 murs de Tôulaw^e, B,ui!ie entre l'armée française du maréchal Soalt, forte de itJtTrtiTsu: trente-six mille hommes seulement contre soixante mill^ Anglais, Espagnols et Portugais commandés pai? Wellington. Quinze jQurs avaient suffi h nos soldatiil pour former un va^fe camp retranché autpur dp la yiU§ e\ sous les yeux de Tepaami. Wellington ordonna rattaqpe; ses troupes, repoussées d*aboîd, ne reprirent Tay^ntag^ qu'à la faveur du nombre e\, réussirent enfin h traverser les positions de Fermée française. Celle-ci se replia sur VillcrFraoche pour se réunir à Tarmée du maréchal Sut chet; (slle avait perdu environ 3^ ^00 hommes devanl Toulouse et avait fait subir une perte pins considérable à Tennemi*
Que pouvait Vhéroîque effort de quelques milHeFS d'hommes isolés à Tei^trémité du territoire , lorsque |e destin avait déjà prononcé poutre leur empereur? péj/k le traité du 1 1 avril ^vait été ratifié par toutes les puissances; une signature cependant impatiemment attendue» celle de l'empereur , y manquait encore , et dans la Napoléon jBoirée même elle loi fut d^m4ndée. Napolpop hésita ; il \^ ««gjjj eut, durant la nuit, avec Caulaincourt un entretien su-? lon^dcrnÏÏr prême où , considérant sa carrière comme finie , il parut '^^ecf' avoir dégagé son esprit de tqus les voiles de la passion, ^coilîl"* pour juger les hon^mes, les choses et lui-même avec la plus parfaite lucidité (t). Sa vastp pensée embrassa tput le cours de son existence. Après avoir jeté un regard en arrière sur s^s grandeurs pt fiur i|a glpire, il mpwra IV blme où il était tombé ; il se reppnnut pour le principal auteur de sa chute, il vit ses fautes , douloureux résulfftt Retenons
douloureu»
d'une ambition h laquelle le monde entier n'aurait py se».
(1) G^est du récit de M. Thiers que j'ai emprunté l'ei trait que Je doyui^ de ce repiarqiiable entretien.
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Vaine tentaUfe que (ait l'empereur pour se donner la morL
saffirejet d'un immense orgueil] rédait "maintenant à accepter un rocher dans la Méditerranée en échange du plus bel empire de l'univers. Et ce n'était pas tout : il laissait la France amoindrie, épuisée ; il n'avait pu même lai conserver son glorieux drapeau I Était-ce donc pour cela quMl était entré victorieux dans toutes les capitales de l'Europe, qu'il avait humilié tant de rois, brisé tant d'empires, remporté de si sanglantes victoires , décimé plusieurs générations, versé le sang de trois millions d'hommes et assumé sur sa tête dévouée la responsabilité de calamités innombrables? A de si poignants souvenirs s'ajoutaient les funestes appréhensions d'indignes outrages au milieu des populations exaspérées des provinces du Sud qu'il allait traverser sur le chemin de l'exil. A ces pensées sa force stoïque l'abandonna ; la vie lui parut impossible à supporter. Il fit ses adieux à Caulaincourt , remercia cet ami fidèle de son dévouement inaltérable lorsque déjà tant d'autres l'avaient abandonné; il le congédia doucement ^ et , demeuré seul , il résolut de quitter la vie, de se soustraire par le suicide à unjsort affreux et à l'humiliante obligation de signer, en ratifiant le traité de la veille, sa propre déchéance et celle de ses descendants.
