‹ Histoire de FranceChapitre 14 sur 18 · SB B · texte numérisé non relu

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oblige le roi à s'exiler et proclame la République basée sur le suffrage universel.

Cette seconde République dura peu. Elle n échappa en effet aux assauts des socialistes, domptés par les journées de Juin, que pour retomber, par sa faute, sous le joug d'un Napoléon. On comptait encore, en France, peu de vrais républicains. Ils ne purent ni entrer en nombre à la Chambre, ni faire élire leur candidat à la Présidence, ni s'opposer au coup d'Etat du 2 décembre 1 85 1 suivi, un an plus tard, du rétablissement de l'Empire.

Il fallut le despotisme du second Empire

Charles X. iz H ne manquait ni d'élégance naturelle ni

de séduction. Mais la bolitique autoritaire et maladroite

de ce11 roi des Prêtres et des Emigrés » amena promptement

la chute du gouvernement des Bourbons. (Bibl. Nat.)

Louis-Philippe. £) Louis-Philippe avait brillamment combattu à Jemmapes. Toutefois on sent que ce « roi des Bourgeois» était mieux fait pour porter le costume civil que l 'uniformede général. (Musée de Versailles. — Cl. Hachette.)

pour donner au parti républicain de la force, de l'unité et de l'audace. La France connut en effet, de 1 852 à 1 860 surtout, un régime absolutiste qui la reportait de cent ans en arrière et souleva contre le gouvernement impérial des haines implacables. Ce gouvernement, à partir de 1 860, essaya de jeter du lest. En 1869. même, il voulut organiser l'Empire libéral. Vaine et tardive tentative. Il suffit de nos premières défaites en août 1 870 pour balayer l'Empire et faire proclamer à nouveau la République le 4 septembre.

Toutefois la France n'accepta définitivement

DE LA RÉVOLUTION A LA TROISIEME REPUBLIQUE

Barricade de la rue Clovis. a Episode de la terrible insurrection provoquée en juin 1848 par la fermeture des ateliers nationaux. Au premier plan, un contrefort du Panthéon. Dans le fond, la tour Clovis. (Bibl. Nat.)

le gouvernement républicain que d'assez mauvaise grâce. Jusqu'en 1 875, sous la présidence de Thiers, puis de Mac-Mahon, la majorité des députés envoyés à la Chambre appartenait aux divers partis conservateurs : légitimistes, orléanistes, bonapartistes. C'est le manque d'entente entre ces trois partis qui, beaucoup plus encore que les campagnes de Gambetta, amena le lent accroissement du parti républicain. En 1 875, ce parti se trouva l'emporter d'une voix sur ses adversaires divisés. Il en profita pour élaborer et voter la Constitution de 1 875 qui établissait définitivement le régime républicain.

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Attentat d'Orsini (14 janvier 1858). a Cet attentat,

qui fit plus de 1 50 victimes, eut une conséquence inattendue,

la décision que prit Napoléon III d'aider le Piémont à

chasser d'Italie les Autrichiens. (CI. Illustration.)

Depuis lors le parti républicain ne cessa de prospérer et finit par comprendre la grande majorité des Français. Mais ce mot « républicain » prit lui-même des acceptions fort différentes, car les idées continuaient à évoluer dans un sens de plus en plus libéral et avec des préoccupations sociales de plus en plus accusées. D'où la multiplication des groupements politiques qui se disputèrent le pouvoir :

L'Impératrice Eugénie et ses Dames d'honneur, a

D'après le tableau de Winterhalter . Groupe un peu apprêté,

mais élégant et gracieux de fort jolies femmes entourant une

souveraine plus jolie encore. (Cl. Hachette.)

NAPOLÉON III. a Ce portrait de Flandrin date de 1863. L'Empereur avait alors cinquante-cinq ans. Physionomie pensive et bienveillante d'un homme qui fut très bon, mais qui sut rêver beaucoup plus qu'agir. (Musée de Versailles.)

radicaux et opportunistes, socialistes et simples républicains, centre gauche , centre droit, union démocratique, etc., etc.

L'histoire intérieure des cinquante années de république est remplie — trop remplie — de leurs conflits dont les épisodes les plus retentissants furent l'échauffourée boulangiste et les tristesses de l'affaire Dreyfus, tandis que les résultats les plus tangibles se manifestaient par l'élaboration des lois sur l'enseignement, sur les biens du clergé, sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sur les syndicats et le droit de grève, la réduction des heures de

Maréchal Bugeaud. a

Ducd'Isly après sa victoire décisive sur les Marocains.

(Musée de Versailles.)

travail, les mesures de prévoyance sociale, etc.

Dans l'ensemble on s'efforce de faire passer dans le domaine de la réalité les magnifiques promesses que renferment ces simples mots :

Liberté, Egalité, Fraternité, Justice. Et si l'on s'y achemine par une voie malaisée où l'on a peine à se mettre d'accord sur l'orientation, il faut, non pas s'en étonner ou s'en plaindre, mais se rappeler que le heurt des idées, le choc des partis, la lutte entre des conceptions opposées sont l'essence même du gouvernement parlementaire et la condition certaine du progrès.

THIERS. a Historien, homme d'Etat, mérita le beau titre de Libérateur du territoire. (Bibl. Nat.)

DÉPART DU GÉNÉRAL BOULANGER POUR ClERMONT. £) Pour éloigner Boulanger de Paris, le Gouvernement l'avait nommé commandant de corps d'armée à Clermont. La foule voulut l'empêcher de partir. (Cl. Illustration.)

La BATAILLE DE SolfÉRINO. 0 Par Meissonier. Magenta (4 juin 1859) et Solférino (18juin) furent les deux victoires décisives remportées par les armées franco-sardes sur les troupes autrichiennes. Elles eurent pour résultat l 'unification de l'Italie sous la direction de la Maison de Savoie. Meissonier, qui assistait au combat, a représenté dans ce tableau célèbre l'épisode principal : l'enlèvement de la colline des Cyprès et de la tour de Solférino. (Musée du Louvre. — Cl. Hachette.)

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