Napoléon eut alors recours au poison qu'il s'était fait donner dans la campagne de Moscou pour ne point tomber vivant aux mains des Russes et qu'il conservait soigneusement comme une ressource extrême. Il le prépara de ses mains, le but, et se jeta sur sa couche avec la pensée qu'il ne s'en relèverait plus. Son attente fut trompée ; le temps avait amorti le venin , et après une crise violente, il tomba dans un profond assoupissement qui calma ses douleurs et dissipa les symptômes d'une mort prochaine. On dit qu'en s'éveillant l'empereur, étonné de vivre , demeura quelques instants pensif. « Dieu ne le veut pas, » s'écria- t-il ; et, s'abandonnant à la Pro-
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^idence , il accepta sa nouvelle destinée (1). Il apposa , sans résister davantage, sa signature sur] le traité, et, quelques jours plus tard , le 20 avril , à Fontainebleau , en la présence des commissaires étrangers chargés de veiller sur sa personne , Napoléon se sépara de sa brave armée. Il traverse ses appartements , suivis des ducs de Vicence et de Bassano , de ses fidèles généraux Drouot -, Bertrand , Belliard, du baron Fain , son' secrétaire, et de quelques officiers supérieurs , derniers restes de la cour la plus brillante de l'Europe. Il descend vivement l'escalier, et , s'avançant au milieu de sa garde rangée en cercle dans la cour du palais ^ il jette un regard ému sur ces vieux guerriers et leur dit : a Soldats, vous, mes vieux adieux compagnons d'armes, que j'ai toujours trouvés sur lèche- ^à*s^*gîidS? min de Thonneur, il faut enfin nous quitter. J'aurais pu rester encore au milieu de vous; mais il aurait fallu prolonger une lutte cruelle, ajouter peut-être la guerre civile à la guerre étrangère, et je n'ai pu me résoudre à déchirer plus longtemps le sein de la France. Jouissez du repos que vous avez si justement acquis et soyez heureux. Quant à moi , ne me plaignez pas : il me reste une mission, et pour la remplir je consens à vivre j: c'est de raconter à la postérité les grandes choses que nous avons faites ensemble. Adieu ^ mes enfants! Je voudrais vous presser tous sur mon cœur ; que j'embrasse au moins votre drapeau (2). » A ces mots le général Petit , qui le portait , s'avance en présentant l'aigle ; Napoléon presse le général et le drapeau sur sa poitrine; ses soldats écla-
(1) Manuscrit de 1814 par le baron Fain, secrétaire particulier de Napoléon.
(2) Il y a quelques variantes, pour cette allocution mémorable, entre le texte de M. Thiers et les paroles que le baron Fain, témoin oculaire de cette grande scène , met dans la bouche de l'empereur. Ces variantes sont de peu d'importance et le sens est exactement le même dans les deux récits.
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tent en larmes et en «luiglote* Napoléon , ému , f^it pn effort et reprend d*nne voix plas ferme ; a Adien , encore une fois, mes vieux compagnons! que ce baiser passe Son départ dans VOS ceeursl » 11 sujette aussitôt dans sa voiture et wAvriusf* P*""' P*^^"* **^^* d'Elbe, on le précédait un bataillon de sa garde , et qui lui était donnée en toute souveraineté, Il y arriva le 4 mai, après un voyage péniblement accompli dans les départements du Sud au milieu de populations que de longues et cruelles souffrances exaspéraient et qui n'épargnèrent point à Taugusto exilé les odieux outrages qu'il avait trop bien pressentis.
Ainsi tomba une première fois ce colosse de puissance et de gloire qui avait gouverné la France quatorze années et vu pendant quelque t^mpsle continent presque tout/entier soumis à ses lois. Il pe fut donné ^ aucun homme d'atteindre à des destinées plus éclfitantes , et nul ne remua plus profondément TËumpe. Grand capi-^ taire et grand homme d^État , ii dpnn^ par ses victoires , aux yeux des étrangers , un éelat extraordinaire à la France; mais il fit pins pour elle par ses trs^v^nx pacifiques que par ses conquêtes; il ramena Tordre dans son sein, et c'est le rétablissement des cultes, c'est le code civil, o'est la réorganisation des pouvoirs judieiaires et adipiuistratifs, c'est la faveur accordée au mérite et m% talentsqui sont ses plus glorieux titres devant la postérité. Napoléon était doué d'une étonnante forqe do volqnto, et, comme Louis XIV , lorsqu'il chercha les inspirations de son génie dans les besoins et les vœux de la nation, elles ne produisirent que des résultats heureux et durables. Mais son activité, féconde pour de grandes choses, était stimulée par une ambition dévorante, sans scrupule et ^çm^ frein, et il esta remarquer que, chaque fois|quo ses actes s'écartèrent du but avoué par la morale ou indiqué parles véritables intérêts de la France, ils lui devinrent funestes à lui-même et préparèrent ses disgrâces. Trop conflant
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d^autre part dans son génie et dans sa force, il sisola de Topinion publique en la comprimant avec one violence inouïe, et.il s'abusa ainsi, par sa faute , su/les ressources que lui offrirait la nation au temps de i'adirersité. Au point où cette histoire est parvenue. Napoléon est tombé, mais son rôle n'est pas fini ; le géant se relèvera, et de sa seconde chute il ébranlera encore une fois le monde.
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